<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967</id><updated>2011-04-21T20:19:45.117-07:00</updated><title type='text'>GAZA 2009</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>56</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-1667437098141293977</id><published>2009-03-06T18:34:00.000-08:00</published><updated>2009-03-06T18:35:14.896-08:00</updated><title type='text'>Gaza – Médias en guerre (6) : Les explications « pédagogiques » du Monde des ados</title><content type='html'>&lt;div class="article-item"&gt;&lt;div class="surlignable"&gt;      &lt;abbr class="published" title="2009-02-05T00:02:13Z"&gt;&lt;/abbr&gt;par  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur176.html"&gt;Jean Pérès&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;         &lt;/div&gt;            &lt;div class="surlignable"&gt;    &lt;div class="crayon article-chapo-3069 chapo"&gt;&lt;p&gt;Le journalisme politique à visée pédagogique est un exercice délicat. Expliquer à de jeunes adolescents le conflit de Gaza, dans un langage accessible mais sans excès de simplification, avec suffisamment d’objectivité pour éclairer les positions antagonistes sans y glisser sournoisement la sienne, cela ne va pas de soi. C’est pourtant l’ambition affichée du bimensuel &lt;i&gt;Le Monde des ados&lt;/i&gt; publié par le groupe « La Vie – Le Monde » dans son numéro du 21 janvier quand il annonce en première de couverture : « GAZA : 5 questions pour comprendre ».&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div class="crayon article-texte-3069 texte entry-content"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rédac’ chef donne le ton&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;« Le mot du rédac’ chef » qui fait office d’éditorial amorce cette entreprise pédagogique d’une manière pour le moins abrupte : &lt;i&gt;« Il ne s’agit pas de décréter qui est coupable et victime dans le drame de Gaza. Il ne s’agit pas de savoir si cette guerre était inévitable ou non. De toute façon, elle ravage la région depuis plus de soixante ans. » &lt;/i&gt;On peut lire dans ces précautions liminaires une tentative de se refuser à prendre position sur le fond du conflit. Mais telles qu’elles sont formulées, elles justifient une forme de fatalisme (&lt;i&gt;« de toute façon&lt;/i&gt; ») qui ignore délibérément les responsabilités et les causes de la guerre, et par là même ce qui aurait, peut-être, permis de l’éviter. Mais surtout ces précautions interdisent toute compréhension un tant soit peu rationnelle qui se trouve d’emblée fermement exclue (&lt;i&gt;« Il ne s’agit pas » &lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;S’il ne s’agit pas de comprendre, comme on aurait pu le croire au vu du titre du magazine (&lt;i&gt;« 5 questions …pour comprendre »&lt;/i&gt;), de quoi s’agit-il alors ? C’est ce que nous apprend la suite.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Mais on peut &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;regretter&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que les deux camps –Palestiniens du Hamas et Israéliens- aient, une fois de plus, choisi les armes plutôt que le dialogue »&lt;/i&gt;. Ce regret aux accents pacifistes est pour le moins étonnant : si la question de savoir si la guerre était &lt;i&gt;« inévitable ou non » &lt;/i&gt; ne se pose pas, comment « regretter »  qu’elle ait lieu ? Si  « &lt;i&gt;les deux camps »  &lt;/i&gt;ont &lt;i&gt; » &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;choisi&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; les armes »&lt;/i&gt;, c’est qu’un autre choix était possible et donc que la guerre était évitable. Pour permettre aux ados de l’évaluer sans le faire à leur place, il fallait leur fournir les éléments d’appréciation correspondants.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce tour de passe-passe n’est possible que parce que ce court édito passe progressivement d’un registre rationnel, énoncé pour être aussitôt abandonné (&lt;i&gt;« Il ne s’agit pas de savoir » &lt;/i&gt;), à un registre moralisant, voire sentimental quand, au regret succède la déploration :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Il s’agit de &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;déplorer &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;qu’une fois de plus dans l’histoire des guerres, des enfants payent de leur vie la folie des hommes. Tués par des bombes ou pris en otage par des combattants installés dans les camps de réfugiés où ils ont leur domicile, leur école, leurs amis, les enfants de Gaza sont les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;vraies victimes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; de ce drame. » &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nouvelle contradiction : le rédac’ chef contrairement à son injonction de la première phrase (&lt;i&gt;« Il ne s’agit pas de décréter qui est coupable et victime » …&lt;/i&gt;). désigne des victimes… mais sans nommer les coupables, du moins ouvertement.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les coupables seraient donc les hommes en général, ou plutôt leur &lt;i&gt;« folie »&lt;/i&gt;.  Formes de cette folie, &lt;i&gt;« des bombes » &lt;/i&gt; dont on ne dit pas qu’elles sont envoyées par les soldats israéliens,  et des &lt;i&gt;« combattants »  &lt;/i&gt;qui prennent les enfants &lt;i&gt;« en otage »&lt;/i&gt; : on aura reconnu le Hamas, dans une version conforme à celle que donne le gouvernement israélien. De là à suggérer, voire à « décréter » que ce sont eux les vrais coupables…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quant aux &lt;i&gt; » vraies victimes »&lt;/i&gt;, seules le seraient &lt;i&gt;« les enfants de Gaza »&lt;/i&gt;. Pourquoi seraient-ils des victimes plus &lt;i&gt;« vraies »  &lt;/i&gt;que les femmes, les adultes des deux sexes ou les vieillards ? On peut supposer, mais seulement supposer qu’aux yeux du rédac’ chef, ils offrent plus de possibilités d’identification aux « vrais lecteurs » du &lt;i&gt;Monde des ados&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le mot du rédac’ chef, à travers ses contradictions désinvoltes, exprime grossièrement ce que l’on trouve, en plus dilué sinon plus subtil, dans d’autres médias : l’appel aux sentiments impuissants et le rejet de toute approche rigoureuse des événements et des enjeux en présence. En même temps, le mot du rédac’ chef, en dépit de la compassion affichée pour les « enfants de Gaza », met en circulation, par la bande, un point de vue favorable à la politique de l’Etat israélien. Comme on va le voir à nouveau quelques pages plus loin.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propagande pour ados&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dans la double page consacrée aux « 5 questions pour comprendre » on apprend - dans un article introductif intitulé : « Gaza : foyer de tensions permanentes » - qu’après l’évacuation de Gaza en 2005 &lt;i&gt;« … la victoire électorale du Hamas, en 2006, change la donne. »  &lt;/i&gt;Et de préciser :&lt;i&gt; « Après de violents affrontements avec l’autre parti palestinien (Fatah), le Hamas prend le contrôle de Gaza. Depuis, les habitants de Gaza sont privés de toute activité commerciale (c’est un blocus). » &lt;/i&gt;Non seulement il n’est pas dit ici que le blocus est instauré par les Israéliens (ce que de jeunes adolescents, mais pas seulement eux, peuvent ignorer..), mais il apparaît comme un effet direct et exclusif de la victoire électorale du Hamas qui &lt;i&gt;« change la donne ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Viennent les 5 questions. Il suffit de s’arrêter sur quelques réponses pour voir ce qu’elles permettent de comprendre et de ne pas comprendre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En réponse à la première question sur les raisons de la guerre israélo-palestinienne, la mention de la création en 1948 de l’Etat d’Israël en Palestine est accompagnée de cette heureuse précision : &lt;i&gt;« ce territoire est déjà habité par le peuple palestinien »&lt;/i&gt;. Pour illustrer l’article, une carte de la région représente le partage de la Palestine de 1947 avec la part destinée aux juifs et celle destinée aux arabes (Palestiniens). En légende, il est indiqué, pour la part des Juifs : &lt;i&gt;« Etat juif »&lt;/i&gt;, et pour celle destinée aux Palestiniens : &lt;i&gt;« Territoires &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;accordés&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; aux arabes » &lt;/i&gt;. Quel adolescent peut lire sans sombrer dans un abîme de perplexité que l’on fait cadeau à un peuple d’une partie du territoire qu’il habite déjà ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Après une question sur le Hamas - délicatement formulée (&lt;i&gt;« Le Hamas, c’est quoi ?&lt;/i&gt; » ) -  vient celle qui concerne les &lt;i&gt;« nouveaux combats »&lt;/i&gt;. Il est dit que la trêve &lt;i&gt; » s’est arrêtée quelques jours avant Noël »&lt;/i&gt;. Voici comment : &lt;i&gt;  « Dénonçant le blocus de Gaza et un raid israélien, le 4 novembre, le Hamas a lancé des tirs de roquettes sur Israël. Les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Israéliens indiquent&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; que même durant la trêve, ces agressions n’ont jamais cessé. C’est ce qui a provoqué l’attaque aérienne, puis terrestre, par l’armée israélienne le 27 décembre dernier. » &lt;/i&gt; Une fois de plus, c’est – en dépit de quelques précautions -  le point de vue israélien qui est ici soutenu.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourquoi n’est-il pas précisé que le blocus aux effets dévastateurs sur la population de Gaza avait été maintenu pendant toute la trêve alors que sa levée progressive devait en être la contrepartie [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3069.html#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="Une trêve entre le Hamas et Israël est entrée en vigueur jeudi matin. (...)" id="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;]  et que le raid israélien, faisant 6 morts, était une violation de cette trêve ? Pourquoi parler d’&lt;i&gt; « agressions »  &lt;/i&gt;quand il s’agit du Hamas et seulement de &lt;i&gt;« raid »  &lt;/i&gt;quand il s’agit de l’armée israélienne ? Pourquoi laisser entendre que ce sont les tirs de roquettes du Hamas (&lt;i&gt;« C’est ce qui a provoqué… » &lt;/i&gt;)&lt;i&gt; &lt;/i&gt;qui ont provoqué l’attaque israélienne alors que le 15 janvier (date de rédaction de l’article) il était déjà connu qu’Israël préparait cette invasion depuis six mois [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3069.html#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="Cf. ici même l’article « Médias en guerre (1) Sous couvert de neutralité » . Et (...)" id="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;] ? Et si tout cela est controversé pourquoi ne pas le dire ?&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La quatrième question porte sur le &lt;i&gt;« bilan de ces affrontements. Le 15 janvier, il y avait déjà plus de 1000 morts &lt;/i&gt;[de quel pays ? tués par qui ?], &lt;i&gt;dont plus de 300 enfants &lt;/i&gt;[de quel pays ? tués par qui ?]. &lt;i&gt;Plus de 4700 Palestiniens ont été blessés &lt;/i&gt;[par qui ?] &lt;i&gt;[…] Mais pour l’instant, l’aide humanitaire a du mal à être acheminée sur place &lt;/i&gt;[et pourquoi donc ?] » Bien sûr, il est évident que les morts sont des Palestiniens tués par des Israéliens, mais le simple fait de ne pas les mentionner, lorsqu’il est renouvelé, confère aux combattants un caractère de plus en plus indéterminé qui peut aller, pourquoi pas, jusqu’à leur substituer &lt;i&gt;« La folie des hommes ».&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Laissons de côté la dernière question (qui porte sur les tentatives de cessez-le-feu). De la guerre elle-même, on ne connaîtra pour l’essentiel que les victimes : rien n’est dit, par ailleurs, sur les forces en présence : dérisoires roquettes artisanales contre une des plus puissantes armées du monde ; sur les bombardements incessants par avion d’un petit territoire surpeuplé, sans aviation ni défense anti-aérienne, sur les bombardements des écoles de l’ONU, des cliniques mobiles de la Croix Rouge, sans parler des bombes au phosphore…&lt;/p&gt;  &lt;center&gt;* * *&lt;/center&gt; &lt;p&gt;On pourrait imaginer une information qui, adressée à de jeunes adolescents sur un sujet aussi brûlant, serait accompagnée d’un véritable effort d’explication. Celui-ci devrait s’appuyer sur des faits vérifiés, des citations circonstanciées, une histoire, un contexte. Et mentionner que les faits sont controversés et que les interprétations divergent. Plutôt que de proposer un simulacre de neutralité, on aurait pu restituer la pluralité des points de vue. Ce serait respecter les lecteurs et en particulier les ados, au lieu de laisser libre cours à une propagande insidieuse.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ainsi « informés », nos ados sont fins prêts à bénéficier de l’abonnement gratuit à un quotidien que leur propose le président Sarkozy pour leurs 18 ans, -une des décisions qu’il a tirées des Etats généraux de la presse écrite-, afin de développer leur éducation à la « citoyenneté » !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Pérès&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;                      &lt;/div&gt;           &lt;div class="notes surlignable"&gt;&lt;h4 class="pas_surlignable"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3069.html#nh1" id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Une trêve entre le Hamas et Israël est entrée en vigueur jeudi matin. L’accord, négocié par l’entremise de l’Egypte, prévoit l’arrêt des tirs palestiniens vers Israël et la fin des attaques israéliennes sur la bande de Gaza. Israël s’est également engagé à &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;alléger progressivement son blocus sur la bande de Gaza&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, en vigueur depuis bientôt un an&lt;/i&gt;. (France 24, 19 juin 2008)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3069.html#nh2" id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;] Cf. ici même l’article &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3042.html" class="spip_out"&gt;« Médias en guerre (1) Sous couvert de neutralité »&lt;/a&gt; . Et l’article de Dominique Vidal dans &lt;i&gt;Le Monde diplomatique&lt;/i&gt; de février 2009 paru sous le titre « Plus le mensonge est gros… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-1667437098141293977?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/1667437098141293977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/03/gaza-medias-en-guerre-6-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1667437098141293977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1667437098141293977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/03/gaza-medias-en-guerre-6-les.html' title='Gaza – Médias en guerre (6) : Les explications « pédagogiques » du Monde des ados'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-6370722599660009322</id><published>2009-02-26T18:34:00.000-08:00</published><updated>2009-02-26T18:38:36.651-08:00</updated><title type='text'>Cette « Cène » qui rappelle Munich !</title><content type='html'>&lt;!-- article-chapo --&gt;          &lt;div id="article-ligne-mediane"&gt;         &lt;p class="spip"&gt;Lettre aux six dirigeants des grands pays européens présents au sommet de Charm el-Cheik&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Le 18 janvier au soir, après le sommet de Charm el-Cheik, pendant que sous le feu israélien continuaient de mourir hommes femmes et enfants de Gaza, on vous voit attablés autour du triumvirat aux mains maculées de sang, dans une sorte de Cène tels les apôtres autour de Jésus.&lt;/p&gt; &lt;div class="spip_documents spip_documents_center"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://www.info-palestine.net/IMG/jpg/A4-680.jpg" style="border-width: 0px;" alt="(JPG)" width="379" height="234" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="spip_doc_descriptif"&gt;Olmert rigole, Berlusconi l’accompagne dans son rire en lui tenant fraternellement les épaules, Sarkozy, assis apparemment sur un rehausseur, affiche son habituel air niais et Merkel s’interroge peut-être sur cette faillite morale à laquelle elle participe.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’atmosphère n’était pas empreinte de cette gravité qui donne au Repas du Christ toute sa méditative valeur, non là, l’ambiance était celle des soirs de triomphes : larges sourires, accolades, embrassades et franches poignées de main. La courtoisie de vos hôtes dont on connaît la morgue pour les résolutions de l’ONU, notamment la toute récente 1860 qui demandait « un cessez le feu immédiat » n’est pas allée jusqu’à faire cesser au moins le temps de votre visite le bombardement au phosphore des ambulances, hôpitaux et bâtiment de l’ONU.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;J’en ai honte. Et mal ! Mal pour votre dignité et honte pour l’honneur de cette Europe que vous représentez. Vous me direz que c’est un voyage pour la paix. Et vous invoquerez la diplomatie pour les confraternels salamalecs avec les donneurs d’ordre du rouleau compresseur de la destruction et de la mort !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Mais la diplomatie et la paix, justifient -elles tant d’apparat et de complaisance envers des dirigeants, accusés de partout de crimes contre l’humanité ? La diplomatie doit-elle s’accommoder obligatoirement de cynisme ? Car comment ne pas prendre pour du cynisme tout cet étalage de sympathie qui blesse le sens moral. De paix, parlons -en justement !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Ce n’est pas à des hommes de votre expérience et de votre prestige que j’apprendrais quel est le premier devoir du faiseur de paix : l’objectivité au moins et surtout ne jamais confondre la victime avec son bourreau !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Or dans ce conflit, cette image de vous six dans la maison des faucons, témoigne de votre fraternité de cœur et d’esprit avec des dirigeants si égoïstes dans leurs intérêts, exigeants tout et ne donnant jamais rien, dominateurs et colonisateurs, incapables de raison ni de simple pitié pour des femmes et des enfants, affameurs et constructeurs de murs qui étranglent, haineux et inhumains ! Toute la journée du dimanche 18 janvier, avec le Président égyptien vous n’avez cessé de vilipender le Hamas qui, en tirant des roquettes bidouillées sur Israël, est déclaré seul responsable de la destructrice colère d’Israël. Comme toujours les responsabilités de l’Ami Israélien sont occultées, à vos yeux ma foi, des dizaines de mois d’un siège qui rappelle quelque peu celui imposé à Leningrad par l’Allemagne nazie, ne compte pas. Affamer les gens de Gaza relève de l’insignifiance. Et ce même jugement si partagé qui explique sans doute l’indifférence totale du monde occidental, autoproclamé pourtant défenseur des libertés et de la démocratie.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Puis-je vous poser une question ? Je sais qu’il est très difficile pour vous de vous mettre à la place de personnes à peines considérées comme des humains par vos collègues Israéliens. Mais je vous sais capables d’un grand effort d’imagination. Supposez-vous parqués comme des animaux, séquestrés entre quatre murs de béton, privés de pain, d’eau et de lumière, votre droit à la vie chaque minute contesté, étouffant sous le poids de la misère et de l’abandon, n’auriez vous pas essayé dans un élan de survie, de trouver un moyen de manifester votre refus de mourir : taper de toutes vos forces contre le mur qui vous enferme ou griffer le visage de votre geôlier , bref d’essayer de faire quelque chose contre l’oppression qui vous tue à petit feu. Du point de vue de la justice la plus élémentaire, comment considérer autrement ces roquettes artisanales que comme &lt;strong class="spip"&gt;une ruade de mourant&lt;/strong&gt;s, la manifestation de ce profond désir de l’homme d’essayer de mourir debout, de dire non à toute &lt;strong class="spip"&gt;paix  dans la soumission. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Quel Salomon pourrait rester insensible à la lutte tragique de l’homme pour sa terre et sa liberté ? C’est un vieux combat que celui-là, des Hébreux contre l’Egypte des Pharaons à la résistance française, l’Histoire a toujours porté admiration et donné justice à ceux qui puisent dans leur chair et leur sang afin de s’affranchir d’une injuste domination. Oh ! Grands dirigeants de l’Europe, si vous vouliez bien vous vêtir d’impartialité et d’honneur et porter haut la grandeur des peuples que vous représentez, si vous vouliez juger en toute conscience et considérer seulement quelques faits comme ce royal mépris pour toutes les résolutions de l’ONU, la colonisation qui se continue, des crimes de masses comme celui de Beït-Hanoun, les assassinats ciblés, l’ utilisation sans discernement d’une machine de guerre des plus sophistiquées ; si vous pouviez simplement prendre en compte l’effarant nombre de victimes palestiniennes , vous n’aurez aucune difficulté à désigner le bourreau ! Mais je sais que c’est là trop vous demander !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Et c’est cela même qui blesse : vous voir ce dimanche soir formant une auguste et amicale assemblée autour des bourreaux, vous voir arborer si franchement, sourire aux lèvres et œil guilleret, un comportement de complices venant, sous prétexte de paix, rassurer leurs amis de leur indéfectible attachement quels que soient leurs errements, leurs aveuglements, leurs crimes. Indécence ou inconscience ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Franchement, avez-vous trouvé une minute pour réprimander vos hôtes et amis par exemple sur ce raid du 4 novembre qui tua six personnes, cela en violation justement de la trêve ? Leur avez-vous dit votre colère quant au blocus dont les clauses de la trêve prévoyaient clairement la levée ? En toute objectivité, et vous le savez, c’est Israël qui d’abord n’a jamais respecté la dite trêve, puis l’a rompue militairement et unilatéralement ce 4 novembre2008. Et l’on peut raisonnablement supposer, tant c’est dans les habitudes des dirigeants israéliens, que toutes ces provocations étaient préméditées afin de déclencher des réactions/&lt;strong class="spip"&gt;ruades de mourants&lt;/strong&gt; de la part du Hamas, réactions qui l’aideraient à justifier son opération militaire dont le nom « Plomb durci » est tout un programme. Non, bien sûr, cela se serait vu et vos visages auraient été marqués par le rictus de la désapprobation !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;A vos yeux, Israël n’est jamais  coupable ! Et ça, ce n’est pas un comportement responsable et ce n’est pas bon pour la paix !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;A mon tour d’être blessant ! Je vais l’être, pas par plaisir croyez le bien. Je sais que ce que je vais vous dire est grave et offensant mais comprenez aussi que ce spectacle de tant de promiscuité avec des bourreaux, cette Cène qui vous confine dans une posture d’affidés, m’a profondément choqué. Et je n’ai pu juguler le souvenir de MUNICH !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Evoquer ce 30 septembre 1938 de la honte est dur pour vous comme pour moi. Mais comment écarter une similitude si envahissante. Rappelez-vous, représentants français et anglais étaient venus à Munich dire son fait à Hitler et défendre la paix, ils sont repartis, le cœur léger après lui avoir cédé sur tout ! Ai-je besoin de vous rappeler le prix en vies et en destruction de la lâcheté munichoise ?! Une bonne cause se suffit à elle-même, s’impose avec la force de l’évidence. Elle n’a pas besoin de mensonges. Aucun droit, pas plus que le droit légitime de défendre les intérêts de son pays, ne justifie que l’on tue impunément. Enfin, l’indulgence et les reculades devants le diktat et les ambitions démesurées balisent plus le chemin de la guerre que celui de la paix. C’est la grande leçon de Munich. Sera-t-il écrit un jour que les dirigeants d’Israël seraient pour quelque chose dans la dégénérescence intellectuelle et morale de l’Europe ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;J’ai relu cette lettre, c’est d’abord le cri de ma conscience blessée par tant de torts faits à la justice et à l’humanité. Je n’y vois rien d’outrancier et si, c’en était le cas sur un point, je vous prie de puiser dans ce qui vous reste de générosité pour me pardonner la faute. J’ai pour excuse ces corps d’enfants déchiquetés par l’acier des bombes. Plus de trois cents ! Des images insupportables qui accusent et interpellent. Elles sont une insupportable injure aux valeurs humaines si chères au cœur des Européens qui vous ont accordé leur suffrage et donc leur confiance. Personnellement je les ressens comme une atroce atteinte à ma dignité. La dignité c’est quoi, me direz-vous ? - C’est le refus catégorique de toute compromission avec ce qui choque le cœur et l’esprit. Malgré tout et par respect pour ceux qui vous ont élus, je ne veux point vous assimiler à un Chamberlain ou à un Daladier, et vous prie de croire tout de même à ma considération.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Hassen Bouabdellah&lt;/strong&gt;, citoyen français d’identité, de culture et de cœur&lt;/p&gt;         &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-6370722599660009322?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/6370722599660009322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/lettre-aux-six-dirigeants-des-grands.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6370722599660009322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6370722599660009322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/lettre-aux-six-dirigeants-des-grands.html' title='Cette « Cène » qui rappelle Munich !'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-3683911714937377509</id><published>2009-02-21T15:58:00.000-08:00</published><updated>2009-02-21T15:59:01.833-08:00</updated><title type='text'>La Charte du Likoud ne reconnaît pas la Palestine</title><content type='html'>&lt;span class="centerContenu"&gt;&lt;span class="TextPresentation"&gt;&lt;span id="conteneur"&gt;&lt;span id="contenu"&gt;&lt;span class="TitreArticle"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="DateArticle"&gt; par  &lt;a href="http://www.tariqramadan.com/spip.php?auteur7285"&gt;Frank Barat&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;        &lt;br /&gt;                &lt;br /&gt;                    &lt;br /&gt;            &lt;span class="TextArticle"&gt;                            &lt;br /&gt;                                   &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Dans quelques jours, Israël procédera à l’élection de ses nouveaux leaders dans le cadre des élections législatives. Les trois prétendants sont Tzipi Livni pour Kadima (parti d’Ariel Sharon), Ehud Barak pour le Parti Travailliste et Benyamin Netanyahu pour le Likoud.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Avant la « guerre » de Gaza, la lutte était bipartite : Livni et Netanyahu avaient la faveur des sondages. La lutte est devenue tripartite grâce aux évènements de la Bande de Gaza initiés par Livni et Barak. Barak a alors vu remonter en flèche les intentions de vote en sa faveur et lui a permis de se replacer dans la course aux élections. Et même s’il n’était pas élu, son parti remporterait davantage de sièges que prévu il y a encore quelques mois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Mais pour les journalistes israéliens (Gideon Levy – Haaretz) autant que pour les militants (Jeff Halper d’ICAHD) le favori au poste de futur Premier Ministre a toujours été Benyamin Netanyahu. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Le monde espère que cette élection sera aussi « transparente et démocratique » (termes employés par Jimmy Carter et la plupart des observateurs internationaux) que l’élection palestinienne de 2006 qui a vu le Hamas l’emporter largement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;On sait ce qui s’est passé ensuite. En résumé, Israël et une grande partie de la communauté internationale ont refusé de reconnaître la légitimité du Hamas et ainsi celle du nouveau gouvernement d’unité palestinienne (constitué en mars 2007).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Abbas, dont le but a toujours été la reconnaissance des Etats-Unis et d’Israël, a expulsé le Hamas du gouvernement et en a formé un nouveau avec Salam Fayyad (politicien et économiste formé aux Etats-Unis) en tant que Premier Ministre. Une guerre préventive et violente a alors été menée par le Hamas contre le Fatah et les milices soutenues par les Etats-Unis et Israël (menées par Mohamed Dahlan) et le Hamas a ensuite« repris » la Bande de Gaza.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Même si les Etats-Unis et Israël ont réagi avec surprise et condamné fermement cette guerre, ils sont parvenus à atteindre l’un de leurs objectifs anciens. « Diviser pour mieux régner », stratégie empreinte de réussite dans l’histoire des Etats-Unis, et qui redevenait d’actualité, offrant l’image d’une Cisjordanie respectable (c’est à dire coopérante) sous l’égide de l’Autorité palestinienne d’une part et une Bande de Gaza soumise à un Hamastan islamiste et féroce, d’autre part. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Un blocus israélien de la bande de Gaza, soutenu par la communauté internationale, s’en est suivi et une fois encore pour aller à l’essentiel, la « guerre » de Gaza fut déclenchée en décembre 2008 par Israël. Nous en sommes à ce point. Plus de 1300 Palestiniens sont morts et 5000 ont été blessés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Mais comment tout ceci a-t-il pu se produire ? Quel motif réel Israël et la communauté internationale ont-ils pu donner pour ne pas reconnaître le Hamas ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;La raison invoquée est la non-reconnaissance d’Israël et l’existence d’une Charte appelant à la destruction de l’État hébreu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Les politiciens autant que les grands médias ont reconnu cette réalité sans plus de questions. Mais quel Israël le Hamas doit-il reconnaître ? Israël n’a pas clairement défini ses frontières. Le Hamas doit-il reconnaître Israel dans ses frontières de 1948 ? de 1967 ? ou de 2009 avec son mur synonyme d’apartheid, ses colonies (les colonies ont augmenté de 60% en 2008, l’année même de la conférence sur le « processus de paix » d’Annapolis, chiffre publié par Peace Now), ses citoyens arabes de deuxième rang et avec un Jérusalem-Est annexé ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Tout observateur avisé ferait remarquer que le Hamas (à travers Haniyeh et Meshal) a plus d’une fois, fait connaître sa volonté de reconnaître Israël selon les frontières de 1967. L’information n’est pas secrète : ces déclarations ont été reprises par le Guardian, le Washington Post et bien d’autres publications, attestant de l’alignement du Hamas sur la volonté répandue parmi la communauté internationale : une solution à deux États. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Pourtant, un obstacle s’impose encore et toujours : le problème de la Charte du Hamas. Quelles que soient les propositions avancées par Meshal ou Haniyeh, la Charte revient sempiternellement les hanter. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Mais qu’en est-il de la Charte du Likoud ? Netanyahu est à la tête d’un parti de droite et sur le point de remporter les élections. Aussi, il est intéressant de regarder quelles idées il défend. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Dans la section « Paix et Sécurité » du programme du Likoud, document récent puisque édité en 1999, on peut lire : « la Paix est l’objectif premier d’Israël. Le Likoud souhaite renforcer les accords de paix existants avec les États arabes et s’efforcer de parvenir à des accords de paix avec l’ensemble des pays frontaliers d’Israël afin de trouver une solution de paix au conflit israélo-palestinien. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Mais lorsque sont évoquées les colonies, voici ce qui est dit :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;« Les communautés juives de Judée, de Samarie et de Gaza sont une concrétisation des valeurs sionistes. L’implantation est l’expression du droit irréfutable du peuple juif à disposer de la terre d’Israël et constitue un atout important dans la défense des intérêts premiers de l’État d’Israël. Le Likoud s’attachera à renforcer et à développer ces communautés et s’opposera à leur démantèlement. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Annihilant ainsi le moindre espoir d’une solution à deux états.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Au sujet d’un État Palestinien :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;« Le gouvernement israélien rejette fermement la création d’un État arabo-palestinien à l’ouest du Jourdain. Les Palestiniens peuvent vivre librement dans un contexte d’autonomie mais pas en tant qu’Etat indépendant et souverain. Ainsi, par exemple, dans le cadre des affaires étrangères, des questions de sécurité, d’immigration et d’écologie, leurs activités doivent être limitées par les impératifs liés à l’existence d’Israël, à sa sécurité et aux besoins de la nation. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Annihilant ainsi tout espoir d’envisager un État palestinien souverain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Sur la question de Jérusalem :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;« Jérusalem est la capitale éternelle et indivisible de l’État d’Israël et seulement de l’État d’Israël. Le gouvernement rejettera fermement tout proposition palestinienne envisageant la division de Jérusalem, en particulier le projet présenté à la Knesset par des factions arabes et soutenu par de nombreux membres du Parti Travailliste et du Meretz. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Annihilant ainsi toute chance de négociations de paix puisque Jérusalem-est en tant que capitale d’un futur État palestinien n’est absolument pas négociable pour tout Palestinien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;En résumé, la Charte du Likoud ne reconnaît pas l’existence de la Palestine et réfute toute idée d’un État palestinien souverain. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Ce qui devrait logiquement suivre ne devrait donc être une surprise pour personne :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;La non-reconnaissance du Likoud par la communauté internationale et l’instauration d’un blocus a l’encontre d’Israël.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;- Frank Barat est un militant pour la paix. Installé à Londres, il publie des articles pour Counterpunch, Zmag, The Palestine Chronicle et d’autres sites internet et publications. Il a réalisé récemment « Life under occupation », documentaire sur la vie à Naplouse, dans les territoires occupés. Son livre d’entretiens avec Noam Chomsky et Ilan Pappé, intitulé « Le Champ du Possible » est paru récemment. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;Source &lt;/strong&gt; : &lt;a href="http://www.palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=14772" target="_blank"&gt;The Palestine Chronicle&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;font-size:100%;"&gt;Article traduit par Herve Landecker&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;        &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-3683911714937377509?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/3683911714937377509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-charte-du-likoud-ne-reconnait-pas-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/3683911714937377509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/3683911714937377509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-charte-du-likoud-ne-reconnait-pas-la.html' title='La Charte du Likoud ne reconnaît pas la Palestine'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-8090548641756155397</id><published>2009-02-18T22:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-18T23:00:50.615-08:00</updated><title type='text'>Le rapport secret au cœur de la paranoïa de la BBC sur Gaza.</title><content type='html'>&lt;div class="article-corps"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt;Par: DOVKANTS Keith &lt;div class="article-soustitre"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id="article-complet" class="article-texte"&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;Quand j’écrivais que &lt;a class="spip_out" href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/eh-oui-les-temps-changent-pour-lentit.html#links"&gt;les  temps changent&lt;/a&gt; pour l’entité sioniste, je ne croyais pas si bien dire.  L’affaire du &lt;a class="spip_out" href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/la-participation-de-chanes-tlvises.html#links"&gt;refus  par la BBC&lt;/a&gt; de diffuser un appel à dons humanitaires pour Gaza ravagée par la  terreur sioniste a fait &lt;a class="spip_out" href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/y-t-il-un-etat-dans-letat-en-grande.html#links"&gt;grand  bruit Outre Manche&lt;/a&gt;. En effet, des députés mais aussi des ministres ( !)  avaient fait part à cette entreprise de leur indignation et de leur scepticisme  quant aux arguments que sa direction avançait pour expliquer ce refus. Je vous  avais dit que la BBC n’était certainement pas le seul groupe médiatique à  incriminer puisque les télévisions dépendant du groupe de Rupert Murdoch  n’étaient en réalité pas favorables non plus à la diffusion de cet appel à  donner pour Gaza.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;J’avais pointé la responsabilité du lobby sioniste dans cette  affaire. Il est vrai que, parler de ce lobby chez les pro Palestiniens est  courant. On en parle dans des réunions, dans des médiats plus ou moins  confidentiels mais on en entend jamais parler dans les journaux de grande  diffusion ni dans les radios ou télévision qui captent l’attention du grand  public.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;A croire que ce lobby est quelque chose que nous, ou les  Palestiniens, avons inventé. Sauf que ceux qui fréquentent la presse sioniste  savent que ce n’est pas une invention et qu’ils n’hésitent pas tantôt à se  vanter de leur pouvoir de pression.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;Et sauf que l’affaire de la BBC a permis pour la première fois à  un journal londonien à grand tirage de s’exprimer ouvertement sur le rôle de ce  lobby.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;L’article que je vous propose vaut son pesant d’or, il est d’une  nature inédite en Europe. Il traduit le courage retrouvé de certains  journalistes choqués par la sauvagerie sioniste mais également, à n’en pas  douter, des frictions de plus en plus importantes au niveau des sphères  dirigeantes britanniques ; un affrontement entre ceux qui sont domestiqués par  le lobby sioniste et ceux qui veulent affranchir leur pays de son  influence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Djazaïri&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;Le rapport secret au cœur de la paranoïa de la BBC sur Gaza&lt;/h3&gt; &lt;p class="spip"&gt;Enfoui quelque part au fond des entrailles de la BBC, se trouve un  document top secret qui pourrait expliquer beaucoup de choses sur la décision de  l’entreprise de boycotter l’appel à dons en faveur de Gaza. Il s’agit du rapport  Balen qui n’a été porté à la connaissance que de quelques personnes du sommet de  la hiérarchie de la BBC. Ils avaient chargé Malcolm Balen, un directeur de  rédaction, d’enquêter sur des allégations selon lesquelles la couverture par la  BBC du conflit israélo-palestinien était biaisée.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Balen a examiné des centaines d’heures d’émissions, télé ou radio  diffusées, et en a analysé le contenu minute par minute, s’intéressant souvent  aux phrases et au choix du vocabulaire de tel ou tel journaliste. Il a ensuite  rendu ses conclusions dans un rapport de 20 000 mots. Si les dirigeants de la  BBC s’attendaient à un bilan de santé satisfaisant, ils furent déçus. Les  conclusions de Balen, diffusées de manière très restrictive fin 2004, étaient  effrayantes.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;En dépit du secret, il y a eu des fuites, notamment au sujet de la  conclusion de Balen selon laquelle les reportages de la BBC sur le Moyen-Orient  étaient biaisés en défaveur d’Israël.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’importance de cette conclusion peut être difficilement  surestimée. Indépendamment de son obligation légale d’impartialité, la BBC  s’efforce depuis des années de parer à des allégations selon lesquelles ses  reportages favoriseraient les Palestiniens. Assertions qui se sont combinées  avec des critiques sur un penchant à gauche de la BBC qui minerait sa légitimité  en dissimulant un agenda libéral [de gauche dans l’acception britannique]. Les  dirigeants de la BBC ordonnèrent la mise au placard du rapport Balen. Quand une  démarche fut entreprise pour rendre publiques ses conclusions aux termes des  lois sur la liberté de l’information, la BBC dépensa 200 000 Livres dans une  action en justice pour le conserver au secret.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le rapport Balen aurait difficilement pu être réalisé à un pire  moment. Ses conclusions furent rendues alors que la BBC essayait d’oublier  l’agitation engendrée par l’enquête Hutton. Greg Dyke, le PDG de l’entreprise  avait été poussé à la démission en raison de ce que Lord Hutton avait considéré  comme un problème de reportage tendancieux, même si la plupart des journalistes  pensaient que c’est Lord Hutton qui était dans l’erreur [voir affaire David  Kelly].&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Pendant ces jours mornes de 2004, le rapport fut perçu comme  presque anecdotique par les grands patrons de la BBC. Ce qui posait vraiment  problème, c’était que des positions pratiquement inexpugnables avaient été  démolies par des allégations d’insuffisance journalistique. Les nouvelles têtes  dirigeantes de l’entreprise, dont le PDG Mark Thompson, venaient de recevoir une  dure leçon. Ils ne souffriraient pas le même sort que Greg Dyke.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;En 2005, Thompson s’envola pour Jérusalem et rencontra Ariel  Sharon, le premier ministre de l’époque, Mahmoud Abbas, le dirigeant  palestinien. Il leur assura que les informations de la BBC seraient d’une  impartialité absolue. A son retour à Londres, l’entreprise mit en place le  régime d’information sur le Moyen-Orient actuellement en vigueur et qui, ils  sont nombreux à le croire, a influencé la décision de refuser de diffuser  l’appel aux dons en faveur de Gaza.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Selon des sources internes à l’entreprise, les tensions relatives  à la couverture journalistique du conflit israélo-palestinien ont induit un état  proche de la psychose chez les cadres et ceux qui définissent la politique de la  BBC. Une source interne a déclaré à l’Evening Standard : « &lt;i class="spip"&gt;Ils  sont morts de trouille. Les décrire comme des poulets décapités qui courent en  long et en large donnerait encore une trop forte impression d’ordre et de  cohésion. Ils se terrent dans les recoins. La peur est palpable&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Comment en est-on arrivé là ? L’opinion d’un certain nombre de  vieux routiers de la BBC est que les pressions d’Israël et de ses partisans ont  engendré de la nervosité et conduit les dirigeants de l’exécutif et les chefs de  rédaction à surcompenser devant les allégations de biais pro palestinien. Un  ancien rédacteur en chef déclare : « Tout ce que nous faisions était sujet à  controverse. Il y avait un formidable lobby soutenant Israël et les courriers  affluaient. La pression était énorme. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le sentiment que les journalistes de la BBC favorisaient le côté  palestinien a été conforté par plusieurs incidents bien connus dont l’entreprise  a dû se saisir. En 2004, au moment même où Balen fixait l’orthodoxie chez les  responsables éditoriaux, Barbara Plett, une journaliste expérimentée qui  exerçait comme correspondante de la BBC à Jérusalem, participa à une émission  "From Our Own Correspondent".&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Plett, qui avait couvert le siège des bureaux de Yasser Arafat en  Cisjordanie, témoignait sur le transfert en hélicoptère vers un hôpital d’Arafat  qui était en fin de vie. Elle avait déclaré : « &lt;i class="spip"&gt;Quand  l’hélicoptère transportant le vieil homme frêle s’est élevé au dessus de  l’immeuble en ruines, je me suis mise à pleurer...&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Ses propos en avaient scandalisé certains, notamment parmi les  israéliens et les Juifs qui se souvenaient d’Arafat comme d’un ennemi, indigne  de sympathie. Les plaintes affluèrent, mais la BBC les rejeta – dans un premier  temps. La pression s’accrut et près d’un an après l’émission, la commission des  plaintes des gouverneurs de la BBC décidait que les paroles de Plett avaient  outrepassé « les critères d’impartialité. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Helen Boaden, directrice de l’information avait qualifié cet  épisode « d’erreur éditoriale. » Mme Boaden est une des personnes qui a  conseillé le PDG, Thompson, sur la décision relative à l’appel aux dons pour  Gaza.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’affaire Plett était intervenue juste après la plainte à la BBC  du gouvernement israélien affirmant qu’Orla Guerin, sa correspondante au  Moyen-Orient, était coupable « &lt;i class="spip"&gt;d’être à la limite de  l’antisémitisme&lt;/i&gt; » dans un reportage sur un candidat à l’attentat suicide.  Guérin irritait depuis longtemps les Israéliens. Cette correspondante Irlandaise  s’était tournée vers le journalisme après avoir perdu une élection avec le parti  travailliste à Dublin en 1994 et elle rejoignit la BBC après des débuts  prometteurs à RTE, la radiotélévision irlandaise.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;En 2002, Guerin avait affirmé avoir été visée par des soldats  Israéliens qui, disait-elle, lui avaient délibérément tiré dessus pendant une  manifestation à Bethléem. Un an plus tard, Israël boycottera la BBC en  l’accusant de « profond parti pris » dans ses reportages. Puis, pendant la  guerre au Liban en 2006, elle fut accusée de fausses informations pour avoir  affirmé qu’une ville proche de la frontière israélienne avait été « anéantie »  par les forces israélienne. « &lt;i class="spip"&gt;Je n’ai pas vu un seul bâtiment qui  n’est pas endommagé d’une manière ou d’une autre,&lt;/i&gt; » avait-elle déclaré.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Mais Alex Thomson, qui rendait compte le même jour pour Channel 4  au sujet de la même ville, Bint Jbeil, présentait une approche différente. Il  indiquait que les faubourgs de la ville « &lt;i class="spip"&gt;n’ont pratiquement pas  été touchés par l’attaque israélienne&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Si on est neutre, les différences entre les deux versions peuvent  sembler mineures. Mais dans le contexte du conflit israélo-palestinien et des  passions qu’il génère, une divergence mineure entraîne presque toujours  l’accusation de parti pris en faveur d’une faction ou d’une autre.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Jeremy Bowen, le rédacteur en chef pour le Moyen-Orient de la BBC,  est considéré comme un des joyaux de l’entreprise, un journaliste et  présentateur de grand talent qui a traité des sujets dans 70 pays. Ses  reportages sur l’incursion dans Gaza et les terribles pertes civiles ont été des  modèles d’impartialité sans jamais perdre le sens de l’humanité qu’on lui  connaît.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Pourtant, Bowen a lui aussi ressenti la pression des partisans  d’Israël. En 2000, il avait couvert le retrait israélien du Liban. Comme  d’habitude, il avait beaucoup d’avance sur ceux d’entre nous qui suivaient cette  affaire et, le 23 mai, alors que les Israéliens évacuaient sous le couvert de  blindés et de chasseurs-bombardiers, Bowen et son équipe s’étaient arrêtés pour  filmer près de la frontière israélienne. Il était avec son chauffeur et  mécanicien Abed Takkoush, un personnage très connu et très populaire chez les  journalistes à Beyrouth. Abed travaillait pour la BBC depuis le début de la  guerre civile libanaise en 1975 et Bowen et lui se connaissaient bien.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Près de la frontière, Bowen et son cameraman sortirent de la  Mercedes d’Abed pour filmer. Quand ils furent à environ une cinquantaine de  mètres de la voiture, un tank israélien fit feu sur le véhicule, le transformant  en boule de feu. Abed parvint à s’en extraire par la fenêtre mais il décéda  quelques minutes après.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Bowen a mené une longue et difficile campagne pour que justice  soit rendue à cet homme et à sa famille. Il pense que les Israéliens avaient  délibérément visé des civils, un crime de guerre selon les conventions  internationales.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les Israéliens ont dit que c’était une erreur tragique. A ce jour  personne n’a été sanctionné pour ce fait. Sauf, peut-être, Bowen. Malgré sont  perfectionnisme reconnu en matière d’objectivité, Andrew Balcombe, président de  la Fédération Sioniste, avait écrit à la BBC en exigeant la nomination d’un  nouveau rédacteur en chef pour le Moyen-Orient. Bowen ne pouvait pas être  impartial, disait-il, parce que l’incident avec Abed Takkoush « &lt;i class="spip"&gt;pouvait avoir contaminé (ses) opinions au sujet d’Israël...&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;On créditera le BBC d’avoir résisté aux pressions et Bowen est  resté une de ses valeurs sûres de la rédaction Moyen-Orient. Mais à quelles  pressions a-t-elle cédé ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Leon Barkho, un universitaire Suédois, est sur le point de publier  en Grande Bretagne un livre intitulé « La BBC et le Moyen Orient ». Ce livre est  le fruit d’années de recherches sur la manière dont les grandes organisations  médiatiques conduisent leurs politiques éditoriales. Barkho est convaincu que  les informations de la BBC ont été orientées de sorte à éviter de déranger  Israël.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;« &lt;i class="spip"&gt;J’ai enquêté là-dessus et je suis convaincu que  cette politique est dictée au sommet à cause de son énorme caractère  sensible&lt;/i&gt;, » affirme-t-il. « &lt;i class="spip"&gt;La BBC traite du conflit  Israël-Palestine comme elle ne le fait pour aucun autre sujet. Le message est :  ne pas se mettre les Israéliens à dos&lt;/i&gt;. » Il veut prouver son point de vue  par des révélations sur le module de formation interne de la BBC à l’intention  des journalistes qui couvrent le Moyen-Orient. On instruit les journalistes de  respecter une série de règles basées sur ce que Barkho appelle un « glossaire, »  un ensemble de mots et de phrases que les journalistes doivent utiliser – ou  éviter d’utiliser.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;« &lt;i class="spip"&gt;Seulement 24 de ces mots ont été rendus  publics&lt;/i&gt;, » dit-il. « &lt;i class="spip"&gt;Le reste est confidentiel&lt;/i&gt;. » Il  indique avoir vu le glossaire dans son intégralité et affirme qu’il conforte sa  perception de la politique de la BBC comme visant à ne pas provoquer Israël.  « &lt;i class="spip"&gt;Les instructions données aux journalistes sont claires&lt;/i&gt;, »  dit-il. « &lt;i class="spip"&gt;C’est : ne dites pas les choses telles qu’elles sont. Ce  n’est pas une politique qui encourage l’impartialité, elle est biaisée dès le  tout début&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les 24 mots et phrases des règles du reportage que la BBC a  accepté de rendre publics semblent assez inoffensifs, mais même là, certains  discernent un sentiment de paranoïa. Les journalistes sont instruits d’éviter  d’utiliser « assassinat » mais plutôt « killing » [qui se traduit aussi par  assassinat] et, s’agissant de Gaza, d’éviter le mot « occupation » au profit de  « présence militaire permanente. »&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Mark Thompson et ses collègues peuvent être soulagés par le fait  que la présence des protestataires qui ont organisé un sit-in devant les locaux  de la BBC la nuit passée était seulement provisoire et pourrait difficilement  qualifiée « d’occupation ».&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Pourtant, la suppression de ces mots ne fait rien pour dissiper le  sentiment d’une entreprise en état de siège.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Par Keith Dovkants&lt;br /&gt;Evening Standard (UK)&lt;br /&gt;27 janvier  2009&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;traduit de l’anglais par Djazaïri &lt;a class="spip_out" href="http://mounadil.blogspot.com/"&gt;http://mounadil.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;article original&lt;br /&gt;&lt;a class="spip_out" href="http://www.thisislondon.co.uk/standard/article-23628970-details/The+secret+report+at+heart+of+BBC%E2%80%99s+Gaza+paranoia/article.do"&gt;http://www.thisislondon.co.uk/standard/article-23628970-details/The+secret+report+at+heart+of+BBC%E2%80%99s+Gaza+paranoia/article.do&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-8090548641756155397?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/8090548641756155397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/le-rapport-secret-au-cur-de-la-paranoia.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/8090548641756155397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/8090548641756155397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/le-rapport-secret-au-cur-de-la-paranoia.html' title='Le rapport secret au cœur de la paranoïa de la BBC sur Gaza.'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-5470778610351037523</id><published>2009-02-18T22:53:00.000-08:00</published><updated>2009-02-18T22:56:54.828-08:00</updated><title type='text'>La guerre au terrorisme est un canular  par CRAIG ROBERTS Paul</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SZ0CfbjWhsI/AAAAAAAABJ4/Fhk9rJGOjiw/s1600-h/arton8008-1c36a.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 353px; height: 235px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SZ0CfbjWhsI/AAAAAAAABJ4/Fhk9rJGOjiw/s400/arton8008-1c36a.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304398675107546818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Illustration : un visage est caché dans ce nuage.  Saurez-vous le découvrir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="article-corps"&gt;&lt;div class="article-chapo"&gt;Selon la propagande du gouvernement étasunien, des  cellules terroristes sont répandues partout aux Etats-Unis, obligeant le  gouvernement à espionner tous les citoyens et à violer la majorité des  protections constitutionnelles. Parmi les derniers mots du Président Bush quand  il a quitté ses fonctions, il y a l’avertissement que l’Amérique sera bientôt  frappée de nouveau par le terrorisme Musulman.&lt;/div&gt; &lt;div id="article-complet" class="article-texte"&gt; &lt;p class="spip"&gt;Si les Etats-Unis étaient infestés de terroristes, le gouvernement  n’aurait pas à nous le dire. Les faits nous le diraient. Comme il ne se passe  rien, le gouvernement y va de ses avertissements pour entretenir les peurs qui  font accepter au public les guerres sans fondement, les infractions aux libertés  publiques, les cartes d’identité et autres tracas et harcèlements lors de  déplacements en avion.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La preuve la plus évidente qu’il n’y a pas de cellules terroristes  c’est que pas un seul néo-conservateur n’a été assassiné.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Je n’approuve pas les assassinats, et j’ai honte que le  gouvernement de mon pays pratique l’assassinat politique. Les Etats-Unis et  Israël montrent un très mauvais exemple à Al Qaïda.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les Etats-Unis combattent Al Qaïda et les Talibans en assassinat  leurs dirigeants, et Israël fait de même avec le Hamas. Il est raisonnable de  penser qu’Al Qaïda pourrait agir pareil avec les instigateurs et les  responsables des guerres étasuniennes au Moyen-Orient.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Aujourd’hui, tous les membres d’Al Qaïda connaissent la complicité  des néo-conservateurs dans la mort et les dévastations infligées aux Musulmans  en Irak, en Afghanistan, au Liban et à Gaza. De plus, les néocons sont très  visibles et constituent des cibles faciles pour les chefs du Hamas et du  Hezbollah. Les néocons sont connus dans les médias depuis des années et des  listes de leurs noms, accessibles à tous, circulent en ligne.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les néocons ne sont pas protégés par les Services Secrets. C’est  terrible à envisager, mais ce serait un jeu d’enfant pour Al Qaïda de les  assassiner tous un par un. Mais, les néocons se déplacent librement, bonne  indication qu’il n’y a pas de problème terroriste aux USA.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Si, comme l’affirment toujours les néocons, les terroristes  peuvent passer en contrebande des armes nucléaires et autres bombes sales aux  USA pour semer des ravages sur nos villes, ils peuvent aussi obtenir des armes  pour assassiner tout néocon ou ancien responsable du gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Et pourtant, les néocons, étasuniens les plus haïs des Musulmans,  sont saints et saufs.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La “guerre au terrorisme“ est un canular qui dissimule la prise de  contrôle par les Etats-Unis des oléoducs, les profits du complexe  militaro-sécuritaire, les attaques contre les libertés publiques par les adeptes  de l’état policier, et l’expansion territoriale d’Israël.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Al Qaïda n’existait pas en Irak avant qu’il n’y soit importé par  l’invasion étasunienne et le renversement de Saddam Hussein qui maintenait Al  Qaïda hors d’Irak. Les Talibans ne sont pas une organisation terroriste mais un  mouvement qui essaye d’unifier l’Afghanistan sous les lois de l’Islam. Les seuls  étasuniens menacés par les Talibans sont ceux que Bush a envoyés en Afghanistan  pour tuer des Talibans et imposer un état fantoche au peuple Afghan.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le Hamas est le gouvernement démocratiquement élu de Palestine, ou  du peu qu’il en reste après les annexions illégales par Israël. Le Hamas est une  organisation terroriste de la même façon que les gouvernements Israélien et  Etasunien le sont. Pour soumettre le Hamas à l’hégémonie israélienne, Israël  utilise la terreur des bombardements et les assassinats contre les Palestiniens.  Le Hamas réplique à la terreur d’Israël avec des roquettes artisanales et  inefficaces.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le Hezbollah représente les Chiites du Sud Liban, autre région du  Moyen-Orient convoitée par Israël pour son expansion territoriale.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les USA classent le Hamas et le Hezbollah dans les “organisations  terroristes“ pour la seule raison qu’ils sont du côté d’Israël dans le conflit.  Il n’y a pas de raison objective à ce que le Département d’Etat étasunien  appelle le Hamas et le Hezbollah des organisations terroristes. C’est de la  propagande pure et simple.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les USA et Israël ne considèrent pas leurs bombardements de civils  comme de la terreur. Ce qu’ils considèrent comme tel c’est la réponse des  peuples opprimés et sans Etat parce que leurs pays sont gouvernés par des  marionnettes à la solde des oppresseurs. Ces peuples, dépossédés de leurs  propres pays, n’ont pas de Département d’Etat, pas de Département de la Défense,  pas de sièges aux Nations Unies ou de porte-parole dans les médias dominants.  Ils ne peuvent que se soumettre à l’hégémonie ou résister avec le peu de moyens  dont ils disposent.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le fait qu’Israël et les Etats-Unis poursuivent leur propagande  sans fin pour empêcher cette vérité fondamentale d’éclater prouve que ce sont  eux qui ont tort et que ce sont les Palestiniens, les Libanais, les Irakiens et  les Afghans qui sont lésés.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les généraux étasuniens à la retraite qui servent de  propagandistes à Fox “News“ clament sans arrêt que l’Iran arme les résistants  Irakiens ou Afghans et le Hamas. Mais où sont les armes ? Pour s’opposer aux  chars “made in USA“, les résistants doivent fabriquer des engins explosifs  artisanaux à partir d’obus récupérés. Après six ans de conflit, les insurgés  n’ont toujours pas d’armes contre les hélicoptères de combat étasuniens.  Comparez leur “armement“ avec celui que les Etats-Unis ont fourni aux Afghans,  il y a une trentaine d’années lorsqu’ils combattaient contre les  Soviétiques.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les images de l’attaque meurtrière d’Israël sur Gaza montre de  nombreux Gazaouis, tous sans armes, fuyant sous les bombes israéliennes ou  dégageant des décombres des morts et des blessés. Tout le monde pourrait penser  que chaque Palestinien est maintenant armé, chaque homme, chaque femme et chaque  enfant. Cependant, tous les reportages sur l’attaque israélienne ont montré une  population désarmée. Le Hamas doit fabriquer des roquettes artisanales qui sont  tout juste des marques de défi. Si le Hamas était armé par l’Iran, l’attaque  d’Israël sur Gaza lui aurait coûté des hélicoptères de combat, des chars et des  centaines de morts parmi ses soldats.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le Hamas est une petite organisation armée avec des fusils de  petit calibre incapable de pénétrer un gilet pare-balles. Le Hamas est incapable  d’empêcher les descentes de petites bandes de colons israéliens sur les villages  de Cisjordanie, qui jettent dehors les Palestiniens et s’approprient leurs  terres.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le mystère est : pourquoi après 60 années d’oppression les  Palestiniens sont-ils toujours un peuple sans armes ? Il est clair que les pays  Musulmans sont complices d’Israël et des Etats-Unis en maintenant les  Palestiniens désarmés.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;L’affirmation indue que l’Iran fournit des armes sophistiquées aux  Palestiniens est du même acabit que celle sur les armes de destruction massive  de Saddam Hussein. C’est une propagande pour la justification du massacre de  civils arabes et de la destruction des infrastructures civiles pour conforter  l’hégémonie des Etats-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Paul CRAIG ROBERTS&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i class="spip"&gt;Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste  américain. Au début des années 1980, il a été Sous-secrétaire au Trésor dans  l’administration Reagan. Édouard Balladur lui a décerné la Légion d’honneur en  mars 1987 pour son renouvellement de la science économique et politique après un  demi-siècle d’interventionnisme. Il a enseigné l’économie politique au Center  for Strategic and International Studies. Il a été rédacteur et chroniqueur de  divers journaux, notamment The Wall Street Journal ou BusinessWeek.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i class="spip"&gt;Traduction Laurent EMOR pour le Grand Soir  http://www.legrandsoir.info&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-5470778610351037523?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/5470778610351037523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-guerre-au-terrorisme-est-un-canular_18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/5470778610351037523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/5470778610351037523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-guerre-au-terrorisme-est-un-canular_18.html' title='La guerre au terrorisme est un canular  par CRAIG ROBERTS Paul'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SZ0CfbjWhsI/AAAAAAAABJ4/Fhk9rJGOjiw/s72-c/arton8008-1c36a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-9099998058162609830</id><published>2009-02-18T19:58:00.001-08:00</published><updated>2009-02-18T19:58:56.296-08:00</updated><title type='text'>Un terrorisme d’état pire qu’un 11 Septembre</title><content type='html'>&lt;div class="article-corps"&gt;Triste bilan pour le Proche-Orient en ce premier mois  de l’année 2009. Jours et nuits, durant trois semaines, un déluge de feu s’est  abattu sur le Camp concentrationnaire de Gaza, et le sang de ses habitants  terrorisés est venu inonder un peu plus une parcelle de territoire qui en est  déjà gorgé… &lt;div id="article-complet" class="article-texte"&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les derniers jours de cette meurtrière agression, la gravité de la  perversion qui anime la soldatesque israélienne et ses commanditaires aura été à  son comble. Les cas de dérives se sont multipliés et attestent, s’il le fallait  encore, du degré d’inhumanité qu’entretient tout esprit guerrier. Loin des  cibles du Hamas comme se plaisent à l’ânonner les dirigeants israéliens et les  hyènes qui leur tournent autour, tout ce qui bougeait et entrait dans le champ  de vision des soldats, était pris pour cible. Selon le chef des services  d’urgence à Gaza, sur les quelques 1330 victimes déclarées, plus des deux tiers  se révèlent être des enfants, des femmes et des personnes âgées. Le nombre de  blessés avoisine les 5300. Et des corps continuent à être découverts sous les  ruines.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Bien qu’elle ait pris soin de renseigner les responsables  militaires israéliens, l’UNRWA (l’agence de l’ONU en charge des réfugiés) a été  visée à diverses reprises à travers ses écoles et ses bâtiments officiels  servant d’abris aux familles dont l’habitation avait été détruite par les  bombardements ; ses convois humanitaires, ses ambulances et son personnel  médical ont été pris pour cibles ; quelques jours avant le cessez-le-feu, c’est  carrément son quartier général et un précieux entrepôt de denrées alimentaires  et de médicaments qui sont partis en fumée. Même la Croix Rouge dont on connaît  l’habituelle retenue, a dénoncé le drame humanitaire sans précédent rencontré  dans ce moignon de territoire, et expliqué les multiples obstacles posés par  l’armée pour empêcher de secourir les blessés. Ainsi de ces quatre enfants  retrouvés après plusieurs jours, gisant sur un matelas, hagards et affamés,  incapables même de se lever seuls, accrochés aux corps de leurs mamans  respectives, toutes, mortes…&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les plus hauts représentants du gouvernement israélien n’ont cessé  de baver à la presse avec une indifférence proche de l’autisme qu’il n’y avait  aucune crise humanitaire à Gaza, quand l’ONU déclarait que 750.000 personnes  étaient sans eau et 1.000.000 privés d’électricité, après un blocus qui dure  depuis près de deux ans. Le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU a adopté une  Résolution à Genève qui « condamne vigoureusement l’opération israélienne » à  Gaza se traduisant par des « violations massives du Droit humanitaire ». Même la  trêve de trois heures par jour, acceptée sous la pression internationale après  le début de cette déferlante n’a été respectée par l’armée israélienne qu’une  poignée de jours, et du personnel médical international arrivé via la frontière  égyptienne confirmait que les bombardements étaient incessants.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le pire est probablement venu du témoignage accablant d’un enfant  d’une dizaine d’années – corroboré par d’autres – allongé sur une civière et  dont le visage blessé et contusionné balbutiait les conditions dans lesquelles  un massacre (de plus !) s’était perpétré. Témoignage confirmé aussi par l’OCHA  (l’office de l’ONU pour la coordination humanitaire). Le lundi 4 janvier à  Zeitoun, l’armée israélienne a rassemblé en les battant 110 habitants d’un  quartier (dont la moitié était des enfants) pour les enfermer dans une pièce,  sans nourriture, sans eau et sans électricité. Le lendemain, ils les ont  bombardés à plusieurs reprises. Trente d’entre eux sont morts. Les autres pour  la plupart, sont blessés, parfois gravement au point de rester handicapés à vie.  Le gouvernement coupable de tels crimes pourra toujours tenter d’expliquer à un  tribunal international qu’il s’agissait-là de cibles du Hamas. Si nos valeurs  ont encore un minimum de fondement, et si le mot justice représente encore un  timide espoir pour l’humanité, les responsables de tels actes doivent être jugés  et condamnés pour crimes contre l’humanité. Outre le fait de nous rappeler de  sombres souvenirs, ces pratiques nous indiquent que les allégations du  gouvernement israélien sont, comme toujours, fausses et mensongères quant aux  objectifs poursuivis.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Israël a voulu démontrer la puissance des frappes chirurgicales de  son armée exemplaire… Les images que nous en retiendrons nous auront surtout  montré son désarroi face à une résistance dont elle n’arrive pas à bout. Et même  si les plus hauts responsables israéliens se gargarisent du succès de  l’opération PLOMB DURCI – ce qui n’est pas le cas puisque la résistance  palestinienne peut toujours envoyer ses roquettes vers Israël – nul doute que  cette opération ratée aura sérieusement et définitivement pris du PLOMB DANS  L’AILE sur le terrain médiatique tant elle participe à l’écœurement et au dégoût  de l’ensemble des peuples de la planète.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Nos plus hautes instances toujours très sûres d’elles-mêmes dans  la distribution des bons et des mauvais points devraient peut-être méditer  quelques chiffres pour prendre toute la mesure du massacre qui vient de se  produire à Gaza, en le transposant simplement à l’échelle des USA : les 1330  victimes palestiniennes correspondraient à 265.000 Américains tués, et les 5300  blessés, à plus d’un million ! Autrement plus grave que le 11 septembre qui a  remué la planète de fond en comble par ses lois anti-terroristes et ses  pratiques liberticides, et a fait dire aux plus aliénés que nous étions « tous  Américains » ! On aimerait entendre les mêmes dire aujourd’hui que nous sommes  tous Palestiniens, et les voir agir de manière ferme et déterminée pour  contraindre Israël à se conformer au Droit international par tous les  moyens.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Si les dirigeants européens avaient le courage et l’honnêteté de  regarder la réalité en face, l’évidence d’avoir un langage et un comportement  clairs leur apparaîtrait d’emblée comme les meilleurs garants de la pérennité  même de nos démocraties, et leur indiquerait d’arrêter toute compromission avec  les criminels, quels qu’ils soient. C’est ce double langage de ceux-là mêmes qui  martèlent tout faire pour éviter d’importer le conflit chez nous, qui y  participe. Et autorise aujourd’hui les responsables israéliens à déclarer le  plus naturellement du monde que la prochaine réaction de l’armée « sera  disproportionnée » alors même que le décompte des victimes précédentes n’est pas  encore achevé ! Encore et toujours, ce sont bien nos comportements politiques  ambigus qui sont coresponsables du drame palestinien.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Daniel Vanhove&lt;br /&gt;Observateur civil&lt;br /&gt;&lt;i class="spip"&gt;Si vous  détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes&lt;/i&gt; – 2004&lt;br /&gt;La  Démocratie Mensonge – 2008&lt;br /&gt;Aux Ed. Marco Pietteur – Coll. Oser Dire&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-9099998058162609830?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/9099998058162609830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/un-terrorisme-detat-pire-quun-11.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/9099998058162609830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/9099998058162609830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/un-terrorisme-detat-pire-quun-11.html' title='Un terrorisme d’état pire qu’un 11 Septembre'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-2586215661518441262</id><published>2009-02-10T16:42:00.000-08:00</published><updated>2009-02-10T16:43:50.179-08:00</updated><title type='text'>Conversation avec le célèbre jazzman Gilad Atzmon. Faites justice aux criminels israéliens, maintenant !</title><content type='html'>Gilad Atzmon est quelqu’un qui a une position unique, il est sans précédent dans son expression, et sans équivoque dans ses déclarations. Musicien de jazz né en Israël et militant antisioniste, il diffuse et proclame ses contemplations anti-israéliennes de manière explicite, à chaque fois qu’il en trouve l’occasion.&lt;div id="article-ligne-mediane"&gt; &lt;p class="spip"&gt;En tant que musicien (il joue des saxophones soprano, ténor et baryton, de la clarinette, de la zurna et de la flûte), Atzmon a remporté plusieurs prix internationaux, dont le BBC Jazz Award, en 2003, et il est considéré l’un des artistes les plus doués et créatifs dans sa catégorie.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;En tant que militant antisioniste, bien qu’il soit d’origine israélienne, Gilad Atzmon dénonce sans relâche son appartenance à l’Etat juif, et il proclame qu’il n’a fait que naître là-bas, rien de plus, et qu’il ne ressent aucune sympathie, aucune compassion ni aucune nostalgie envers l’Etat occupant qu’est Israël.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Durant les dernières années, il a écrit un grand nombre d’articles et prononcé moult conférences. Il se produit de manière régulière sur scène afin de condamner l’agressivité historique d’Israël, qui se déchaîne dans les territoires occupés de Palestine, et actuellement, il déploie un lobbying dynamique en se rendant dans de nombreux pays afin d’augmenter la connaissance des opinions publiques au sujet du massacre de Gaza et de la boucherie dont ont été victimes des civils innocents, principalement des enfants et des femmes, dans la bande de Gaza.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Durant son tout récent déplacement en Grèce, il a répondu à de nombreuses interviews et il est apparu dans plusieurs émissions de télévisions (il a été également interviewé à la radio), au cours desquels il a exprimé sa condamnation sans appel du génocide israélien à Gaza. Il pense que le peuple grec est - ce qui est heureux - plus au courant, mieux informé, et que c’est la raison pour laquelle les Grecs ont déployés de grands efforts pour faire connaître leur sympathie et leur solidarité à la population de la bande de Gaza.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Vous pourrez lire ci-après le texte complet d’une interview exclusive de Gilad Atzmon, dans laquelle sont abordés tout un ensemble de questions relatives au massacre en cours à Gaza, aux crimes israéliens contre l’humanité et à la nécessité que les responsables israéliens soient jugés par un tribunal international impartial.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Kourosh Ziabari [KZ]&lt;/strong&gt; : Pour commencer, je voudrais connaître votre opinion sur le conflit en cours à Gaza, que d’aucuns ont qualifié de « bataille la plus catastrophique » de la dernière décennie. Que pensez-vous du massacre de civils, enfants, femmes et bébés, à Gaza ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Gilad Atzmon [GA]&lt;/strong&gt; : Ce à quoi nous assistons, à Gaza, c’est au déni de l’holocauste en live. L’Etat juif perpètre la barbarie à l’état pur, et pourtant, le monde reste silencieux. Une fois encore, nous sommes confrontés à la vérification du fait qu’avoir donné un mandat en vue de l’obtention d’un foyer national au peuple juif s’est avéré une erreur très grave, et même mortelle. La seule question, aujourd’hui, c’est de savoir de quelle manière démanteler cette créature belliqueuse monstrueuse, sans transformer notre planète en une boule de feu.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[KZ]&lt;/strong&gt; : Vous critiquez l’Etat israélien impitoyablement ; néanmoins, vous aurez sans doute remarqué que les médias et les porte-parole israéliens collent sans autre forme de procès l’étiquette « traître » à tous les citoyens israéliens - journalistes, professeurs ou orateurs - qui condamnent l’Etat juif en raison de ses massacres et de ses agressions militaires. Comment résolvez-vous cette problématique ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[GA]&lt;/strong&gt; : Tout d’abord, permettez-moi de vous dire que ça n’est pas si terrible que cela, d’être un « traître », dans un pays assassin... Toutefois, je ne me considère pas Israélien. Je suis né là-bas, en Israël, mais cela fait des années que je n’y vis plus, et que je n’y ai même pas remis les pieds. Ayant réalisé que je résidais dans un pays volé, en tant qu’oppresseur, j’ai emballé mes saxos et je me suis tiré. Dans une certaine mesure, je peux être considéré comme « un juif fier de se haïr lui-même ». Je suis mort de honte de moi-même et de ceux qui ont été mes concitoyens. De cette honte, j’en parle ; j’écris des articles à son sujet, et je compose de la musique en essayant de la surmonter.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[KZ]&lt;/strong&gt; : Les responsables israéliens prétendent qu’ils ne visent qu’à exercer des représailles en attaquant les bases du Hamas, et qu’ils ne tuent que des individus appartenant à une armée. D’un autre côté, ils interdisent l’entrée des journalistes et des correspondants des médias dans la bande de Gaza occupée, et ils les empêchent de diffuser la réalité. Comment peuvent-ils justifier une telle contradiction ? Pourquoi ne laissent-ils pas entrer les journalistes à Gaza, s’ils sont sincères dans leurs allégations ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[GA]&lt;/strong&gt; : Je ne pense pas que les Israéliens en aient quoi que ce soit à cirer, des contradictions ou dans l’illogisme. Les Israéliens se foutent totalement de leur image ; il faut le savoir.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Je vais essayer de développer. Israël est désormais le plus grand ghetto juif qui ait jamais existé. Un ghetto juif, c’est, fondamentalement, un endroit où les juifs puissent donner libre cours à leurs symptômes, collectivement, strictement entre eux, sans avoir à surveiller ce qu’ils disent, pensent ou ressentent. Israël s’est d’ores et déjà entouré de murailles gigantesques, simplement afin de donner au mot ségrégation un sens bien concret. Et pourtant, le ghetto juif israélien est très différent du ghetto est-européen. Alors que, dans le ghetto européen, les juifs étaient intimidés par la réalité qui les entourait, dans le ghetto israélien, ce sont les juifs qui intimident les autres, les non-juifs. Ils veillent à ce que le Moyen-Orient, tout le Moyen-Orient, soit maintenu dans un état d’anxiété constante.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;La mentalité du ghetto est un outil analytique très utile. Cet outil nous aide, par exemple, à comprendre pourquoi le Premier ministre Olmert s’est permis de se vanter publiquement d’avoir humilié le président Bush et sa secrétaire d’Etat Condoleezza Rice. Dans le ghetto, les juifs se sentent en sécurité ; ils peuvent dire tout ce qui leur passe par la tête, tout en étant parfaitement assurés que strictement rien ne filtrera en direction des goyim. Dans le ghetto, il n’y a qu’une seule logique qui prévale : la logique juive.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Toutefois, dans les années 1950, le Premier ministre Ben Gourion adopta le cadre du ghetto juif dans un mantra politique israélien qu’il formula éloquemment comme suit : « Peu importe ce que les goyim disent, la seule chose qui ait une quelconque importance, c’est ce que les juifs font ! » Apparmment, le mantra du ghetto juif à la sauce Ben Gourion a réussi à couper les Israéliens du reste de l’humanité. Mais c’est encore plus grave que cela, comme nous le voyons aujourd’hui à Gaza, et comme nous l’avons vu dans tous les conflits déclenchés par Israël : ce mantra du ghetto juif détache le paradigme hébraïque de toute notion d’éthique humaine.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;C’est cette philosophie même qui trouve aisément sa traduction dans le pragmatisme militaire mortel d’Israël. « Manifestement, ce que l’Onu ou les médias du monde entier peuvent bien penser n’a pas réellement d’importance ; seul importe ce que « Tsahal » fait ».&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Bon. Maintenant, je vais essayer de traiter de la question du journaliste étranger. Les chefs militaires israéliens savaient très à l’avance que Gaza allait devenir un bain de sang pour les civils palestiniens. Manifestement, ils savaient d’avance les armes qu’ils allaient utiliser. La dernière chose dont ils aient eu besoin, c’étaient des journalistes étrangers informant leurs rédactions respectives d’un massacre en cours à Gaza. Les médias mondiaux et le « droit de savoir » n’intéressent nullement Israël. Dans l’Etat du ghetto juif, une seule chose importe : ce que fait « Tsahal »...&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les Israéliens voulaient terminer leur (« Tsahal ») boulot avant tout : tuer un maximum de Palestiniens, détruire Gaza et en démanteler l’infrastructure, histoire de recouvrer leur pouvoir de dissuasion, qu’ils avaient perdu depuis bien des années. Tout simplement, ils ne voulaient pas avoir des journalistes écrivant depuis Gaza dans les pattes...&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[KZ]&lt;/strong&gt; : Etant donné cette situation tellement complexe, quelle est la principale raison, à vos yeux, pour laquelle Israël a toujours bloqué les bateaux chargés d’aide humanitaire qui avaient mis le cap sur Gaza ? Y a-t-il un quelconque danger à laisser entrer de la nourriture, des médicaments et des premiers secours destinés à une multitude de civils n’ayant pas le moindre accès au monde extérieur ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[GA]&lt;/strong&gt; : La réponse est presque étymologique : parler d’ « action humanitaire », cela présuppose avoir une familiarité profonde avec la notion d’humanisme. Les Israéliens n’ayant strictement aucun (zéro) engagement vis-à-vis de l’éthique ou de l’humanisme universel, nous ne saurions attendre d’eux qu’ils s’adonnent à une quelconque action humanitaire, ni qu’ils se vouent à une quelconque cause humaniste. Ces derniers jours, Israël a bombardé des hôpitaux, des écoles, des centres d’aide aux réfugiés et des centres de distribution de ravitaillement de l’Onu. Il nous faut bien l’admettre : l’Etat juif est une entité outrancièrement criminelle qui n’a pas son pendant. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas nous attendre à ce qu’ils entendent une quelconque exhortation à l’humanité. Non, ce à quoi nous devons nous attendre, c’est à voir Israël se comporter en tant que ce qu’il est, c’est-à-dire l’incarnation du mal absolu. Et malheureusement, force m’est bien de reconnaître qu’ils ne nous décevront jamais, sur ce point.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[KZ]&lt;/strong&gt; : L’utilisation de phosphore blanc dans les bombes que l’armée israélienne balance sur la tête des civils, chez eux, à Gaza, semble une violation manifeste des règles internationales, notamment de la Convention de Genève. Y a-t-il un moyen de sanctionner ces crimes de guerre ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[GA]&lt;/strong&gt; : Je ne suis pas juriste, aussi je ne peux pas vous répondre de manière adéquate à cette question. Toutefois, il est très intéressant de noter qu’en dépit d’une très large condamnation, dans le monde entier, d’Israël, pour son utilisation de bombes au phosphore blanc, l’armée israélienne n’a jamais cessé d’en employer, et ce n’est pas la première fois qu’elle utilise des armes non-conventionnelles contre des civils, suscitant l’outrage de la communauté internationale. Chaque jour, nous voyons ces bombes (au phosphore) mortelles explosant au-dessus de cibles civiles. Une fois encore, nous constatons que tout ce que les goyim peuvent rien dire n’a strictement aucune importance : seul compte ce que les juifs font. Et que font-ils : ils assassinent des civils palestiniens... J’ajouterai que les Israéliens ne cessent de se lamenter au sujet de « potentielles » armes de destruction massive que d’autres pays pourraient détenir, et cela semble parfaitement pathétique, dès lors qu’ils possèdent eux-mêmes un arsenal obscène de têtes nucléaires. Etant donné qu’ils se foutent totalement de la légalité internationale, pourquoi voudriez-vous qu’ils aient quoi que ce soit à cirer de l’opinion publique mondiale ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[KZ]&lt;/strong&gt; : Provisoirement, même si la guerre s’arrêtait dès aujourd’hui et même si Israël se retirait des territoires occupés, le bilan du conflit est de plus de mille trois-cents tués et plus de 70 % de l’infrastructure de la bande de Gaza, dont les habitations et les bâtiments publics, ont été détruits. Comment pourrait-on administrer une réelle justice à Israël, et lui faire payer ses crimes contre l’humanité ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[GA]&lt;/strong&gt; : Encore une fois, je ne suis pas un expert juridique. Ce n’est pas que je veuille me défiler. Toutefois, ma spécialité, c’est l’identité juive et l’identité israélienne. Ce qui m’intéresse, c’est la métaphysique de l’inclination génocidaire des Israéliens. Je suis en train de réfléchir à cette Identité qui est capable d’infliger une telle douleur et un tel carnage à des civils innocents. Ce qui m’interpelle, c’est cette banalité du mal que démontre le summum de la barbarie d’Israël, et le soutien juif institutionnel à ce mal, dans le monde entier. Je pense qu’une fois que nous aurons commencé à prendre conscience de la nature de l’ennemi que nous devons abattre, nous pourrions mieux savoir de quelle manière le combattre. Pour être franc, les tribunaux internationaux, je n’y crois pas. Une prise de conscience générale, très largement reconnue, que l’Etat juif n’est rien d’autre qu’une barbarie à l’état pur me semble beaucoup plus efficace.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[KZ]&lt;/strong&gt; : Une dernière question : quel est le message, qu’en tant qu’artiste israélien, vous adressez au peuple palestinien ; à ces mères qui ont perdu leurs enfants, ou à ces enfants traumatisés qui subissent le choc d’avoir perdu leurs parents ?&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;[GA]&lt;/strong&gt; : Mes très chers frères et sœurs. Cela brise le cœur de voir la mort et le carnage que vous inflige l’Etat juif. Nous voyons tous ce que vous subissez, et nous savons tous que la justice est de votre côté. Je vous supplie de ne pas perdre l’espoir. Le mal connaît toujours une fin, et le mal israélien n’échappera pas à cette règle. Israël finira. Mais nous devons faire quelque chose, nous devons agir, pour que cette fin se produise.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Toutefois, il y a au moins une chose qui est parfaitement claire. L’Occident soi-disant « libéral » a été incapable de vous sauvez, hélas, trois fois hélas ; les pays arabes, encore une fois, ont été incapables de se joindre à votre combat. Aussi triste que cela soit, autant la justice est de votre côté, autant vous êtes seuls, encore une fois, à être confronté avec le mal absolu.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Israël a une quantité énorme de bombes, dans son arsenal. Mais vous, mes frères et mes sœurs palestiniens, vous avez ces choses qu’eux, ils n’ont pas : la justice est de votre côté, l’humanité est dans vos rues, vous avez le moral, et vous avez l’arme suprême, à savoir l’arme démographique.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Le pays, c’est la terre de Palestine ; Israël n’est qu’un Etat.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Les Etats viennent, et puis ils disparaissent. La terre, elle, est éternelle.&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;Vive la Palestine !&lt;/p&gt; &lt;p class="spip"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;         &lt;/div&gt; &lt;!-- ligne-mediane --&gt;                  &lt;div id="article-ligne-mediane"&gt;                        &lt;/div&gt; &lt;!-- ligne-notes --&gt;           &lt;div id="article-ps"&gt;                &lt;p&gt;20 janvier 2009 - Palestine Think Tank - Vous pouvez consulter cet article à :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://palestinethinktank.com/2009/01/20/iranian-journalist-interviews-gilad-atzmon/" class="spip_url"&gt;http://palestinethinktank.com/2009/...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Traduction de l’anglais : Marcel Charbonnier&lt;/p&gt;         &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-2586215661518441262?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/2586215661518441262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/conversation-avec-le-celebre-jazzman.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2586215661518441262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2586215661518441262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/conversation-avec-le-celebre-jazzman.html' title='Conversation avec le célèbre jazzman Gilad Atzmon. Faites justice aux criminels israéliens, maintenant !'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-6084297298432930590</id><published>2009-02-10T15:54:00.000-08:00</published><updated>2009-02-10T16:10:05.550-08:00</updated><title type='text'>Israël : Boycottage, Désinvestissement, Sanction</title><content type='html'>par      &lt;a href="http://www.alternatives.ca/auteur194.html"&gt;Naomi KLEIN&lt;/a&gt;&lt;p class="detail"&gt;          &lt;/p&gt;       &lt;!-- cartouche --&gt;           &lt;div class="crayon article-texte-4438 texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;Il est temps. Plus que temps. La meilleure stratégie pour faire cesser l’occupation de plus en plus sanglante de la Palestine est qu’Israël devienne la cible d’un mouvement international de boycottage similaire à celui qui a permis de mettre fin à l’apartheid, en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En juillet 2005, une vaste coalition de groupes palestiniens a jeté les bases d’un tel mouvement. Elle a appelé « toutes les personnes de conscience, partout dans le monde, à prendre des initiatives de désinvestissement à l’encontre d’Israël semblables à celles appliquées à l’Afrique du Sud pendant l’apartheid ». La campagne Boycottage, Désinvestissement, Sanctions (BDS) était née.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le bombardement de Gaza suscite de nouveaux appuis à cette campagne planétaire de boycottage, y compris parmi les Juifs israéliens. Au début de l’agression, environ 500 Israéliens, dont de nombreux artistes et universitaires de renom, ont adressé une lettre aux ambassadeurs étrangers en poste en Israël. Cette lettre, qui établit un parallèle avec la lutte antiapartheid, réclame « l’adoption immédiate de sanctions et de mesures restrictives ». Pour les signataires, « le boycottage de l’Afrique du Sud a été efficace, mais on prend des gants blancs avec Israël. Le soutien international doit cesser ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Malgré cet appel, plusieurs d’entre nous n’y adhèrent toutefois pas encore. Les raisons sont complexes, émotives et bien compréhensibles. Mais elles ne sont tout simplement pas justifiées, car les sanctions économiques est l’instrument le plus efficace dans l’arsenal non violent. Y renoncer est en quelque sorte se rendre complice des massacres commis par Israël. Voici les quatre principales objections à la stratégie Boycottage, Désinvestissement et Sanctions.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;1.  Des mesures punitives vont aliéner les Israéliens plutôt que les persuader&lt;/strong&gt; La communauté internationale a essayé ce que l’on appelle « l’engagement constructif ». Ceci a lamentablement échoué. Depuis 2006, Israël ne cesse d’intensifier ses actions criminelles : expansion des colonies, déclenchement d’une guerre contre le Liban et punition collective des Palestiniens de la bande de Gaza par un blocus agressif. Malgré cette escalade, Israël n’a fait l’objet d’aucune mesure de rétorsion, au contraire. Les États-Unis envoient des armes et trois milliards de dollars d’aide à Israël chaque année. Durant ces trois dernières années, ce pays a bénéficié d’une amélioration de ses relations diplomatiques, culturelles et commerciales avec d’autres pays alliés. Par exemple, Israël est devenu en 2007 le premier pays non latino-américain à signer un accord de libre-échange avec le Mercosur. Au cours des neuf premiers mois de 2008, les exportations israéliennes vers le Canada ont augmenté de 45 %. Un nouvel accord commercial avec l’Union européenne vise à doubler les exportations de produits alimentaires israéliens transformés. Et en décembre, les ministres européens ont bonifié l’accord de partenariat entre l’Union européenne et Israël, une faveur attendue depuis longtemps par Jérusalem.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;C’est dans ce contexte que les dirigeants israéliens ont lancé leur guerre contre Gaza : ils savent que cela ne leur coûtera pas grand-chose en termes d’échanges commerciaux ou diplomatiques. Il est significatif que l’indice de la Bourse de Tel-Aviv ait augmenté de plus de 10 % après la première semaine de guerre. Lorsque la méthode de la carotte ne fonctionne pas, le bâton est nécessaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;2.  Israël n’est pas l’Afrique du Sud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Bien entendu ! La pertinence d’un boycottage de type sud-africain réside dans le fait que la tactique du BDS peut être efficace lorsque des mesures plus faibles (manifestations, pétitions, lobbying) ont échoué. Les traits affligeants de l’apartheid se retrouvent dans les territoires palestiniens occupés : les cartes d’identité différenciées, les permis de déplacement, les maisons rasées au bulldozer, les déportations de populations, les routes réservées uniquement aux colons israéliens. Ronnie Kasrils, un haut responsable politique sud-africain, révèle que l’architecture de la ségrégation en Palestine (Gaza et Cisjordanie) est « infiniment pire que l’apartheid ». Ce constat a été fait en 2007, avant qu’Israël commence sa pression tous azimuts contre la prison à ciel ouvert qu’est devenue Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;3.  Pourquoi accuser Israël alors que les États-Unis et   les pays occidentaux font la même chose en Irak et en Afghanistan ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le boycottage n’est pas un dogme, c’est une tactique. La raison pour laquelle la stratégie BDS doit être essayée est pratique  : dans un pays aussi petit et qui dépend autant du commerce, elle peut être efficace.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;4.  Le boycottage rompt la communication alors que nous avons besoin de dialoguer davantage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Je répondrai à cette objection par une histoire personnelle. Pendant huit ans, mes livres ont été publiés en Israël par une maison d’édition qui s’appelle Babel. Mais lorsque j’ai publié La stratégie du choc, j’ai voulu respecter le boycottage. Sur les conseils de militants du BDS, j’ai contacté un petit éditeur nommé Andalus, très impliqué dans le mouvement contre l’occupation israélienne et aussi le seul à publier en hébreu des livres de langue arabe. Nous avons conclu un contrat garantissant que tous les bénéfices du livre reviendront à Andalus, pas à moi. Je boycotte l’économie israélienne, pas les Israéliens. Mettre en place ce modeste plan a nécessité de nombreux appels téléphoniques et courriels entre Tel-Aviv, Ramallah, Paris, Toronto et la ville de Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Mon expérience est la suivante : si vous commencez une stratégie de boycottage, le dialogue s’accroît de façon considérable. L’argument selon lequel le boycottage nous couperait les uns des autres est illogique étant donné l’éventail de moyens de communication modernes dont nous disposons. Nous croulons sous les moyens de nous parler sans égard aux frontières nationales. Le boycottage n’interrompt pas la communication, au contraire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Actuellement, plusieurs fiers sionistes sont prêts à répliquer qu’Israël produit plusieurs joujoux de haute technologie dans ses parcs de recherche, parmi les meilleurs au monde. C’est vrai, mais ils ne sont pas les seuls. Quelques jours après l’attaque de Gaza par Israël, Richard Ramsey, directeur d’une entreprise britannique de télécommunication spécialisée dans les services vocaux sur Internet, a envoyé un courriel à la firme technologique israélienne MobileMax : « En raison des actions du gouvernement israélien de ces derniers jours, nous ne sommes plus en mesure de travailler avec vous ou avec toute autre compagnie israélienne. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Monsieur Ramsey a déclaré que sa décision n’était pas politique. « Nous ne pouvons pas perdre des clients, explique-t-il. C’est purement défensif sur le plan commercial. » C’est ce genre de calcul qui a conduit de nombreuses entreprises à se retirer de l’Afrique du Sud il y a vingt ans. Et c’est précisément ce calcul qui constitue l’espoir le plus réel de rendre enfin justice à la Palestine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;   &lt;div class="crayon article-ps-4438 ps"&gt;Article paru en anglais dans The Nation www.thenation.com, puis sur www.naomiklein.org&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-6084297298432930590?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/6084297298432930590/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/israel-boycottage-desinvestissement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6084297298432930590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6084297298432930590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/israel-boycottage-desinvestissement.html' title='Israël : Boycottage, Désinvestissement, Sanction'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-7488973633439445492</id><published>2009-02-10T15:51:00.000-08:00</published><updated>2009-02-10T15:53:41.009-08:00</updated><title type='text'>Vivre en en sursis sur une terre volée</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0px; word-spacing: 0px; line-height: 100%;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#8c3800;"&gt; AUTEUR:  Gilad ATZMON ÌíáÇÏ ÃÊÒãæä  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;           &lt;p style="margin: 0px; word-spacing: 0px; line-height: 100%;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#8c3800;"&gt; Traduit par  Djazaïri, révisé par Fausto Giudice  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;                                                                                                       &lt;br /&gt;                              &lt;p align="left"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote dir="ltr" style="margin-right: 0px;"&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Discuter avec des Israéliens a de quoi laisser pantois. Même en ce moment, alors que l'aviation israélienne assassine au grand jour des centaines des civils, des personnes âgées, des femmes et des enfants, le peuple israélien parvient à se convaincre qu'il est la véritable victime de cette saga violente.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Ceux qui sont intimement familiers du peuple israélien réalisent que ce dernier n'est absolument pas informé des racines du conflit qui domine son existence. Assez souvent, les Israéliens en viennent à des arguments d'un genre bizarre qui ont tout leur sens dans le discours israélien, mais sont dénués de toute signification hors la rue juive. Un de ces arguments est le suivant : 'ces Palestiniens, pourquoi insistent-ils pour vivre sur notre terre (Israël), pourquoi ne s'installent-ils pas tout simplement en Égypte, en Syrie, au Liban ou dans n'importe quel autre pays arabe ?' Une autre perle de sagesse hébraïque est du genre : qu'est-ce-qui ne va pas avec les Palestiniens ? Nous leurs avons apporté l'eau, l'électricité, l'éducation et tout ce qu'ils trouvent à faire c'est d'essayer de nous jeter à la mer. '&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière assez étonnante, les Israéliens même ceux de la soi-disant 'gauche' et même ceux de la 'gauche' intellectuelle sont incapables de comprendre qui sont les Palestiniens, d'où ils viennent et le pourquoi de leur résistance. Ils n'arrivent pas à comprendre qu'Israël a été créé aux dépens du peuple palestinien, de la terre palestinienne, des villages, des villes, des champs et des vergers palestiniens. Les Israéliens ne réalisent pas que les Palestiniens de Gaza et des camps de réfugiés de la région sont en réalité les populations dépossédées de Ber Shive, Jaffa, Tel Kabir, Sheikh Munis, Lod, Haïfa, Jérusalem et de bien d'autres villes et villages. Si vous vous demandez comment il se fait que les Israéliens ignorent leur histoire, la réponse est très simple, on ne la leur a jamais racontée. Les circonstances qui ont conduit au conflit israélo-palestinien sont bien cachées à l'intérieur de leur culture. Dans le paysage, les traces de la civilisation palestinienne d'avant 1948 ont été effacées. Non seulement la Nakba, le nettoyage ethnique en 1948 des indigènes palestiniens, ne fait pas partie des programmes scolaires israéliens, elle n'est pas même mentionnée ni discutée par aucun forum officiel ou &lt;a href="http://www.counterpunch.org/amit05112005.html"&gt;universitaire&lt;/a&gt; israélien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fa/MY-Davidka-1.jpg/627px-MY-Davidka-1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Monument à la Davidka au Musée Givati&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Dans le centre de presque chaque ville israélienne on peut trouver une statue commémorative en forme bizarre, presque abstraite, de tuyauterie. Cette tuyauterie est appelée Davidka et est en réalité un canon de mortier israélien de 1948. Il est intéressant de savoir que le Davidka était une arme particulièrement inefficace. Ses obus n'avaient pas une portée supérieure à 300 mètres et causaient peu de dégâts. Mais si le Davidka causait un minimum de dommages, il était par contre très bruyant. Selon l'histoire israélienne officielle, les Arabes, c.à.d. les Palestiniens, s'enfuyaient tout simplement pour sauver leurs vies dès qu'ils entendaient le Davidka au loin. Selon le discours israélien, les Juifs, c.à.d. les Israéliens 'récents ' faisaient quelques feux d'artifices et les 'Arabes poltrons' couraient tout simplement comme des idiots. Dans la version israélienne officielle, on ne trouve aucune mention des nombreux &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_massacres_committed_during_the_1948_Arab-Israeli_war"&gt;massacres&lt;/a&gt; planifiés et perpétrés par la jeune armée israélienne et les unités paramilitaires qui l'ont précédée. Il n'y a aucune mention non plus des lois racistes qui interdisent aux Palestiniens de revenir sur leurs terres et dans leurs maisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;La signification de ce qui précède est assez simple. Les Israéliens ne sont absolument pas familiers avec la cause palestinienne. Dès lors, ils ne peuvent interpréter la lutte palestinienne que comme une lubie meurtrière irrationnelle. A l'intérieur de l'univers israélien avec son caractère judéo-centré et de seule réalité existante, l'israélien est une innocente victime et le Palestinien rien moins qu'un meurtrier barbare.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Cette grave situation qui laisse l'Israélien dans l'ignorance totale de son passé mine toute possibilité de réconciliation future. Dès lors que l'Israélien n'a pas un minimum de compréhension du conflit, il est incapable d'envisager la possibilité d'une solution qui ne serait pas l'extermination ou le nettoyage de 'l'ennemi.' Tout ce que l'israélien a la possibilité de savoir sont des variations du récit de la souffrance juive. La souffrance des Palestiniens lui est complètement étrangère. 'Le droit au retour des Palestiniens' lui semble une idée farfelue. Même les 'humanistes israéliens' les plus en pointe ne sont pas prêts à partager le territoire avec ses habitants indigènes. Ce qui ne laisse guère d'autre possibilité aux Palestiniens que de se libérer eux-mêmes. A l'évidence, il n'y a pas de partenaire pour la paix du côté israélien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Cette semaine, nous en avons appris un peu plus sur l'arsenal balistique du Hamas. Il est évident que le Hamas a fait preuve d'une certaine retenue avec Israël depuis trop longtemps. Le Hamas s'est retenu d'étendre le conflit à l'ensemble du sud d'Israël. Il m'est venu à l'esprit que les volées de roquettes qui se sont abattues sporadiquement sur Sderot et Ashkelon n'étaient en réalité rien d'autre qu'un message des Palestiniens emprisonnés. C'était d'abord un message à la terre, aux champs et aux vergers volés : 'Notre terre adorée, nous ne t'avons pas oubliée, nous combattons encore pour toi, au plus vite nous reviendrons, nous reprendrons là où nous avons été arrêtés'. Mais c'était aussi un message clair aux Israéliens. 'Vous là-bas, à Sderot, à Beer Sheva, Ashkelon, Tel Aviv et Haïfa, que vous le sachiez ou pas, vous vivez en réalité sur la terre qui nous a été volée.’&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Voyons les choses en face, en réalité la situation en Israël est assez grave. Il y a deux ans, c'était le Hezbollah qui bombardait à la roquette le nord d'Israël. Cette semaine, le Hamas a prouvé sans doute possible sa capacité à distribuer au sud d'Israël quelques cocktails de missiles vengeurs. Dans le cas du Hezbollah comme dans celui du Hamas, Israël n'a pas trouvé de réponse militaire. Il peut certes tuer des civils mais ne parvient pas à enrayer les tirs de roquettes. L'armée israélienne n'a pas les moyens de protéger Israël sauf si &lt;a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&amp;amp;reference=928"&gt;recouvrir Israël d'une toiture en béton&lt;/a&gt; peut être vu comme une solution viable. Au bout du compte, c'est peut-être ce que les responsables israéliens essaieront de faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Mais nous ne sommes pas à la fin de l'histoire. En fait ce n'est que le début. Tous les experts du Moyen-Orient savent que le Hamas peut prendre le contrôle de la Cisjordanie en quelques heures. En fait, le contrôle de l'Autorité Palestinienne et du Fatah sur la Cisjordanie est maintenu par l'armée israélienne. Dès que le Hamas se sera emparé de la Cisjordanie, les plus grands centres urbains israéliens seront à sa merci. Pour ceux qui ne parviennent pas à le voir, ce serait la fin de l'Israël juif. ça peut arriver dès ce soir, dans trois mois ou dans cinq ans, la question n'est pas de savoir 'si ça se produira', mais 'quand.' A ce moment là, l'ensemble d'Israël sera à portée de tir du Hamas et du Hezbollah et la société israélienne s'effondrera, son économie sera ruinée. Le prix d'une maison individuelle de Tel Aviv nord équivaudra à celui d'un cabanon à Kiryat Shmone ou à Sderot. Au moment où une seule roquette touchera Tel Aviv, c'en sera terminé du rêve sioniste. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Les généraux israéliens le savent, les dirigeants Israéliens le savent. C'est pourquoi ils intensifient la guerre d'extermination contre les Palestiniens. Les Israéliens n'envisagent pas d'occuper Gaza. Ils n'ont rien perdu là-bas. Tout ce qu'ils veulent c'est terminer la Nakba. Ils larguent des bombes sur les Palestiniens dans le but de les anéantir. Ils veulent les Palestiniens hors de la région. Il est évident que ça ne marchera pas et que les Palestiniens resteront. Non seulement ils resteront, mais le jour de leur retour chez eux ne fait que se rapprocher vu qu'Israël a épuisé ses tactiques les plus meurtrières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;C'est précisément à ce moment que le déni israélien de la réalité entre en jeu. Israël a dépassé le 'point de non retour'. Son destin funeste est gravé au creux de chaque bombe qu'il largue sur les civils Palestiniens. Il n'y a rien qu'Israël puisse faire pour se sauver lui-même. Il n'y a pas de stratégie de sortie. Il ne peut pas négocier une issue à ce conflit car ni les Israéliens ni leurs dirigeants n'en comprennent les paramètres fondamentaux. Israël n'a pas les moyens militaires d'achever cette bataille. Il peut réussir à tuer les leaders de la base palestinienne comme il le fait depuis des années, pourtant la résistance et l'opiniâtreté des Palestiniens ne font que se renforcer au lieu de faiblir. Ainsi que l'avait prédit un général des services de renseignements israéliens pendant la première Intifada, 'pour vaincre, tout ce que les Palestiniens ont à faire est de survivre. » Ils survivent et ils sont en fait en train de vaincre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Les dirigeants Israéliens comprennent tout ça. Israël a déjà tout essayé, retrait unilatéral, famine et maintenant extermination. Ils ont cru se débarrasser du problème démographique en se recroquevillant dans un ghetto juif intime et douillet. Rien n'a marché. C'est la ténacité palestinienne incarnée par la politique du Hamas qui définit l'avenir de la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Tout ce qui reste aux Israéliens c'est de s'accrocher à leurs oeillères et à leur déni de la réalité pour fuir leur le triste destin qui leur est déjà fixé. Tout au long de leur déchéance, les Israéliens entonneront les divers chants de victimisation dont ils sont coutumiers. Imprégnés d'une réalité faite de suprématie égocentrée, ils seront hypersensibles à leurs propres souffrances tout en restant aveugles à celles qu'ils infligent aux autres. De façon assez singulière, les Israéliens se comportent comme un collectif uni quand ils bombardent les autres mais, s'ils sont légèrement blessés, ils deviennent des monades de vulnérabilité innocente. C'est cet écart entre la façon dont les Israéliens se voient et celle dont les autres les voient qui transforme les Israéliens en monstrueux exterminateurs. C'est cet écart qui les empêche de comprendre les tentatives nombreuses et répétées de détruire leur État. C'est cet écart qui empêche les Israéliens de comprendre la signification de la Shoah et d'être capable d'éviter la prochaine. C'est cet écart qui empêche les Israéliens de faire partie de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Une fois encore, les Juifs devront errer vers une destinée inconnue. D'une certaine manière, j'ai personnellement commencé mon voyage depuis un moment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;hr id="null"&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Source : &lt;a href="http://palestinethinktank.com/2009/01/03/gilad-atzmon-living-on-borrowed-time-in-a-stolen-land/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Living on Borrowed Time in a Stolen Land&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article original publié le 3/1/2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;amp;reference=18"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Sur l’auteur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Djazaïri est rédacteur du blog &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://mounadil.blogspot.com/"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Mounadil al Djazaïri &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;et ami de &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.tlaxcala.es/"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Tlaxcala&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;URL de cet article sur Tlaxcala : &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6755&amp;amp;lg=fr"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6755&amp;amp;lg=fr&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-7488973633439445492?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/7488973633439445492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/vivre-en-en-sursis-sur-une-terre-volee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/7488973633439445492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/7488973633439445492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/vivre-en-en-sursis-sur-une-terre-volee.html' title='Vivre en en sursis sur une terre volée'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-2042324853740521542</id><published>2009-02-10T02:10:00.000-08:00</published><updated>2009-02-10T02:11:40.333-08:00</updated><title type='text'>La guerre à Gaza : sanglante hypocrisie</title><content type='html'>&lt;table style="font-family: Verdana; font-size: 10pt;color:#fef7f1;" width="90%" bg border="0" cellpadding="10" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td width="100%" align="middle"&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong style="font-weight: 400;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;color:#8c3800;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt; &lt;tr align="left"&gt; &lt;td width="100%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin: 0px; line-height: 100%; word-spacing: 0px;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#8c3800;"&gt;AUTEUR:  José GOULÃO &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0px; line-height: 100%; word-spacing: 0px;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#8c3800;"&gt;Traduit par  Pedro Da Nóbrega, révisé par Fausto Giudice  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td width="100%"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote style="margin-right: 0px;" dir="ltr"&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les plus hauts dirigeants des pays qui  se considèrent comme des flambeaux de la «civilisation» multiplient les appels à  la «retenue» et au «cessez-le-feu» à Gaza, comme s’ils voulaient donner  l’impression de remplir leurs obligations face à l’«aggravation de la crise» au  Moyen-Orient. L’hypocrisie de ces présidents, ministres, diplomates ou  porte-parole apparaît hélas coutumière, mais elle parvient néanmoins à être  encore choquante au regard de la tragédie que subissent plus d’un million et  demi de personnes entassées dans un petit territoire inhospitalier enclavé entre  Israël, l’Egypte et la mer Méditerranée.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Ce type d’appels se fonde sur une pseudo-objectivité prétendant  maintenir une distance équilibrée entre les «parties en conflit», en exigeant de  la sorte une symétrie rigoureuse dans les comportements comme s’il s’agissait  d’une guerre conventionnelle mettant aux prises des armées classiques. Symétrie,  donc, entre des civils sans défense et des forces armées considérées comme la  4ème plus puissante armée du monde ; entre occupés et occupants ; entre des  mortiers plus ou moins artisanaux et la puissance de feu des F-16 et des tanks  du tout dernier modèle ; entre des communautés affamées subissant depuis des  années un féroce blocus sur des produits de première nécessité et une nation  structurée appuyée sans limites par le pays le plus puissant de la planète ;  entre les victimes ainsi que leurs descendants d’une purification ethnique et  ceux qui en sont les auteurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Le Hamas a rompu la trêve et doit en payer le prix, devant en  premier lieu se soumettre au retour du cessez-le-feu, quelles qu’aient été les  actions de l’ennemi, assènent péremptoires les diplomates civilisés. Une trêve  qui n’a jamais vraiment existé, dans la mesure où l’Etat d’Israël en a violé dès  le départ un des termes essentiels : la fin du blocus humanitaire de Gaza. Lors  de ces six derniers mois, non seulement le siège s’est maintenu mais il s’est  même renforcé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Le Hamas, en tant que mouvement terroriste, doit payer nous  répètent ces messieurs civilisés, disposant du pouvoir qui leur permet de  déterminer qui est terroriste et qui ne l’est pas, comme ils ont disposé de  celui de déclencher une guerre contre des détenteurs d’armes de destruction  massive qui n’ont jamais existé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Le Hamas n’était cependant que fort peu représentatif lors du  déclenchement de la première Intifada palestinienne en fin 1988. Le rôle joué  par les services secrets d’Israël dans l’affirmation concrète d’un mouvement  islamique, le Hamas, afin de diviser la résistance nationale palestinienne  conduite par l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) n’est à l’heure  actuelle même plus un secret de Polichinelle. Ceux qui souhaiteraient  approfondir le sujet peuvent se référer à l’ouvrage de Robert Dreyfuss et  prendre ainsi connaissance de cet épisode. Ils y découvriront des éléments  passionnants et d’une saisissante actualité. Car si le Hamas a pu transformer le  groupuscule diviseur et terroriste qu’il était au départ en mouvement de masse  pour gagner les élections parlementaires palestiniennes de 2006, c’est qu’il a  su tirer profit des échecs successifs d’un processus de paix torpillé par Israël  et les USA mais défendu par le Fatah comme la seule option stratégique viable.  Le Hamas s’est renforcé avec les stratégies militaristes dans la région, comme  celle des talibans en Afghanistan (qui contrôlent aujourd’hui des zones situées  à moins de 50  kilomètres de Kaboul) ou celle du Hezbollah au Liban, résultante  des invasions israéliennes dans la décennie 80.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Reconnaître que le Hamas est une réalité incontestable dans le  problème israélo-palestinien n’a rien à voir avec une quelconque faiblesse,  sympathie ou connivence avec le terrorisme. C’est plus prosaïquement une simple  question de bon sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Les élections de 2006 ont été considérées libres et justes par  les observateurs internationaux, dont beaucoup provenaient de ces contrées  «civilisées». Dès lors, c’est au Hamas qu’il revenait de former le gouvernement  – puisqu’il paraît que c’est ainsi que fonctionne la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Eh bien pas du tout ! La fameuse «communauté internationale» a  décidé de ne pas reconnaître le gouvernement choisi par la majorité des  Palestiniens; il n’a même pas non plus accepté une alliance entre le Hamas et le  Fatah, qui pourtant aurait répondu pleinement à l’attente des électeurs. Au  contraire, les manœuvres de l’administration de George W. Bush et du  gouvernement de Ehud Olmert pour fomenter une guerre civile entre les deux  principales organisations palestiniennes ne relèvent plus du secret – allant  même pour cela jusqu’à fournir des armes au Fatah – tout en ignorant  simultanément l’accord conclu entretemps par les deux mouvements sous la  médiation de l’Égypte et de l’Arabie Saoudite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Ce processus a abouti à la division palestinienne : le Fatah en  Cisjordanie et Jérusalém-Est, dépendant de ce qu’Israël l’autorise ou pas à  faire, et le Hamas contrôlant Gaza, territoire de ses principaux bastions. D’où  le blocus de Gaza pour en venir, du même pas à l’invasion actuelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Le massacre est en cours, et l’on voit les médias développer  des efforts aussi étranges que ridicules pour tâcher de faire la distinction  entre victimes civiles et militaires. À Gaza, que l’on sache, il n’y a pas de  militaires, à part les envahisseurs. On y trouve des restes des forces de police  de l’Autorité palestinienne, des militants du Hamas armés et organisés comme des  milices. Le reste est constitué d’un million et demi de chômeurs, affamés et  humiliés. Tel est l’ennemi d’Israël qui a lancé quelques roquettes, par exemple  sur la ville d’Ashkelon, qui s’appelait en 1948 Al-Majdal, était un village  arabe dont la population, victime de la purification ethnique sur laquelle s’est  fondée la création de l’État d’Israël, s’est réfugiée à Gaza.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Les dirigeants d’Israël promettent que les «civils» seront  épargnés pendant l’invasion. Sûrement comme à Beyrouth en 1982, où les  militaires commandés par Ariel Sharon, fondateur du parti d’Ehud Olmert et Tzipi  Livni, ont détruit le secteur occidental de la ville et supervisés les massacres  de Sabra et Chatila. Ou en 1996, lorsque Shimon Peres, l’actuel président  israélien, s’est rendu responsable du massacre de Cana, également au Liban, ce  qui ne l’a pas empêché de perdre malgré tout les élections parlementaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;Gaza sera néanmoins encore différent de Sabra et Chatila.  Maintenant, les soldats israéliens vont jusqu’à se salir les mains avec le sang  de populations sans défense – éclaboussant inévitablement les hypocrites qui les  défendent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;hr id="null"&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Source :  &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://pt.mondediplo.com/spip.php?article417&amp;amp;var_recherche=jos%C3%A9%20goul%C3%A3o"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;GUERRA EM GAZA Hipocrisia  sangrenta&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Article original  publié le 5/1/2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;amp;reference=1244"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Sur l’auteur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="color:#8c3800;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Pedro da Nóbrega est collaborateur de  &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.tlaxcala.es/"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;Tlaxcala&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;strong&gt;, le réseau de  traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre.  Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter  l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la  source.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-2042324853740521542?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/2042324853740521542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-guerre-gaza-sanglante-hypocrisie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2042324853740521542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2042324853740521542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-guerre-gaza-sanglante-hypocrisie.html' title='La guerre à Gaza : sanglante hypocrisie'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-39596978297980099</id><published>2009-02-09T11:33:00.000-08:00</published><updated>2009-02-09T11:50:41.192-08:00</updated><title type='text'>Le président de l’Assemblée générale de l’ONU appelle au boycott du régime d’apartheid israélien</title><content type='html'>&lt;span class="titre2"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;      &lt;img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " width="1" height="10" /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;div class="texte" align="justify"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L370xH247/arton158611-da849.jpg" alt="" class="spip_logos" style="height: 247px; width: 370px;" width="370" height="247" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;       &lt;img src="http://www.voltairenet.org/elements/transpix.gif" alt=" " width="1" height="5" /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;p&gt;L’Assemblée générale de l’ONU a examiné les 24 et 25 novembre 2008 le rapport du Secrétaire général sur la situation en Palestine.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le président de l’Assemblée, Miguel d’Escoto Brockmann (Nicaragua), a fait de ce débat une question de principes. Ouvrant la séance, il a déclaré :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;« &lt;i&gt;Je presse la communauté internationale d’élever sa voix contre la punition collective de la population de Gaza, une politique que nous ne pouvons pas tolérer. Nous exigeons la fin des violations massives des Droits de l’homme et appelons Israël, la Puissance occupante, à laisser entrer sans délai les ressources humanitaires et autres dans la Bande de Gaza. J’ai parlé ce matin de l’apartheid et de comment le comportement de la police israélienne dans les Territoires palestiniens occupés semble si proche de celui de l’apartheid, à une époque révolue, un continent plus loin. Je crois qu’il est très important que nous, aux nations Unies, employons ce terme. Nous ne devons pas être effrayés d’appeler les choses par leur nom. Ce sont les Nations Unies après tout qui ont élaboré la &lt;/i&gt;Convention internationale contre le crime d’apartheid&lt;i&gt;, explicitant au monde entier que de telles pratiques de discrimination institutionnelle doivent être bannies lorsqu’elles sont pratiquées. Nous avons entendu aujourd’hui un représentant de la société civile sud-africaine. Nous savons que partout dans le monde des organisations de la société civile travaillent à défendre les Droits des Palestiniens, et tentent de protéger la population palestinienne que nous, Nations Unies, avons échoué à protéger. Il y a plus de 20 ans, nous, les Nations Unies, avons pris le relai de la société civile lorsque nous sommes convenus que des sanctions étaient nécessaires pour exercer une pression non-violente sur l’Afrique du Sud. Aujourd’hui peut être, nous les Nations Unies, devons envisager de suivre l’exemple d’une nouvelle génération dans la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël. J’ai assisté à un grand nombre de réunions sur les Droits du Peuple palestinien. Je suis stupéfait que l’on continue d’insister sur la patience alors que nos frères et nos sœurs palestiniens sont crucifiés. La patience est une vertu à laquelle je crois. Mais il n’y a aucune vertu à être patient avec la souffrance des autres. Nous devons agir avec tout notre cœur pour mettre fin aux souffrances du Peuple palestinien (…) Je tiens également à rappeler à mes frères et sœurs israéliens que même s’ils ont le bouclier protecteur des États-Unis au Conseil de sécurité, aucun acte d’intimidation ne changera la résolution 181, adoptée il y a 61 ans, appelant à la création de deux États. Honteusement, il n’y a pas d’État palestinien que nous puissions célébrer aujourd’hui et cette perspective est plus lointaine que jamais. Quelque soient les explications, ce fait central tourne l’ONU en dérision et nuit gravement à son image et à son prestige. Comment pouvons-nous continuer ainsi ? &lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Rappelons que l’ambassadeur Miguel d’Escoto Brockmann est un prêtre catholique, théologien de la libération et membre du Comité politique du Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Personnalité morale reconnue, il a été élu par acclamation, le 4 juin 2008, président de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’Anti-Defamation League (ADL) a été la première organisation sioniste à réagir. Elle a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, de mettre fin à ce « cirque » ainsi qu’à « la prétendue journée de solidarité avec le peuple palestinien ». Enfin, elle a dénoncé le caractère selon elle « antisémite » des propos du président Miguel d’Escoto Brockmann qu’elle pense inspirés par un anti-judaïsme catholique séculaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-39596978297980099?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/39596978297980099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/le-president-de-lassemblee-generale-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/39596978297980099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/39596978297980099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/le-president-de-lassemblee-generale-de.html' title='Le président de l’Assemblée générale de l’ONU appelle au boycott du régime d’apartheid israélien'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-5515795825278825195</id><published>2009-02-09T11:21:00.000-08:00</published><updated>2009-02-09T11:33:20.509-08:00</updated><title type='text'>Les Méthodes Israéliennes De "Pacification" Du Peuple Palestinien Bientôt Utilisées Contre D'Autres Peuples</title><content type='html'>&lt;h3 class="soustitre"&gt;Système Mondial de Pacification : Les Méthodes Israéliennes De "Pacification" Du Peuple Palestinien Bientôt Utilisées Contre D'Autres Peuples&lt;/h3&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div class="chapeau"&gt;     &lt;h3 class="access"&gt; Lors d'une conférence qui s'est tenue récemment au Québec, Jeff Halper, militant israélien engagé, anthropologue et coordonnateur du Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons (CICDM/ICAHD) a dressé un tableau terrifiant de ce qu'il appelle un Système Mondial de Pacification actuellement expérimenté par les israéliens sur le peuple palestinien. Compte rendu d' Antonio Artuso interprète. &lt;/h3&gt;    &lt;/div&gt;    &lt;div class="suite"&gt;     &lt;div id="singleRating1225890"&gt;&lt;text style="display: none;"&gt;&lt;/text&gt;&lt;text&gt;&lt;br /&gt;&lt;/text&gt;&lt;/div&gt;    &lt;/div&gt;   &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;         &lt;div class="photo top"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;      &lt;img src="http://www.alterinfo.net/photo/1225890-1596517.jpg?v=1234187445" alt="Les Méthodes Israéliennes De " title="Les Méthodes Israéliennes De " pacification="" du="" peuple="" palestinien="" t="" es="" contre="" d="" autres="" peuples="" /&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div class="legende legende_1596517"&gt;             &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div class="photo left"&gt; &lt;div id="mod_211512_pub" class="mod_211512_pub"&gt;   &lt;div class="cel1"&gt;&lt;div class="fullmod"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;                  &lt;h3 class="access"&gt;Compte rendu de la conférence par Antonio Artuso&lt;/h3&gt; &lt;b&gt;1 Analyse - Géopolitique et stratégie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1-1 Antonio Artuso : Les faits rapportés par Jeff Halper sur le "Système Mondial de Pacification " sont terrifiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les méthodes israéliennes de "pacification" du peuple palestinien, seront bientôt utilisées contre d'autres peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des milliards de dollars des États-Unis sont consacrés à la recherche de nouvelles méthodes et de nouvelles armes de contrôle des populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans un contexte de crise économique mondiale du capitalisme, la hausse des prix des aliments, de guerres d'invasion et d'occupation et de résistance de tous les peuples contre le capitalisme et contre l'État capitaliste : machine de répression - armées, polices, paramilitaires, système judiciaire, mensonges systématiques et mondiaux des médias, des politiciens, des chercheurs universitaires, des "think tanks", centres de recherche, de stratégie et de diffusion politique des capitalistes, des ONG de déstabilisation de régimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeff Halper a rencontré, quelques minutes avant sa conférence, les trois interprètes. Ces derniers lui ont demandé quelle terminologie il allait employer. Et Jeff Halper a rapidement sorti six concepts, l'un après l'autre, sans hésiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quelques concepts utilisés par Jeff Halper :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;1) le concept de «Global Pacification System», Système Global de Pacification :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- recherche sur les armes modernes;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- méthodes de contrôle des populations;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- méthodes de répression de toute opposition au système dominant;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- criminalisation de toute opposition;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- utilisation de méthodes anti-insurrectionnelles contre toute opposition dans le monde;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- criminalisation des mouvements de revendications, d'opposition à la guerre, de dénonciation des politiques anti-démocratiques, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2) le concept de «surplus humanity», d'humanité excédentaire" :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël considère le peuple palestinien comme un peuple excédentaire. Les États capitalistes du monde entier, et à leur tête les États-Unis, ont décidé que certaines populations devaient être dispersées ou exterminées. Le peuple palestinien est un cobaye sur lequel Israël et les États-Unis essaient de nouvelles méthodes d'expulsion de population (Penser aux paramilitaires en Colombie qui ont expulsé par la terreur, avec l'appui de l'armée et le silence total de la justice, cinq millions de paysans pauvres et d'autochtones de leurs terres.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; 3) le concept de «warehousing», c'est-à-dire le parquage:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment parquer les "humains excédentaires" dans des camps de réfugiés, dans des zones de déportation, dans des réserves amérindiennes, dans des bidonvilles, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;4) le concept de «counter-insurgency», contre-insurrection :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël fait des tests sur le terrain d'armes et de méthodes;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le peuple palestinien sert de cobaye à ces tests;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ces méthodes seront utilisées au Canada et dans les autres pays :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) développement des méthodes, des armes et des technologies contre-insurrectionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(seulement pour la recherche d'armes nouvelles les États-Unis ont dépensé 1,4 trillions de dollars) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- balles qui traversent le béton;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- appareil permettant de voir à travers les murs;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- chaque arbre, maison, immeuble, mur, est maintenant simulé sur des écrans d'ordinateurs, ce qui permet aux militaires de "voir" ou de diriger les soldats;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- technologies de surveillance électronique, de détection et de destruction;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- drones (avions télécommandés, c'est-à-dire sans pilote, des robots de surveillance et de destruction);&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- techniques d'empoisonnement de militants, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- méthodes de l'armée israélienne pour attaquer les villes : les soldats ne circulent plus dans les rues, ils traversent les murs des maisons, d'une maison à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux coûts de la recherche s'ajoutent les sommes astronomiques (1) de fabrication (2) d'utilisation des armes (3) en salaires des armées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;b) exportation de spécialistes israéliens en méthodes contre-insurrectionnelles, testées en Palestine. Ces spécialistes sont très demandés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- techniques d'assassinats sélectifs de personnes et de massacres pour expulser les populations;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- techniques de contrôle des populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exemples :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- contre les militants anti-Apartheid en Afrique du Sud;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Guatemala dans les années 80, massacres des Mayas sous le gouvernement Rios Montt, contre la résistance au vol des terres par les compagnies minières et contre la guérilla;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour aider les groupes terroristes qui essaient de renverser les régimes progressistes latino-américains;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour aider les mercenaires qui veulent créer des enclaves pour l'exploitations des fabuleuses richesses minières comme au Congo;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- pour aider les mouvements séparatistes de zones riches et exclure les autochtones comme dans certains pays d'Amérique latine, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;5) le terme «nanotechnology», nanotechnologie, appliquée à la lutte contre-insurrectionnelle : &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les États-Unis sont en train d'installer une barrière de dispositifs électroniques à leur frontière avec le Mexique (caméras, appareils de vision la nuit, etc.), "bourdons bioniques" (bionic hornets) qui surveillent et peuvent tuer, etc.;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;6) le concept de «Global Palestine», extension aux populations mondiales des méthodes et des armes utilisées par Israël contre le peuple palestinien&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les États du monde veulent transformer la guerre d'Israël contre les Palestiniens en un système mondial de soumission des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël n'est pas seulement une puissance régionale, c'est aussi une puissance mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre et le génocide des Palestiniens par Israël est un laboratoire qui touche DIRECTEMENT le Québec, le Canada et tous les pays et nations du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Jeff Halper a parlé du triangle de légitimité (1) du contrôle par État (2) du contrôle de l'économie et (3) du contrôle des mouvement de populations :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Le contrôle par État et légitimisation de tout ce que l'État fait : Un État peut bombarder, torturer, assassiner, il est légitimisé par les médias, par l'idéologie, mais un mouvement insurrectionnel qui défend les droits d'un peuple est considéré comme terroriste; L'ONU légitimise l'usage de la force par les États; l'usage de la force par les mouvements de Résistance des peuples (peuple palestinien) est considérée comme étant du terrorisme, parce que ce n'est pas un État qui emploie la force&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Le contrôle de l'économie : l'État a le droit de fixer les mesures de crise économique, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Le contrôle des mouvements de population : l 'État a le droit de déporter, de bombarder, de terroriser, de parquer des populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les «Georgia Rules», c'est-à-dire les principes utilisés dans le conflits en Georgie (ex-république socialiste soviétique) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L' État c'est les "bons", les peuples qui se battent ce sont les "méchants".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias cachent le nombre effarant d'enfants massacrés par les forces israéliennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Raisonnement utilisé:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) On ne peut plus distinguer les civils des combattants;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Il faut que nos soldats réussissent leur mission;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Il faut protéger nos soldats;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) L'utilisation de tanks contre des civils est légitime;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) lLes tanks peuvent tirer contre des camps de réfugiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quelques points discutés pendant la période de questions :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l'utilisation de la non-violence et de la violence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les méthodes non-violentes ont toutes été déjouées par Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les méthodes non-violentes sont insuffisantes pour mettre fin à ce Système Mondial de Pacification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développer la société civile internationale : syndicats, partis politiques, organisations démocratiques, sociales, politiques, de droits de la personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Utilisation de théories philosophiques pour développer l'idéologie de domination :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les philosophes «déconstructionnistes» comme Foucault et Dérida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Complicité des médias de masse&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Complicité des universités :&lt;/b&gt; John Hopkins est financé par le Pentagone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Complicité des gouvernements:&lt;/b&gt; Au Canada, Stockwell Day, ministre du gouvernement conservateur Harper, a signé un Accord de sécurité publique entre le Canada et Israël à l'insu du Parlement canadien. Israël a importé 30 milliards d'armements des EEUU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeff Halper&lt;/span&gt; est un anthropologue engagé, auteur et militant. Il est coordonnateur du Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons (CICDM/ICAHD). Postulant au Prix Nobel de la Paix en 2006 avec Ghassan Andouni, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien et intervient fréquemment sur ce sujet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Antonio Artuso, &lt;span style="font-size:85%;"&gt;traducteur et interprète ( anglais, espagnol, français, portugais ), membre du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada) et de Québec solidaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a class="liens" href="http://antonio.artuso.over-blog.com/articles-blog.html"&gt;Son blog:&lt;/a&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;/span&gt; Source du compte rendu : Géopolitique &amp;amp; Palestine n°425 du 26-01 de C.De Broeder &amp;amp; M.Lemaire &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-5515795825278825195?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/5515795825278825195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/les-methodes-israeliennes-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/5515795825278825195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/5515795825278825195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/les-methodes-israeliennes-de.html' title='Les Méthodes Israéliennes De &quot;Pacification&quot; Du Peuple Palestinien Bientôt Utilisées Contre D&apos;Autres Peuples'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-2915274862635889830</id><published>2009-02-08T15:55:00.000-08:00</published><updated>2009-02-08T16:11:52.619-08:00</updated><title type='text'>La diplomatie à l’âge de la barbarie</title><content type='html'>&lt;span class="surtitre"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="titre"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div class="chapo"&gt;Où allons-nous ? Vers quel ensauvagement ? Face aux atrocités perpétrées par l’Etat d’Israël, nous ne pouvons rester passifs et silencieux. Aussi, face aux mensonges et aux complicités de nos gouvernements avec des crimes étatiques, il est de notre devoir d’informer, de chercher le vrai et de le répandre.&lt;/div&gt;  &lt;div class="references"&gt;&lt;a href="http://www.silviacattori.net/mot76.html?lang=fr"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;/div&gt;  &lt;div class="texte" align="justify"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: center;" class="spip"&gt;&lt;span class="spip_document_647 spip_documents spip_documents_center"&gt;  &lt;img src="http://www.silviacattori.net/IMG/jpg/La_diplomatie_a_l_age_texte.jpg" width="400" height="236" /&gt; &lt;/span&gt; &lt;i class="spip"&gt; &lt;strong class="spip"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Bombes au phosphore blanc sur une école de l’UNRWA à Beit Lahiya, le 17 janvier 2009&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class="spip"&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Lettre ouverte à Madame Micheline Calmy-Rey, Cheffe du Département fédéral des affaires étrangères de la Confédération helvétique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Madame la Conseillère Fédérale,&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Tout au long de l’offensive israélienne contre Gaza, vos positions, calquées sur les positions immorales et illégales adoptées par les élites occidentales, n’ont nullement contribué à assurer la justice et la protection des victimes [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Voir : « Nous pressons nos gouvernements de mettre immédiatement fin au (...)"&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Alors que tout le monde a pu constater qu’Israël atteignait, jour après jour, des sommets dans la barbarie ; et, une fois ses troupes retirées, que leurs crimes dépassaient toute imagination, vous avez continué de maintenir les mêmes positions fallacieuses, mettant les deux parties sur le même plan.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Il a fallu que ce soit le président du CICR, Jakob Kellenberger - manifestement choqué par l’abandon et la détresse dans lesquels nos élites politiques ont laissé la population de Gaza - qui sorte de sa traditionnelle réserve, pour affirmer qu’il n’est plus possible de « &lt;i class="spip"&gt;se limiter à des discours humanitaires qui évacuent les vraies questions&lt;/i&gt; » et demander aux Etats « &lt;i class="spip"&gt;combien de morts faudra-t-il encore ?&lt;/i&gt; » [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb2" name="nh2" id="nh2" class="spip_note" title="[2] « Combien de morts faudra-t-il encore à Gaza ! », par Pierre Ruetschi, (...)"&gt;2&lt;/a&gt;] avant qu’il soit mis fin à cette scandaleuse immunité internationale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Durant ces 23 terribles jours où nous regardions avec des yeux horrifiés les bombardiers israéliens larguer des missiles sur des immeubles remplis d’enfants, et suffoquions à la pensée des souffrances atroces qui leur étaient infligées, à eux et à leurs parents incapables de les protéger, il nous a été très douloureux de vous entendre tenir les mêmes propos fallacieux que les grandes puissances, parties prenantes de la politique raciste qui, depuis 1948, permet à Israël de massacrer et d’expulser des Arabes, en toute impunité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Alors qu’Israël, fort d’un armement sophistiqué, d’avions F-16, d’hélicoptères Apache, de drones, de chars Merkava, de navires cuirassés, a mené une guerre contre des civils, alors qu’il était devenu urgent de lutter pour stopper cette entreprise criminelle, et que votre mission aurait été de la condamner sans ambigüité, vous avez continué de tenir un langage diplomatique qui revenait à partager les responsabilités.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Un langage d’une lâcheté affligeante car il persistait à mettre l’agressé sur le même plan que l’agresseur, détachant ainsi de son contexte cette attaque israélienne, d’une cruauté sans précédent, mais qui n’était que la continuation de la politique sioniste fondée sur l’épuration ethnique, les destructions, la déshumanisation, le massacre des natifs Palestiniens, pratiquée par Israël depuis 1948.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Fin janvier, dans une réponse à une citoyenne, vous repreniez cette description trompeuse en disant : « &lt;i class="spip"&gt;Lors du conflit, la Suisse a condamné les tirs de roquettes lancés à partir de la bande de Gaza sur des villes israéliennes par des militants palestiniens, comme elle a exprimé sa condamnation de l’opération militaire disproportionnée menée par l’armée israélienne&lt;/i&gt; » [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb3" name="nh3" id="nh3" class="spip_note" title="[3] Cette citation se réfère à votre réponse du 28 janvier 2009 à une citoyenne (...)"&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Cette pseudo impartialité est profondément choquante car elle garantit à Israël la continuation de l’impunité internationale dont il jouit depuis 1948. Il n’est pas admissible qu’après de si nombreux et alarmants carnages de civils, vous puissiez continuer à qualifier de « conflit » une agression militaire massive, sauvage, menée par une puissance étatique contre des gens sans défense ; ce qui revient à couvrir l’agresseur et à renvoyer Israël et le Hamas dos à dos. Donc à mettre sur le même plan l’écrasement sous les bombes d’une population misérable cadenassée par Israël, et les tirs de roquettes rudimentaires de résistants démunis.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Aucun gouvernement ne peut ignorer que, depuis 60 ans, d’un massacre à un autre, sous prétexte d’auto-défense, Israël poursuit toujours le même projet d’expropriation de la terre appartenant aux Palestiniens. Avec des moyens de plus en plus meurtriers.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Aucune armée, en possession de moyens de destruction aussi massifs, ne s’en est jamais si abondamment servie pour tuer, en peu de temps, intentionnellement, le plus possible de civils.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Aucune armée n’a jamais déversé, en un temps aussi restreint, des tonnes d’explosifs, des bombes incendiaires au phosphore blanc et des bombes DIME, sur un territoire si densément habité.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Aucune armée n’a jamais fait usage de bombardiers pour terroriser, tuer intentionnellement, en quelques minutes, 250 civils, en mutiler gravement 700 autres (27 décembre 2008). Des civils qui ne combattaient pas mais vaquaient à leur occupations. Parmi eux, des policiers nouvellement recrutés qui prêtaient serment [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb4" name="nh4" id="nh4" class="spip_note" title="[4] Dans un article daté du 28 décembre 2008 et intitulé « Most casualties were (...)"&gt;4&lt;/a&gt;] et des fillettes qui se rendaient à l’école.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Cela n’eut pas été possible sans la complaisance de nos Etats. Déjà avant ce carnage, le politologue palestinien Omar Barghouti s’alarmait en ces termes de la réalité sur le terrain : « &lt;i class="spip"&gt;Israël est en train de commettre, dans les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie, y compris Jérusalem, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en utilisant une méthode très graduelle, sophistiquée et masquée, destinée à faire accepter sans bruit, son nettoyage ethnique au coup par coup&lt;/i&gt; » [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb5" name="nh5" id="nh5" class="spip_note" title="[5] Voir : « Davantage d'action politique en-dehors de la Palestine ! », par (...)"&gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Tel Aviv avait clairement indiqué, bien avant le début de son offensive meurtrière du 27 décembre 2008, son intention de frapper très fort, et de faire de nombreuses victimes civiles. Son intention criminelle était donc connue de toutes les chancelleries. Pourquoi n’être pas intervenu avant que ce carnage ne se produise, pour tenter de le prévenir ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Aujourd’hui, alors qu’en 23 jours, 1350 civils ont été intentionnellement tués, 5400 gravement blessés, dont plus d’un tiers d’enfants ; alors que 100’000 civils ont été jetés hors de leurs maisons et 50’000 immeubles ont été soit rasés soit endommagés par l’armée israélienne, n’est-il pas temps d’élever enfin la voix ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Selon les principes qui régissent le droit de la guerre, Convention de la Haye de 1945 et Convention de Genève de 1949, les civils doivent être épargnés ; ils ne doivent pas être visés intentionnellement. Tuer intentionnellement des civils, sous occupation, et détruire intentionnellement leurs habitations, constitue un crime de guerre.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;« &lt;i class="spip"&gt;Combien de morts faudra-t-il encore ?&lt;/i&gt; » a demandé M. Kellenberger. Oui, combien en faudra-t-il encore pour que la Suisse, dépositaire des Conventions de Genève, condamne enfin clairement ces violations massives du droit international ? Combien de tués, d’invalides, de mutilés, d’enfants amputés, l’armée israélienne pourra-t-elle encore accumuler, pour que vous-même, Madame, demandiez de soumettre Israël au boycottage, c’est-à-dire aux mêmes sanctions qui avaient été appliquées au régime d’apartheid en Afrique du Sud, et de couper avec lui tout lien économique, culturel et diplomatique ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, a maintes fois dénoncé le « &lt;i class="spip"&gt;siège maintenu dans toute sa sauvagerie par Israël contre Gaza (...)&lt;/i&gt; » et appelé la communauté internationale à « &lt;i class="spip"&gt;mettre en œuvre la norme reconnue de ’la responsabilité de protéger’ une population civile qui est punie collectivement par des politiques qui s’assimilent à un crime contre l’humanité&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Depuis 2005, Israël a multiplié les menaces et les agressions contre la population de Gaza [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb6" name="nh6" id="nh6" class="spip_note" title="[6] Voir : « Le Hamas incarne la résistance d'un peuple colonisé », par (...)"&gt;6&lt;/a&gt;]. Mais, à aucun moment, nous n’avons entendu le Département fédérale des affaires étrangères (DFAE) exiger d’Israël la cessation de ses bombardements meurtriers afin que le droit que vous invoquez fût respecté. Ni aucune réaction alarmée quand, en mars 2008 - après les attaques de l’armée israélienne qui avaient tué et mutilé des centaines de civils dans les camps de réfugiés de Beit Hanoun et Jabaliah - le vice ministre de la Défense Matan Vilnai, avait déclaré que, la prochaine fois, Israël ferait une « &lt;i class="spip"&gt;Shoa&lt;/i&gt; » d’une plus grande ampleur [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb7" name="nh7" id="nh7" class="spip_note" title="[7] Voir : « Israel threatens to unleash « holocaust » in Gaza », par James (...)"&gt;7&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Israël annonce toujours ses massacres longtemps à l’avance. Question de tester la réaction des Etats amis. Comme ces derniers n’élèvent jamais aucune protestation sérieuse, son Etat-major sait qu’il a les mains libres. Ce qui a conduit, le 27 décembre 2008, à la « &lt;i class="spip"&gt;Shoa&lt;/i&gt; » annoncée par Vilnai.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Quand vous dites : « &lt;i class="spip"&gt;En tant que dépositaire et partie contractante des Conventions de Genève, la Suisse concentre ses efforts, dans ce conflit, sur le respect intégral du droit international humanitaire et sur l’aide humanitaire&lt;/i&gt; » [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb8" name="nh8" id="nh8" class="spip_note" title="[8] Voir note (3)."&gt;8&lt;/a&gt;], cela sonne faux aux oreilles de toutes les victimes mises face à l’irréparable.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Le respect du « droit humanitaire », Madame, devrait être de protéger les victimes quand il est encore temps en empêchant Israël de poursuivre sa politique génocidaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les victimes qui vous entendent parler de « paix » et de « droit humanitaire » ne sont pas dupes ; elles se disent que ce qu’elles ont subi, une fois de plus, à Gaza, n’aurait jamais pu se passer, si notre pays, qui a un rôle particulier touchant le respect des Conventions de Genève, avait été juste, sincère, honnête à leur égard ; et ne trompait pas l’opinion avec des formules vides ou des illusions autour de l’ « Initiative de Genève » et « deux Etats ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Israël a tué la solution de « deux Etats » depuis longtemps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les colonisateurs juifs n’ont jamais autant annexé de terre et massacré que depuis que les négociations et les prétendues « Initiatives de paix » promues à grands frais se sont multipliées.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Par ses bains de sang récurrents, l’armée israélienne entend rappeler aux Palestiniens, qu’il n’y aura jamais de Palestine. Qu’il n’y aura jamais « deux Etats » non plus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les négociations d’Oslo qui devaient conduire à « deux Etats », entamées en 1993, n’ont apporté que plus d’oppression et de malheurs aux Palestiniens. Ces négociations ont été exploitées par Israël pour poursuivre son projet de colonisation, d’épuration ethnique et de massacres. Ceci démontre que le sinistre projet sioniste visant à la conquête totale de la Palestine demeure intact.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;En effet, pendant que les négociateurs de l’Autorité palestinienne se laissaient « acheter » par les financements de l’Union européenne - et de la Suisse dans le cas de Abed Rabbo - et se laissaient entraîner dans de prétendues « négociations de paix » qui donnaient au monde l’illusion que la paix était proche, Israël accélérait son projet d’annexion, d’emprisonnement des Palestiniens et de massacres, sous prétexte que la paix était menacée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Dans ce contexte, continuer de promouvoir l’« Initiative de Genève », que le peuple palestinien avait largement refusé dès 2002, est une aberration. Continuer de dire que « &lt;i class="spip"&gt;Les négociations en vue de la création d’un État palestinien viable, vivant côte à côte (…) sont la seule voie pouvant conduire à un règlement durable du conflit&lt;/i&gt; »   [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb9" name="nh9" id="nh9" class="spip_note" title="[9] Voir note (3)."&gt;9&lt;/a&gt;], est une aberration.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;On ne demande pas à celui qui a le couteau sous la gorge de négocier. On demande à celui qui le menace et détient la force de commencer par se retirer. Ensuite, sur un pied d’égalité, on peut négocier. La seule manière honnête et sincère d’aider les Palestiniens est d’exiger la fin de l’occupation israélienne, c’est-à-dire le retrait de l’occupant, comme préalable à toute négociation.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;« &lt;i class="spip"&gt;L’engagement logistique et financier&lt;/i&gt; » de votre Département « &lt;i class="spip"&gt;dans l’Initiative de Genève&lt;/i&gt; » ne se justifie pas, contrairement à ce que vous affirmez.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;L’Initiative de Genève que vous continuez de promouvoir, n’a jamais provoqué que rejet au sein de la société palestinienne. Un rejet total.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Quand vous receviez à grand frais 700 invités pour célébrer ces « Accords de Genève », en Palestine les gens manifestaient et brûlaient le drapeau suisse en signe de protestation. Je parle de ce que je connais ; j’étais à Naplouse [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb10" name="nh10" id="nh10" class="spip_note" title="[10] Voir : « Les « Accords de Genève » vus de Naplouse », par Silvia Cattori, (...)"&gt;10&lt;/a&gt;]. L’armée israélienne se livrait alors à une opération meurtrière appelée « Eaux stagnantes ». J’ai assisté à des exécutions sommaires. A des massacres d’enfants. Vous n’aviez rien dit.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Continuer de dire aux citoyens que « &lt;i class="spip"&gt;l’Initiative de Genève a rendu évident la nécessité de présenter une alternative politique et que le plan de désengagement de la bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie du gouvernement israélien a été adopté dans un contexte d’approbation croissante des paramètres de l’Initiative de Genève par l’opinion publique&lt;/i&gt; » [&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nb11" name="nh11" id="nh11" class="spip_note" title="[11] Cette citation se réfère à votre réponse du 13 janvier 2006 à une (...)"&gt;11&lt;/a&gt;] est complètement extravagant. De quel désengagement de la bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie parlez-vous ? Cela ne se rapporte à rien de concret !&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;L’Initiative de Genève patronnée par le DFAE, et tout le débat autour de la paix qui s’en est suivi, ont créé un rideau de fumée dont Israël a profité pour poursuivre son projet criminel.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Israël s’est servi des négociations de paix comme couverture à sa politique d’épuration et d’annexion des 20 % restants de la Palestine historique. Il convient de stopper son machialévique projet.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Les Palestiniens insistent pour dire qu’ils ne veulent ni notre pitié ni notre aide humanitaire, mais qu’on leur donne les moyens d’obtenir la liberté de sortir de leur ghetto, et que la responsabilité de ceux qui ont commis des massacres contre leur peuple soit clairement désignée.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;La communauté internationale doit « &lt;i class="spip"&gt;tenir Israël pour responsable de ses actes au regard du droit international&lt;/i&gt; » rappelait récemment Omar Barghouti qui ajoutait :&lt;br /&gt;« &lt;i class="spip"&gt;Obligations morales et juridiques mises à part, il n’y a aucun sens à ce que les contribuables européens et américains continuent de subventionner l’occupation israélienne illégale en payant la note de ses violations du droit international et de sa destruction aveugle des projets qu’ils ont eux-mêmes financés.&lt;br /&gt;Aussi nécessaire qu’elle soit aujourd’hui à Gaza, sans l’application effective d’une pression politique, économique, et diplomatique sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation et à ses autres formes d’oppression, l’aide humanitaire ne peut être comprise autrement que comme une subvention à l’oppresseur qui perpétue son impunité.&lt;br /&gt;Les Palestiniens ont, par-dessus tout, besoin de solidarité, pas de charité&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Il est temps de se servir de tous les moyens offerts par la diplomatie pour s’attacher à prévenir les futurs carnages. Aussi il est temps d’écouter la voix de ces Palestiniens honnêtes et sincères qui ne se servent pas de leur noble cause pour satisfaire leurs intérêts personnels ou collaborer avec l’occupant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip" align="justify"&gt;Faute de quoi, le cycle de violences et de massacres, en Cisjordanie et à Gaza, les bouclages et les barrages militaires humiliants, les rafles quotidiennes, les exécutions extrajudiciaires, les arrestations, les tortures, tout cela va continuer.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;     &lt;p align="right"&gt;&lt;b&gt;Silvia Cattori&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="info notes 1"&gt;1&lt;/a&gt;] Voir :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=11669" class="spip_out"&gt;Nous pressons nos gouvernements de mettre immédiatement fin au carnage&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 7 janvier 2009.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=11780" class="spip_out"&gt;Gaza : Les leçons d’un carnage&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 13 janvier 2009.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=11894" class="spip_out"&gt;Gaza : Une diplomatie complice du carnage&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 19 janvier 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh2" name="nb2" class="spip_note" title="info notes 2"&gt;2&lt;/a&gt;] « Combien de morts faudra-t-il encore à Gaza ! », par Pierre Ruetschi, quotidien &lt;i class="spip"&gt;24 Heures&lt;/i&gt;, 2 février 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh3" name="nb3" class="spip_note" title="info notes 3"&gt;3&lt;/a&gt;] Cette citation se réfère à votre réponse du 28 janvier 2009 à une citoyenne de Neuchâtel qui vous avait interpellée le 28 décembre 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh4" name="nb4" class="spip_note" title="info notes 4"&gt;4&lt;/a&gt;] Dans un article daté du 28 décembre 2008 et intitulé « &lt;a href="http://electronicintifada.net/v2/article10063.shtml" class="spip_out"&gt;Most casualties were non-combatants, civilians&lt;/a&gt; », le &lt;i class="spip"&gt;Centre Al Mezan&lt;/i&gt; pour les droits de l’homme soulignait : « &lt;i class="spip"&gt;que, selon le droit international, des policiers qui ne prennent pas part aux hostilités ne peuvent être considérés comme des objectifs militaires et ne doivent pas être délibéremment visés&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh5" name="nb5" class="spip_note" title="info notes 5"&gt;5&lt;/a&gt;] Voir : « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=12045" class="spip_out"&gt;Davantage d’action politique en-dehors de la Palestine !&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 27 janvier 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh6" name="nb6" class="spip_note" title="info notes 6"&gt;6&lt;/a&gt;] Voir :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article649.html" class="spip_out"&gt;Le Hamas incarne la résistance d’un peuple colonisé&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 29 décembre 2008.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=9187" class="spip_out"&gt;Gaza meurt dans l’indifférence, au su et au vu du monde&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 4 juin 2008.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article430.html" class="spip_out"&gt;Les soldats d’Israël ont fait de Gaza un tombeau&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 21 avril 2008.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=7968" class="spip_out"&gt;Le ghetto de Gaza raconté par ceux qui y sont enfermés&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 1er février 2008.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article363.html" class="spip_out"&gt;Gaza : Chaque Palestinien est une cible pour l’armée israélienne&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 19 janvier 2008.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article362.html" class="spip_out"&gt;Gaza : Sortir le drapeau blanc ne suffira pas&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 18 janvier 2008.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=5637" class="spip_out"&gt;Palestine : Les ravages d’un boycott criminel&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;Mondialisation&lt;/i&gt;, 14 mai 2007.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article182.html" class="spip_out"&gt;Beit Hanoun : « Ils tirent sur tout ce qui bouge »&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 3 novembre 2006.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article197.html" class="spip_out"&gt;Gaza : Israël mène une guerre de purification ethnique&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 2 août 2006.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article223.html" class="spip_out"&gt;Le retrait de Gaza : une nouvelle occasion d’épuration ethnique&lt;/a&gt; », par silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 24 janvier 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh7" name="nb7" class="spip_note" title="info notes 7"&gt;7&lt;/a&gt;] Voir : « &lt;a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article3459144.ece" class="spip_out"&gt;Israel threatens to unleash « holocaust » in Gaza&lt;/a&gt; », par James Hider, &lt;i class="spip"&gt;Times Online&lt;/i&gt;, 1er mars 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh8" name="nb8" class="spip_note" title="info notes 8"&gt;8&lt;/a&gt;] Voir note (3).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh9" name="nb9" class="spip_note" title="info notes 9"&gt;9&lt;/a&gt;] Voir note (3).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh10" name="nb10" class="spip_note" title="info notes 10"&gt;10&lt;/a&gt;] Voir :&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article280.html" class="spip_out"&gt;Les « Accords de Genève » vus de Naplouse&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 1er décembre 2003.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.silviacattori.net/dist/puce.gif" alt="-" width="8" height="11" /&gt; « &lt;a href="http://www.silviacattori.net/article332.html" class="spip_out"&gt;Un plan de paix sur fond de sang et de larmes&lt;/a&gt; », par Silvia Cattori, &lt;i class="spip"&gt;silviacattori.net&lt;/i&gt;, 5 décembre 2003.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.silviacattori.net/article735.html#nh11" name="nb11" class="spip_note" title="info notes 11"&gt;11&lt;/a&gt;] Cette citation se réfère à votre réponse du 13 janvier 2006 à une citoyenne de Neuchâtel qui vous avait interpellée à ce sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-2915274862635889830?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/2915274862635889830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-diplomatie-lage-de-la-barbarie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2915274862635889830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2915274862635889830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/la-diplomatie-lage-de-la-barbarie.html' title='La diplomatie à l’âge de la barbarie'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-1654539367630066535</id><published>2009-02-05T17:13:00.000-08:00</published><updated>2009-02-05T17:14:22.581-08:00</updated><title type='text'>Propagande médiatique, politique, idéologique</title><content type='html'>&lt;div class="entete_liste"&gt;     &lt;div class="access"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;    &lt;/div&gt;    &lt;div class="titre"&gt;     &lt;h2 class="access"&gt; Ils ne ratent jamais une occasion de rater une occasion : Quand des associations juives laïques «antisionistes» répondent en écho aux associations sionistes &lt;/h2&gt;    &lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div class="chapeau"&gt;     &lt;h3 class="access"&gt; Il est en train de se passer quelque chose de très étrange, actuellement, à l’intérieur d’un petit cercle de personnes qui se complaisent à se considérer comme la pointe avancée de la lutte pour la Palestine ; nous faisons allusion ici à ces gens qui se classifient eux-mêmes en tant que juifs laïcs antisionistes, qui considèrent être des voix juives «indépendantes» et, partant, l’avant-garde du «mouvement pro-palestinien».&lt;br /&gt;          &lt;br /&gt;     Par Mary Rizzo       &lt;/h3&gt;    &lt;/div&gt;        &lt;br /&gt;         &lt;div class="photo top"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;      &lt;img src="http://www.alterinfo.net/photo/1220373-1588249.jpg?v=1233824607" alt="La censure sioniste sur un discours ‘consensuel’ demandant la fin de l’occupation et des violations des droits de l’homme en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : le tampon Sioniste, identifié par la Magen David et les deux bandes bleues symboli" title="La censure sioniste sur un discours ‘consensuel’ demandant la fin de l’occupation et des violations des droits de l’homme en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : le tampon Sioniste, identifié par la Magen David et les deux bandes bleues symboli" /&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div class="legende legende_1588249"&gt; La censure sioniste sur un discours ‘consensuel’ demandant la fin de l’occupation et des violations des droits de l’homme en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : le tampon Sioniste, identifié par la Magen David et les deux bandes bleues symboli &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div class="photo left"&gt; &lt;div id="mod_211512_pub" class="mod_211512_pub"&gt;   &lt;div class="cel1"&gt;&lt;div class="fullmod"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;                  A la suite de ce qui ne peut être qualifié autrement que d’événement international unique en son genre, d’une importance médiatique majeure, et peut-être, aussi, d’une certaine signification historique, ils protestent et ruent dans les brancards de colère contre l’intervention d’Erdoğan sur une tribune que partageaient le Secrétaire général de l’Onu, le chef de la Ligue arabe et le Président d’Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces critiques malencontreuses vont, sur quelques sites marginaux et au sein de groupes de discussion microscopiques, jusqu’à pratiquement prendre fait et cause pour le Comité Juif Américain dans la critique d’Erdoğan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait intéressant, et extrêmement positif, qu’Erdoğan n’ait pas pu permettre au flot de bobards proférés par Shimon Peres de s’écouler sans réaction au cours de la conférence du Forum Economique Mondial (réuni à Davos) sur la question de Gaza semble leur avoir échappé, à tous autant qu’ils sont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils semblent à peine avoir remarqué que le Premier ministre turc Erdoğan était en quelque sorte préparé au genre d’arguments qu’il allait entendre, au type de justifications qu’Israël avance pour ses frénésies de tueries, car il sortit une feuille de papier de son porte-documents, et il se mit à lire, sur cette feuille de papier (ou plutôt, il s’évertua à le faire, jusqu’au moment où le modérateur essaya de couper le sifflet au Premier ministre et à pousser l’assistance vers la salle à manger), &lt;b&gt;trois citations : la première, tirée de la Torah, la seconde de Gilad Atzmon, et la troisième d’Avi Shlaim&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ZOSEvZu9Oas&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ZOSEvZu9Oas&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Traduction en français des propos Premier ministre turc Erdoğan&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’évidence, la Torah fait autorité, et même si certains juifs athées se moquent bien que Dieu, c’est-à-dire quelqu’un dont ils affirment qu’il n’existe pas, soit cité, ce qui compte, c’est le message, en fin de compte. Ils ont décidé, en revanche, qu’Erdoğan a fait quelque chose d’horrible en citant Gilad Atzmon. Ah bon ? C’est avec le message, ou avec le messager, qu’ils ont un problème ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinons tout d’abord le message : il disait rien d’autre que le fait que quiconque affirme défendre les Palestiniens devrait savoir, à l’heure qu’il est : «&lt;i&gt;La barbarie d’Israël surpasse la cruauté ordinaire &lt;/i&gt;» Si quelqu’un est prêt à affirmer qu’Israël a eu recours à rien moins que la force disproportionnée la plus brutale, alors laissons-le parler, aujourd’hui encore, de « paix », ou espérer, à jamais, ladite « paix »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est surprenant, aussi, que plutôt qu’affirmer qu’Erdoğan a «marqué un point», ils sont en train de ramener les Kurdes, l’Arménie et d’autres aspects atroces des affaires turques, passées ou actuelles.&lt;br /&gt;C’est ce que font aussi les attaques contre Erdoğan dans les médias sionistes, juste actuellement, et cela est en train d’être renvoyé en écho par ceux-là mêmes qui ne cessent de clamer, depuis fort longtemps, qu’ils sont l’avant-garde du mouvement, bien qu’ils n’aient pas de qualités particulières pour le justifier, à moins que leur accréditation douteuse tienne au fait qu’étant juifs, ils peuvent ajouter leur nom à un appel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble vraiment étrange qu’alors qu’il est question de la Palestine, ils semblent très heureux de le tirer vers l’antisémitisme, ce qui, à l’évidence n’a jamais été le cas du tout dans ce qu’ils s’acharnent à détruire, ou bien vers des arènes géopolitiques très éloignées d’Israël et de la Palestine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Il n’y a AUCUNE différence entre la campagne sioniste et la campagne juive antisioniste. Toutes deux visent à décider quels doivent être les paramètres du discours, et à détruire le messager, tout en faisant de la question de savoir comment les juifs se sentent et comment ils pensent que le monde devrait parler d’eux LE seul, L’UNIQUE problème.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de bon ton de se gausser du porteur du message, Erdoğan, au motif qu’il appartient à un parti islamiste. Bon : pourquoi être surpris ? On sait bien que c’est là un péché mortel, aux yeux de ces juifs, tant ceux qui sont sionistes que ceux qui sont antisionistes. Cela revient à dire automatiquement que c’est un régime religieux totalitaire qui est l’ennemi, d’où le soutien assorti de restrictions, ou la critique ouverte du Hamas et du Hezbollah. Pour savoir si tel est bien le cas en Turquie, ça n’est pas difficile : il suffit d’aller dans ce pays pour le découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Turquie, les femmes se voient interdire de porter le hijab (c’est fondamentaliste, cette interdiction ?) dans la fonction publique, cela, pour ne citer qu’un exemple parmi bien d’autres de la nature laïque de ce pays. Oh, il y a aussi cet autre problème : Erdoğan est un bourgeois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, il semblerait que les seuls bourgeois acceptables soient ceux qui sont exactement comme eux, c'est-à-dire des marxistes laïcs. Ou des progressistes laïcs. Ou des juifs athées. Ou des juifs laïcs progressistes… bon, vous voyez ce que je veux dire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, s’étonnent-ils, comment cet Erdoğan a-t-il pu avoir connaissance d’un écrivain aussi « obscur », qui se retrouve dans son porte-documents et donc amené d’Ankara à Davos, et là, directement sur l’avant-scène ? &lt;b&gt;Les contempteurs d’Erdoğan ne savent peut-être pas que les articles de Gilad Atzmon circulent largement, et pas seulement dans les médias alternatifs, mais qu’ils ont fait leur entrée dans le discours public, par la grande porte. Un de ses articles a d’ailleurs été cité dans son intégralité sur la chaîne satellitaire turque SkyTurk.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En me baladant à Florence, aujourd’hui, j’ai trouvé un de ses articles traduits en italien glissé sous les essuie-glaces des bagnoles ; mettez la radio, et vous l’entendez : on l’interroge sur ce qui se passe à Gaza. Je suppose que c’est génial, d’être publié dans Socialist Unity, mais si c’est pour dire qu’Atzmon est marginal, obscur, hé bien, cet argument a une bonne fois pour toutes mordu la poussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas une question de fierté, même si nous devons reconnaître que cela vous rend fier d’entendre vos arguments ou ceux de vos amis et alliés être utilisés pour démolir le honteux mur de mensonges de Peres, alors qu’ Erdoğan aurait tout aussi bien pu ne pas réagir du tout. Cela vous fait un bien incroyable. Cela vous dit que vous êtes bon à quelque chose. Si nous pouvons le faire, sans être financés par quiconque, ou sans faire le boulot de quiconque, alors, c’est que la voix de tout un chacun peut être entendue.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et, de fait, Erdoğan a fait une quantité incroyable d’heureux. La quasi-totalité des Turcs et des Palestiniens ont admiré son courage et sa détermination. A son retour dans son pays, il y a été accueilli à l’égal d’un «leader mondial». &lt;/b&gt;Pourtant, certains voudraient saper cela en le qualifiant de démagogie motivée, à leurs dires, par l’approche des élections turques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrêtons-nous un instant, et réfléchissons. Si, en Israël, le fait d’être aussi assoiffé de sang que possible afin de gagner des voix relève de la tactique électorale, et si le fait, en Turquie, d’exprimer la protestation humanitaire en faveur d’un peuple vilipendé est le «choix gagnant», alors, dans lequel de ces deux pays préféreriez-vous vivre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si, effectivement, le peuple, dans son entièreté, pense qu’Israël est en train de tuer, et de tuer d’une manière qui dépasse toutes les bornes, alors le discours d’Atzmon n’a strictement rien de marginal, ni d’extrémiste : le discours d’Atzmon est au cœur du sujet. Personne n’a besoin de bombarder les gens avec de l’information, ou des lettres, ou des campagnes, pour qu’ils sachent comment appeler les choses telles qu’ils les voient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n’ont pas besoin que telle ou telle association juive leur dise qui écouter, et comment penser, en les coinçant dans une sorte de préjugé bizarre selon lequel s’identifier avec ces propos serait, d’une manière ou d’une autre, dommageable pour les juifs et antisémite, et comme le diraient certains des «leaders» du mouvement en question, contreproductif pour le mouvement lui-même ou la cause qu’il prétend défendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, la conclusion à retirer de cela, c’est que ces écrits doivent toucher les nerfs, toucher les sentiments les plus profonds d’intérêt humain, et non pas ceux de l’opportunisme personnel ou de l’expédience politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La diffusion des écrits de Gilad Atzmon s’est opérée par une prolifération spontanée ; il n’y a aucun service de presse, ni aucun groupe de lobbying politique, il y a juste une personne, assise derrière son ordinateur personnel, et il y a la diffusion de l’information, à partir de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "mouvement" [pro-palestinien] est pourri, s’il est incapable de reconnaître que le moment est venu de mettre de côté leurs préventions ou leurs conflits personnels avec Atzmon, de reconnaître que quelque chose de magnifique vient de se produire et que les militants humanitaires dans le monde entier le sentent bien, et le savent. &lt;b&gt;Persister dans la campagne visant à faire taire Atzmon non seulement ne pourrait qu’être encore MOINS efficace qu’auparavant, mais cela ferait tomber la dernière feuille de vigne dissimulant que ces gens opèrent en leur qualité de crypto-sionistes. &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Leur programme d’action, et celui du Congrès Juif Américain, sont une seule et même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="texteEnbref" valign="bottom"&gt;&lt;span class="dateCommunique"&gt;Source&lt;/span&gt; : &lt;a href="http://www.uruknet.info/?p=m51473&amp;amp;hd=&amp;amp;size=1&amp;amp;l=e" class="mail" target="_blank"&gt; http://www.uruknet.info/ &lt;/a&gt; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="texteEnbref" valign="top"&gt;&lt;span class="dateCommunique"&gt;Traduction&lt;/span&gt; : Marcel Charbonnier &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;a href="http://palestinethinktank.com/2009/02/02/they-never-miss-an-opportunity-to-miss-an-opportunity-secular-anti-zionist-jewish-groups-echo-zionist-groups/" target="_self"&gt;http://palestinethinktank.com&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-1654539367630066535?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/1654539367630066535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/propagande-mediatique-politique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1654539367630066535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1654539367630066535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/propagande-mediatique-politique.html' title='Propagande médiatique, politique, idéologique'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-6856525965006641701</id><published>2009-02-03T21:27:00.001-08:00</published><updated>2009-02-03T21:27:58.487-08:00</updated><title type='text'>Inscriptions racistes de Tsahal, traitements inhumains des prisonniers : la « mission Mitchell » entre haine, abus et ruines Par Michele Giorgio Miche</title><content type='html'>&lt;table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;span class="titre" align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i class="texte"&gt; &lt;/i&gt;                                                &lt;/td&gt;                       &lt;td&gt; &lt;/td&gt;                     &lt;/tr&gt;                     &lt;tr&gt;                        &lt;td&gt;&lt;img src="http://ism-france.org/common/images/shim.gif" width="17" height="5" /&gt;&lt;/td&gt;                       &lt;td class="texte"&gt;&lt;span class="chapeau"&gt;&lt;br /&gt;                        « &lt;i&gt;Un million d’arabes : un de moins, au suivant des 999.999 &lt;/i&gt;». Les Samouni et les autres familles de Zaitoun qui ont eu des morts et blessés et leurs maisons détruites par la fureur de l’offensive israélienne « Plomb durci », doivent aussi supporter l’humiliation d’inscriptions humiliantes et racistes sur les murs des rares maisons restées debout dans leur quartier. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;                       &lt;br /&gt;                                                 "&lt;i&gt;Quand nous sommes retournés chez nous&lt;/i&gt; (à la fin de l’attaque, NDR) &lt;i&gt;nous avons vu ces inscriptions humiliantes.  Ce sont les soldats qui les ont laissées pour nous écraser encore une fois &lt;/i&gt;», a raconté Atef Samouni, un des survivants de la famille décimée par les tirs de mortier (29 morts, dont deux bébés et deux petites filles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’infanterie de Tsahal a quitté Gaza mais elle reste encore présente dans les maisons de Zaitoun et des autres quartiers de Gaza. « &lt;i&gt;Faites la guerre pas l’amour &lt;/i&gt;», « &lt;i&gt;Mort aux arabes&lt;/i&gt; », « &lt;i&gt;Les arabes doivent mourir &lt;/i&gt;», sont quelques unes des inscriptions trouvées dans les maisons. Pour le porte-parole de l’armée ceci ne serait pas la façon « &lt;i&gt;dont les soldats sont entraînés… Ça,&lt;/i&gt; a-t-il déclaré, &lt;i&gt;ça va à l’encontre du code éthique des forces armées &lt;/i&gt;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belles paroles mais pas un jour ne passe, depuis que « Plomb durci » est terminée, sans de nouvelles dénonciations palestiniennes d’abus et de violations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir (28 janvier 2008, NdT) des centres israéliens pour les droits de l’homme –parmi lesquels &lt;i&gt;Acri&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Betselem&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Médecins pour les droits humains &lt;/i&gt;et le &lt;i&gt;Comité public contre la torture&lt;/i&gt;- ont demandé au procureur militaire Avichai Mendelblit, et au procureur général Menachem Mazuz d’ouvrir une enquête sur le traitement inhumain subi par les Palestiniens faits prisonniers à Gaza ces dernières semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les centres relatent que dans certains cas, les détenus ont été gardés dans des fosses de 2-3 mètres de profondeur, menottés, les yeux bandés et laissés au froid pendant des heures. « &lt;i&gt;Nous étions à peu près 70 dans une fosse, avec des menottes et les yeux bandés&lt;/i&gt;, raconte  Majdi al Atar ; &lt;i&gt;nous n’avons rien mangé pendant deux jours et nous ne pouvions pas aller aux cabinets. Les soldats tabassaient ceux qui osaient poser des questions&lt;/i&gt; ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les détenus n’ont pas seulement souffert de la faim et du froid mais ont été amenés dans les zones de combat, souvent à côté des chars d’assaut et de l’artillerie, en violation à la loi internationale. &lt;i&gt;Betselem &lt;/i&gt;et les autres centres ont annoncé qu’ils présenteront rapidement un rapport sur les tortures subies par les prisonniers palestiniens pendant les interrogatoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris a protesté aussi, contre le traitement que l’armée israélienne a réservé au consul général français à Jérusalem, mardi dernier (27 janvier 2009, NdT) à Errez. Le Quai d’Orsay a convoqué hier (28 janvier 2009) l’ambassadeur israélien à qui il a présenté une protestation officielle. Le consul, Alain Rémy, ainsi que d’autres diplomates européens, était allé à Gaza pour évaluer la situation, en particulier de l’ouverture des passages, et examiner les dommages subis par les projets de développement financés par la France. Pour finir, le convoi est resté bloqué pendant plus de six heures à Errez, et le consul a déclaré que deux coups de feu ont même été tirés sur eux, en avertissement, de la part des soldats israéliens.&lt;br /&gt;C’est la deuxième fois, en peu de temps, que le consul français est entravé dans ses fonctions par Israël. Vendredi dernier, la police de frontière lui avait interdit pendant trois heures et demie de traverser le poste de contrôle de Bethléem et de rentrer à Jérusalem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ce climat, alourdi par les rumeurs d’attaques aériennes imminentes d’Israël contre Gaza et les tunnels souterrains entre Rafah et l’Egypte, en riposte apparemment à l’attaque mortelle il y a deux jours contre un soldat par une cellule palestinienne, qu’a commencé hier la visite en Israël et Cisjordanie de Georges Mitchell, émissaire du président étasunien Obama. Mitchell n’a pas dit grand chose mais il a souligné que la trêve à Gaza devra se fonder sur la fin de la contrebande des armes, comme le demande Israël. De son côté, Olmert a rappelé que les passages entre Israël et Gaza ne seront pas rouverts de façon permanente tant que ne sera pas résolu le cas du soldat Gilat Shalit, capturé il y a deux ans et depuis aux mains du Hamas. Jérusalem a été la seconde étape de Mitchell au Moyen-Orient après sa visite au Caire, où il a rencontré le président Moubarak. Les prochaines étapes dans la région sont, outre la Cisjordanie, la Jordanie et l’Arabie Saoudite.&lt;br /&gt;                      &lt;/td&gt;                       &lt;td&gt;&lt;img src="http://ism-france.org/common/images/shim.gif" width="10" height="5" /&gt;&lt;/td&gt;                     &lt;/tr&gt;                     &lt;tr&gt;                        &lt;td colspan="3"&gt;&lt;img src="http://ism-france.org/common/images/shim.gif" width="20" height="10" /&gt;&lt;/td&gt;                     &lt;/tr&gt;                                         &lt;tr&gt;                        &lt;td&gt; &lt;/td&gt;                       &lt;td class="texteEnbref" valign="bottom"&gt;&lt;span class="dateCommunique"&gt;Source&lt;/span&gt;                          :                                                  &lt;a href="http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090129/pagina/10/pezzo/240773/" class="mail" target="_blank"&gt;                          il manifesto                        &lt;/a&gt;                                                &lt;/td&gt;                       &lt;td&gt; &lt;/td&gt;                     &lt;/tr&gt;                                         &lt;tr&gt;                        &lt;td&gt; &lt;/td&gt;                       &lt;td class="texteEnbref" valign="top"&gt;&lt;span class="dateCommunique"&gt;Traduction&lt;/span&gt;                          :                          Marie-Ange Patrizio                      &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-6856525965006641701?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/6856525965006641701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/inscriptions-racistes-de-tsahal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6856525965006641701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6856525965006641701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/inscriptions-racistes-de-tsahal.html' title='Inscriptions racistes de Tsahal, traitements inhumains des prisonniers : la « mission Mitchell » entre haine, abus et ruines Par Michele Giorgio Miche'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-3835247955291517978</id><published>2009-02-03T21:21:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T21:23:21.571-08:00</updated><title type='text'>Sionisme: Les Nouveaux Nazis</title><content type='html'>&lt;div class="chapeau"&gt;     &lt;h3 class="access"&gt; Après la dernière manifestation du terrorisme d'état d'Israël contre Gaza, il est temps de donner au noyau dur des Sionistes d'Israël leur nom réel. Ce sont les Nouveaux Nazis. Comparatif photographique Régime Nazi Régime Sioniste &lt;/h3&gt;    &lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;         &lt;div class="photo top"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;      &lt;img src="http://www.planetenonviolence.org/photo/1187043-1542131.jpg?v=1232296698" alt="Les Nouveaux Nazis - Deux Actes Concrets De Solidarité Avec Gaza" title="Les Nouveaux Nazis - Deux Actes Concrets De Solidarité Avec Gaza" /&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div class="legende legende_1542131"&gt;             &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;            Connaissant la verité documentée sur la création d'Israël par le terrorisme Sioniste, et le nettoyage ethnique, et regardant - principalement grâce à Al Jazeera et Press TV des émissions en direct - la guerre contre Gaza, dernière manifestation du terrorisme d'état d'Israël, je suis arrivé à une conclusion. Il est temps de donner au noyau dur des Sionistes d'Israël leur nom réel. Ce sont les Nouveaux Nazis.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Les Européens et Américains auraient pu stopper les Nazis et éviter l'extermination de 6 millions de Juifs. Si les Européens et les Américains ne stoppent pas les Nouveaux Nazis, il est probable que cela finira par l'extermination de millions de Palestiniens.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Dans son livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"An Ethical Tradition Betrayed, The End Of Judaïsm" ( Une Tradition Ethique Trahie, La Fin Du Judaïsme),&lt;/span&gt; le Dc.Hajo G Meyer, un survivant de l'Holocauste Nazi (Auschwitz) a comparé la politique d'Israël - à l'époque en 2007 lorsque le livre a été publié - aux stades préliminaires de la persécution Nazie des Juifs d'Allemagne.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Il a insisté sur le fait qu'il ne cherchait pas à faire un parallèle entre l'actuelle politique d'Israël et la "fin de la partie" des Nazis- le massacre de six millions de Juifs Européens (et également le massacre de masse d'un grand nombre de Non Juifs).&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Il ne faisait seulement que d'essayer de montrer, écrivait-il, la "pente glissante" qui a finalement mené à la catastrophe, et la nécessité de "prévoir les conséquences possibles" d'une politique qui oppresse et marginalise les Palestiniens dans leur propre patrie.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Le Non Juif que je suis a le privilège d'avoir Hajo Meyer comme ami et je vient juste de lui parler. Aux vues de ce que les forces armées israéliennes font au dessus et dans la Bande de Gaza, je lui ai demandé s'il ne cherchait toujours pas à établir un parallèle entre la politique d'Israël et la "fin de la partie" des Nazis.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Il a répondu : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" c'est de plus en plus difficile de ne pas établir un parallèle"&lt;/span&gt;. Et il était d'accord que le moment était venu maintenant pour décrire le noyau dur des Sionistes d'Israël et ceux parmi les Israéliens qui obéissent à leurs ordres comme des "Nazis".&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Alors que nous discutions, j'ai ouvert un email d'un autre ami Juif. Il contenait des citations d'une déclaration faite hier par Sir Gerald Kaufman, membre de la Chambre Basse, le seul parlementaire Juif qui pendant de nombreuses années est resté fidèle à sa critique d'Israël.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Sa déclaration se terminait ainsi : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" N'est ce pas un fait indéniable qu'Olmert, Livni et Barak sont des tueurs en masse et des criminels de guerre ?"&lt;/span&gt; J'ai lu cela à Hajo. Il a dit, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Kaufman a raison. Tous les efforts doivent être entrepris maintenant pour que les dirigeants d'Israël soient jugés."&lt;/span&gt;       &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Bien sûr cela n'arrivera pas, alors comment la fin de leur partie pourrait-elle se dérouler ?      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Selon mon analyse, il n'y a aucun mystère quant au but réel d'Israël actuellement. C'est d'éliminer le Hamas du champ politique et militaire, pour améliorer les perspectives d'intimidation et de corruption du Président Abbas et de son Autorité Nationale collaboratrice de Palestine dominée par le Fatah, pour qu'ils acceptent les miettes tombant de la table du Sionisme - les miettes étant un retrait israélien de certaine parties de la Cisjordanie pour fournir aux Palestiniens deux ou trois Bandoustans qu'ils pourraient appeler un état s'ils le souhaitent.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Le Président Abbas serait -il effectivement prêt à s'accommoder de beaucoup moins qu'un retrait complet israélien de toute la Cisjordanie incluse Jérusalem Est Arabe ? La réponse devrait être "Non" car accepter cela serait trahir son propre peuple et ses 60 ans de lutte pour un minimum de justice acceptable.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Mais que se passerait-il s'il est pressé par le président Obama et sa secrétaire d'état Clinton, et si leur message soutenu par l'envoyé du Qartet, Tony Blair, était quelque chose comme ceci : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Vous devez être pragmatique. C'est le meilleur accord que vous Palestiniens puissiez obtenir."&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Obama et Clinton n'auraient pas besoin d'ajouter, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"parce que nous n'allons pas faire pression sur les Israéliens pour qu'ils fassent ce qu'ils ne veulent pas faire".&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Sous une telle pression, et celle également des régimes de l'actuel Ordre Arabe corrompu, répressif et impotent, ce n'est pas impossible que le Président Abbas cède complètement er accepte les miettes tombées de la table du Sionisme. Mais s'il le faisait, lui et ces miettes seraient rejetées par une vaste majorité du peuple palestinien occupé.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Alors quoi ?      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Israël crée un prétexte de guerre contre tous. Fin de partie. Un Holocauste par les Sionistes.      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;De mon point de vue, qu' Hajo Meyer partage, cela peut arriver sauf s'il y a suffisamment d'Israéliens et de Juifs dans le monde prêts à reconnaître qu'un terrible mal a été fait aux Palestiniens par le Sionisme (le noyau dur) au nom de tous les Juifs.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      L'édition américaine du livre d'Alan Hart : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Zionism: The Real Enemy of the Jews" - " Le Véritable Ennemi Des Juifs : Le Sionisme"&lt;/span&gt; sera publié en avril par Clarity Press, d'abord le premier volume (publication qui en comporte trois avec un possible quatrième) et dont le sous titre est : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"The False Messiah" -  "Le Faux Messie"&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Alan Hart 16/01/09 www.presstv.ir      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Ari Shavit, un commentateur réputé du journal Haaretz, qui était un fervent supporter de la "guerre juste" contre Gaza au début a écrit vendredi :&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Bombarder une institution de l'ONU ne doit jamais se faire, mais le faire le jour de la visite du Secrétaire Général de l'ONU va bien au delà de la démence. Le niveau de pression des forces armées israéliennes exercées sur Gaza peut pressurer le Hamas, mais est entrain de détruire Israël. Detruire son âme et son image. Le détruire sur les écrans de TV dans le monde, le détruire dans les salons de la communauté internationale..."&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      &lt;b&gt;Comparatif photographique Régime Nazi Régime Sioniste. Les photos parlent d'elles-mêmes. Faites les circuler SVP pour que le monde entier cesse de se culpabiliser faisant le jeu des Sionistes, laisse parler sa conscience devant les atrocités commises par les Sionistes contre le Peuple Palestinien et AGISSENT EN BOYCOTTANT ISRAEL&lt;/b&gt;      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      &lt;a class="liens" href="http://www.normanfinkelstein.com/article.php?pg=11&amp;amp;ar=2510"&gt;Visualiser le comparatif&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-3835247955291517978?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/3835247955291517978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/sionisme-les-nouveaux-nazis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/3835247955291517978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/3835247955291517978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/sionisme-les-nouveaux-nazis.html' title='Sionisme: Les Nouveaux Nazis'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-2553960188356968882</id><published>2009-02-02T16:32:00.000-08:00</published><updated>2009-02-02T16:42:37.110-08:00</updated><title type='text'>Crimes De Guerre D'Israël/Sanctions/Justice</title><content type='html'>Ouverture de Poursuites Judiciaires en Espagne Contre 7 Responsables Israéliens Suspectés De Crime Contre l'Humanité Commis en 2002 A Gaza &lt;div class="titre"&gt;    &lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;div id="para_1" class="para_1568029 resize"&gt;     &lt;div class="photo top"&gt;      &lt;a href="javascript:void(0)" rel="photo/grande-1205096-1568029.jpg?ibox" title="De Gche à Dte : Ben Eliezer, Halutz, Ya 'alon, Herzog, Almog, Eiland, Dichter"&gt;&lt;img src="http://www.planetenonviolence.org/photo/1205096-1568029.jpg?v=1233261174" alt="De Gche à Dte : Ben Eliezer, Halutz, Ya 'alon, Herzog, Almog, Eiland, Dichter" title="De Gche à Dte : Ben Eliezer, Halutz, Ya 'alon, Herzog, Almog, Eiland, Dichter" /&gt;&lt;/a&gt;      &lt;div class="legende legende_1568029"&gt;       De Gche à Dte : Ben Eliezer, Halutz, Ya 'alon, Herzog, Almog, Eiland, Dichter      &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div class="texte"&gt;      &lt;div class="access"&gt;             &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;         &lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;                Le 22 Juillet 2002, un avion de combat F-16 de l'armée de l'air israélienne a largué une bombe d'une tonne sur le quartier d'al-Daraj, une zone densément peuplée de Gaza dans le cadre de sa campagne d'assassinats extra judiciaires des responsables de la Résistance Palestinienne, pour éliminer un chef du Hamas, Salah Shehadeh. Celui ci a été tué ainsi que 14 civils palestiniens dont 9 enfants et 3 femmes, et 150 autres civils palestiniens ont été blessés.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Le Tribunal National Espagnol a accepté ce jeudi 29 Janvier la plainte déposée par le PCHR (Palestinian Center for Human Rights) contre le ministre de la défense en poste en 2002, Benjamin Ben Eliezer pour avoir donner le feu vert à des actions militaires, dont ces assassinats extra judiciaires, ayant entraînés la mort de civils palestiniens, ainsi que contre 6 autres responsables militaires et politiques israéliens. Répondant à cette nouvelle, Ben Eliezer a exprimer aucun remord concernant ces assassinats déclarant sur la chaîne TV israélienne Channel 2 : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" je n'ai pas de regret concernant la décision que j'ai prise de l'assassiner ( (Salah Shehadeh) alors que j'étais ministre de la défense."&lt;/span&gt; Israël avait commencé une vaste campagne d'assassinats de responsables palestiniens en 2000.      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Le juge espagnol, Fernando Andreu, a dit qu'il voyait un possible crime contre l'humanité dans l'attaque d'Israël ciblant Salah Shehadeh. Il agit dans le cadre d'une procédure qui autorise les poursuites judiciaires en Espagne pour des crimes contre l'humanité ou crimes de terrorisme ou génocide, même s'ils sont commis dans un autre pays. Le juge a déclaré que l'une des raisons pour laquelle il entamait les poursuites c'est qu'Israël n'avait pas répondu à sa demande d'information concernant l'attaque, et n'avait pas engagé de procédure judiciaire contre les 7 suspects. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Effectivement, nous sommes face à une attaque sur la population civile"&lt;/span&gt; a-t-il écrit. Il considère le bombardement comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;" clairement disproportionné et excessif"&lt;/span&gt; et dit que si l'enquête détermine que le but dés le départ était de cibler des civils innocents en plus de Shehadeh, il pourrait considérer des poursuites pour des charges bien plus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"sérieuses"&lt;/span&gt;. Le juge Andreu a demandé à Israël que les 7 suspects puissent être mis à la disposition de la justice espagnole pour interrogatoire.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Outre Ben Eliezer, figurent également sur la liste des responsables sionistes suspectés :      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Dan Halutz, ancien chef de l'armée de l'air,      &lt;br /&gt;      Moshe Ya 'alon, ancien chef d'état major,      &lt;br /&gt;      Michael Herzog, ancien conseiller militaire de Ben Eliezer,       &lt;br /&gt;      Doron Almog commandant dans l'armée de l'air,      &lt;br /&gt;      Giora Eiland, chef de la Sécurité Nationale,       &lt;br /&gt;      Avi Dichter, directeur du Shin Bet à l'époque, actuellement ministre de l'intérieur.      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      (Voir "portrait de famille" plus haut).      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Si le Tribunal rend un jugement les condamnant, les 7 israéliens inculpés pourraient être arrêtés en entrant sur le territoire espagnol, de même qu'une demande d'extradition pourrait être également déposée auprès d'un pays où ils séjournerait et qui a signé ce type d'accord avec l'Espagne..&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Outre l'Espagne, d'autres pays comme La Grande Bretagne, les Pays Bas, La Nouvelle Zélande ont également accepté de recevoir des plaintes contre des officiers israéliens.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;Cette décision du juge espagnol, Fernando Andreu, vient conforter ceux qui ont décidé de poursuivre en justice tous les responsables israéliens pour les crimes de guerre et contre l'humanité commis récemment dans la Bande de Gaza.&lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      &lt;b&gt;Contre la barbarie des dirigeants sionistes, nous répondons :  JUSTICE&lt;/b&gt;      &lt;br /&gt;            &lt;br /&gt;      Certaines photos sont tirées de  Kawther Salam Image Gallery http://www.kawther.info/       &lt;br /&gt;Kawther Salam est une journaliste palestinienne d'Hébron qui a du fuir et se réfugier en Autriche à Vienne car elle était systématiquement harcelée et persécutée par les colons et les soldats de l'armée israélienne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-2553960188356968882?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/2553960188356968882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/crimes-de-guerre-disraelsanctionsjustic.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2553960188356968882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2553960188356968882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/crimes-de-guerre-disraelsanctionsjustic.html' title='Crimes De Guerre D&apos;Israël/Sanctions/Justice'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-3624624997256924308</id><published>2009-02-02T16:31:00.000-08:00</published><updated>2009-02-02T16:32:24.326-08:00</updated><title type='text'>Une première: un grand quotidien britannique pointe du doigt l'influence du lobby sioniste sur la BBC</title><content type='html'>&lt;div class="photo top"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;      &lt;img src="http://www.alterinfo.net/photo/1209666-1574823.jpg?v=1233576331" alt="Une première: un grand quotidien britannique pointe du doigt l'influence du lobby sioniste sur la BBC" title="Une première: un grand quotidien britannique pointe du doigt l'influence du lobby sioniste sur la BBC" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="legende legende_1574823"&gt;             &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div class="photo left"&gt; &lt;div id="mod_211512_pub" class="mod_211512_pub"&gt;   &lt;div class="cel1"&gt;&lt;div class="fullmod"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div class="texte"&gt;      &lt;div class="access"&gt;       Quand j'écrivais que &lt;a href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/eh-oui-les-temps-changent-pour-lentit.html#links"&gt;les temps changent&lt;/a&gt; pour l’entité sioniste, je ne croyais pas si bien dire. L’affaire du &lt;a href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/la-participation-de-chanes-tlvises.html#links"&gt;refus par la BBC&lt;/a&gt; de diffuser un appel à dons humanitaires pour Gaza ravagée par la terreur sioniste a fait &lt;a href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/y-t-il-un-etat-dans-letat-en-grande.html#links"&gt;grand bruit Outre Manche&lt;/a&gt;. En effet, des députés mais aussi des ministres ( !) avaient fait part à cette entreprise de leur indignation et de leur scepticisme quant aux arguments que sa direction avançait pour expliquer ce refus.&lt;br /&gt;Je vous avais dit que la BBC n’était certainement pas le seul groupe médiatique à incriminer puisque les télévisions dépendant du groupe de Rupert Murdoch n’étaient en réalité pas favorables non plus à la diffusion de cet appel à donner pour Gaza.&lt;br /&gt;J’avais pointé la responsabilité du lobby sioniste dans cette affaire. Il est vrai que, parler de ce lobby chez les pro Palestiniens est courant. On en parle dans des réunions, dans des médiats plus ou moins confidentiels mais on n'en entend jamais parler dans les journaux de grande diffusion ni dans les radios ou télévision qui captent l’attention du grand public.&lt;br /&gt;A croire que ce lobby est quelque chose que nous, ou les Palestiniens, avons inventé.&lt;br /&gt;Sauf que ceux qui fréquentent la presse sioniste savent que ce n’est pas une invention et qu’e les sionistes n’hésitent pas tantôt à se vanter de leur pouvoir de pression.&lt;br /&gt;Et sauf que l’affaire de la BBC a permis pour la première fois à un journal londonien à grand tirage de s’exprimer ouvertement sur le rôle de ce lobby.&lt;br /&gt;L’article que je vous propose vaut son pesant d’or, il est d’une nature inédite en Europe. Il traduit le courage retrouvé de certains journalistes choqués par la sauvagerie sioniste mais également, à n’en pas douter, des frictions de plus en plus importantes au niveau des sphères dirigeantes britanniques ; un affrontement entre ceux qui sont domestiqués par le lobby sioniste et ceux qui veulent affranchir leur pays de son influence.&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.thisislondon.co.uk/standard/article-23628970-details/The+secret+report+at+heart+of+BBC%C2%92s+Gaza+paranoia/article.do"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;Le rapport secret au cœur de la paranoïa de la BBC sur Gaza&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0); font-size: 85%;"&gt;Par Keith Dovkants, Evening Standard (UK) 27 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Enfoui quelque part au fond des entrailles de la BBC, se trouve un document top secret qui pourrait expliquer beaucoup de choses sur la décision de l’entreprise de boycotter l’appel à dons en faveur de Gaza. Il s’agit du rapport Balen qui n’a été porté à la connaissance que de quelques personnes du sommet de la hiérarchie de la BBC.&lt;br /&gt;Ils avaient chargé Malcolm Balen, un directeur de rédaction, d’enquêter sur des allégations selon lesquelles la couverture par la BBC du conflit israélo-palestinien était biaisée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Balen a examiné des centaines d’heures d’émissions, télé ou radio diffusées, et en a analysé le contenu minute par minute, s’intéressant souvent aux phrases et au choix du vocabulaire de tel ou tel journaliste. Il a ensuite rendu ses conclusions dans un rapport de 20 000 mots. Si les dirigeants de la BBC s’attendaient à un bilan de santé satisfaisant, ils furent déçus. Les conclusions de Balen, diffusées de manière très restrictive fin 2004, étaient effrayantes.&lt;br /&gt;En dépit du secret, il y a eu des fuites, notamment au sujet de la conclusion de Balen selon laquelle les reportages de la BBC sur le Moyen-Orient étaient biaisés en défaveur d’Israël.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’importance de cette conclusion peut être difficilement surestimée. Indépendamment de son obligation légale d’impartialité, la BBC s’efforce depuis des années de parer à des allégations selon lesquelles ses reportages favoriseraient les Palestiniens. Assertions qui se sont combinées avec des critiques sur un penchant à gauche de la BBC qui minerait sa légitimité en dissimulant un agenda libéral [&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuple_de_gauche#Cas_particulier_du_lib.C3.A9ralisme_anglo-saxon"&gt;de gauche dans l’acception britannique&lt;/a&gt;].&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt; Les dirigeants de la BBC ordonnèrent la mise au placard du rapport Balen. Quand une démarche fut entreprise pour rendre publiques ses conclusions aux termes des lois sur la liberté de l’information, la BBC dépensa 200 000 Livres dans une action en justice pour le conserver au secret.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le rapport Balen aurait difficilement pu être réalisé à un pire moment. Ses conclusions furent rendues alors que la BBC essayait d’oublier l’agitation engendrée par l’enquête Hutton. Greg Dyke, le PDG de l’entreprise avait été poussé à la démission en raison de ce que Lord Hutton avait considéré comme un problème de reportage tendancieux, même si la plupart des journalistes pensaient que c’est Lord Hutton qui était dans l’erreur [voir affaire &lt;a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/kelly/acteurs.html"&gt;David Kelly&lt;/a&gt;].&lt;br /&gt;Pendant ces jours mornes de 2004, le rapport fut perçu comme presque anecdotique par les grand patrons de la BBC. Ce qui posait vraiment problème, d’était que des positions pratiquement inexpugnables avaient été démolies par des allégations d’insuffisance journalistique. Les nouvelles têtes dirigeantes de l’entreprise, dont le PDG Mark Thompson, venaient de recevoir une dure leçon. Ils ne souffriraient pas le même sort que Greg Dyke. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En 2005, Thompson s’envola pour Jérusalem et rencontra Ariel Sharon, le premier ministre de l’époque, Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien. Il leur assura que les informations de la BBC seraient d’une impartialité absolue. A son retour à Londres, l’entreprise mit en place le régime d’information sur le Moyen-Orient actuellement en vigueur et qui, ils sont nombreux à le croire, a influencé la décision de refuser de diffuser l’appel aux dons en faveur de Gaza.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Selon des sources internes à l’entreprise, les tensions relatives à la couverture journalistique du conflit israélo-palestinien ont induit un état proche de la psychose chez les cadres et ceux qui définissent la politique de la BBC. Une source interne a déclaré à l’Evening Standard : «Ils sont morts de trouille. Les décrire comme des poulets décapités qui courent en long et en large donnerait encore une trop forte impression d’ordre et de cohésion. Ils se terrent dans les recoins. La peur est palpable. » &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Comment en est-on arrivé là ? L’opinion d’un certain nombre de vieux routiers de la BBC est que les pressions d’Israël et de ses partisans ont engendré de la nervosité et conduit les dirigeants de l’exécutif et les chefs de rédaction à surcompenser devant les allégations de biais pro palestinien. Un ancien rédacteur en chef déclare : « Tout ce que nous faisions était sujet à controverse. Il y avait un formidable lobby soutenant Israël et les courriers affluaient. La pression était énorme.»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le sentiment que les journalistes de la BBC favorisaient le côté palestinien a été conforté par plusieurs incidents bien connus dont l’entreprise a dû se saisir. En 2004, au moment même où Balen fixait l’orthodoxie chez les responsables éditoriaux, Barbara Plett, une journaliste expérimentée qui exerçait comme correspondante de la BBC à Jérusalem, participa à une émission "From Our Own Correspondent".&lt;br /&gt;Plett, qui avait couvert le siège des bureaux de Yasser Arafat en Cisjordanie, témoignait sur le transfert en hélicoptère vers un hôpital d’Arafat qui était en fin de vie. Elle avait déclaré : « Quand l’hélicoptère transportant le vieil homme frêle s’est élevé au dessus de l’immeuble en ruines, je mes suis mise à pleurer... »&lt;br /&gt;Ses propos en avaient scandalisé certains, notamment parmi les israéliens et les Juifs qui se souvenaient d’Arafat comme d’un ennemi, indigne de sympathie. Les plaintes affluèrent, mais la BBC les rejeta – dans un premier temps. La pression s’accrut et près d’un an après l’émission, la commission des plaintes des gouverneurs de la BBC décidait que les paroles de Plett avaient outrepassé « les critères d’impartialité.»&lt;br /&gt;Helen Boaden, directrice de l’information avait qualifié cet épisode « d’erreur éditoriale. » Mme Boaden est une des personnes qui a conseillé le PDG, Thompson, sur la décision relative à l’appel aux dons pour Gaza.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’affaire Plett était intervenue juste après la plainte à la BBC du gouvernement israélien affirmant qu'Orla Guerin, sa correspondante au Moyen-Orient, était coupable « d’être à la limite de l’antisémitisme » dans un reportage sur un candidat à l’attentat suicide. Guérin irritait depuis longtemps les Israéliens. Cette correspondante Irlandaise s’était tournée vers le journalisme après avoir perdu une élection avec le parti travailliste à Dublin en 1994 et elle rejoignit la BBC après des débuts prometteurs à RTE, la radiotélévision irlandaise.&lt;br /&gt;En 2002, Guerin avait affirmé avoir été visée par des soldats Israéliens qui, disait-elle, lui avaient délibérément tiré dessus pendant une manifestation à Bethléem. Un an plus tard, Israël boycottera la BBC en l’accusant de «profond parti pris» dans ses reportages. Puis, pendant la guerre au Liban en 2006, elle fut accusée de fausses informations pour avoir affirmé qu’une ville proche de la frontière israélienne avait été «anéantie» par les forces israélienne. « Je n’ai pas vu un seul bâtiment qui n’est pas endommagé d’une manière ou d’une autre, » avait-elle déclaré.&lt;br /&gt;Mais Alex Thomson, qui rendait compte le même jour pour Channel 4 au sujet de la même ville, &lt;a href="http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/specialsession/photos-ci-lebanon/Cultural%20and%20historical%20property/index.htm"&gt;Bint Jbeil&lt;/a&gt;, &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;présentait une&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/gallery/2006/07/31/GA2006073100942_index_frames.htm?startat=1"&gt;approche différente&lt;/a&gt;. &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Il indiquait que les faubourgs de la ville «n’ont&lt;/span&gt; &lt;a href="http://flickr.com/photos/arabist/204005509/in/set-72157594220274845/"&gt;pratiquement&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/specialsession/photos-ci-lebanon/Cultural%20and%20historical%20property/index.htm"&gt;pas été touchés&lt;/a&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;par l’attaque israélienne.»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Si on est neutre, les différences entre les deux versions peuvent sembler mineures. Mais dans le contexte du conflit israélo-palestinien et des passions qu’il génère, une divergence mineure entraîne presque toujours l’accusation de parti pris en faveur d’une faction ou d’une autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Jeremy Bowen, le rédacteur en chef pour le Moyen-Orient de la BBC, est considéré comme un des joyaux de l’entreprise, un journaliste et présentateur de grand talent qui a traité des sujets dans 70 pays. Ses reportages sur l’incursion dans Gaza et les terribles pertes civiles ont été des modèles d’impartialité sans jamais perdre le sens de l’humanité qu’on lui connaît.&lt;br /&gt;Pourtant, Bowen a lui aussi ressenti la pression des partisans d’Israël. En 2000, il avait couvert le retrait israélien du Liban. Comme d’habitude, il avait beaucoup d’avance sur ceux d’entre nous qui suivaient cette affaire et, le 23 mai, alors que les Israéliens évacuaient sous le couvert de blindés et de chasseurs-bombardiers, Bowen et son équipe s’étaient arrêtés pour filmer près de la frontière israélienne. Il était avec son chauffeur et mécanicien Abed Takkoush, un personnage très connu et très populaire chez les journalistes à Beyrouth. Abed travaillait pour la BBC depuis le début de la guerre civile libanaise en 1975 et Bowen et lui se connaissaient bien.&lt;br /&gt;Près de la frontière, Bowen et son cameraman sortirent de la Mercedes d’Abed pour filmer. Quand ils furent à environ une cinquantaine de mètres de la voiture, un tank israélien fit feu sur le véhicule, le transformant en boule de feu. Abed parvint à s’en extraire par la fenêtre mais il décéda quelques minutes après.&lt;br /&gt;Bowen a mené une longue et difficile campagne pour que justice soir rendue à cet homme et à sa famille. Il pense que les Israéliens avaient délibérément visé des civils, un crime de guerre selon les conventions internationales.&lt;br /&gt;Les Israéliens ont dit que c’était une erreur tragique. A ce jour personne n’a été sanctionné pour ce fait. Sauf, peut-être, Bowen. Malgré sont perfectionnisme reconnu en matière d’objectivité, Andrew Balcombe, président de la Fédération Sioniste, avait écrit à la BBC en exigeant la nomination d’un nouveau rédacteur en chef pour le Moyen-Orient. Bowen ne pouvait pas être impartial, disait-il, parce que l’incident avec Abed Takkoush pouvait avoir contaminé (ses) opinions au sujet d’Israël... »&lt;br /&gt;On créditera le BBC d’avoir résisté aux pressions et Bowen est resté une de ses valeurs sûres de la rédaction Moyen-Orient. Mais à quelles pressions a-t-elle cédé ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Leon Barkho, un universitaire Suédois, est sur le point de publier en Grande Bretagne un livre intitulé « La BBC et le Moyen Orient. Ce livre est le fruit d’années de recherches sur la manière dont les grandes organisations médiatiques conduisent leurs politiques éditoriales. Barkho est convaincu que les informations de la BBC ont été orientées de sorte à éviter de déranger Israël.&lt;br /&gt;« J’ai enquêté là-dessus et je suis convaincu que cette politique est dictée au sommet à cause de son énorme caractère sensible, » affirme-t-il. La BBC traite du conflit Israël-Palestine comme elle ne le fait pour aucun autre sujet. Le message est : ne pas se mettre les Israéliens à dos. » Il veut prouver son point de vue par des révélations sur le module de formation interne de la BBC à l’intention des journalistes qui couvrent le Moyen-Orient. On instruit les journalistes de respecter une série de règles basées sur ce que Barkho appelle un «glossaire,» un ensemble de mots et de phrases que les journalistes doivent utiliser – ou éviter d’utiliser.&lt;br /&gt;« Seulement 24 de ces mots ont été rendus publics, » dit-il. « Le reste est confidentiel. » Il indique avoir vu le glossaire dans son intégralité et affirme qu’il conforte sa perception de la politique de la BBC comme visant à ne pas provoquer Israël.&lt;br /&gt;« Les instructions données aux journalistes sont claires, » dit-il. « C’est : ne dites pas les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas une politique qui encourage l’impartialité, elle est biaisée dès le tout début.»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les 24 mots et phrases des règles du reportage que la BBC a accepté de rendre publics semblent assez inoffensifs, mais même là, certains discernent un sentiment de paranoïa. Les journalistes sont instruits d’éviter d’utiliser « assassinat » mais plutôt « killing » [qui se traduit aussi par assassinat] et, s’agissant de Gaza, d’éviter le mot « occupation » au profit de « présence militaire permanente. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mark Thompson et ses collègues peuvent être soulagés par le fait que la présence des protestataires qui ont organisé un sit-in devant les locaux de la BBC la nuit passée était seulement provisoire et pourrait difficilement qualifiée « d’occupation ».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la suppression de ces mots ne fait rien pour dissiper le sentiment d’une entreprise en état de siège.      &lt;/div&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-3624624997256924308?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/3624624997256924308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/une-premiere-un-grand-quotidien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/3624624997256924308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/3624624997256924308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/une-premiere-un-grand-quotidien.html' title='Une première: un grand quotidien britannique pointe du doigt l&apos;influence du lobby sioniste sur la BBC'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-6041881097945029373</id><published>2009-02-01T14:12:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T14:13:45.587-08:00</updated><title type='text'>Les dirigeants israéliens sont des fascistes Albert Einstein</title><content type='html'>&lt;b&gt;Les dirigeants israéliens sont des fascistes&lt;/b&gt;              &lt;table width="95%" align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;         &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td&gt; &lt;span class="auteur"&gt;Albert Einstein&lt;/span&gt;    &lt;/td&gt;                    &lt;/tr&gt;       &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;                &lt;table width="95%" align="center" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;            &lt;td class="txtnormal"&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td class="intro"&gt;     &lt;div align="justify"&gt; Lettre adressée au New-York Times par Albert Einstein et d'autres (voir la liste ci-dessous) au sujet de Begin et d'Israel. &lt;/div&gt;           &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td class="txtnormal"&gt; &lt;/td&gt;         &lt;/tr&gt;         &lt;tr&gt;            &lt;td class="txtnormal"&gt;     &lt;div align="justify"&gt;               A l'éditeur du New-York Times&lt;br /&gt;New York, 2 Dec. 1948&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l'Etat nouvellement créé d'Israël, l'apparition du "Parti de la Liberté" (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a été formé par les membres et partisans de l'ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d'Extrème-Droite et nationaliste en Palestine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux Etats-Unis est évidemment calculée pour donner l'impression d'un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est inconcevable que ceux qui s'opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu'il représente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant que des dommages irréparables ne soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l'impression en Palestine qu'une grande partie de l'Amérique soutient des éléments fascistes en Israel, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd'hui ils parlent de liberté, de démocratie et d'anti-impérialisme, alors que jusqu'à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l'Etat Fasciste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère. De ses actions passées nous pouvons juger ce qu'il pourrait faire à l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attaque d'un village Arabe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple choquant fût leur comportement dans le village Arabe de Deir Yassine &lt;br /&gt;&lt;http: org="" news="" id="2630&amp;amp;type=analyse&amp;amp;lesujet=Histoire"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce village, à l'écart des routes principales et entouré par des terres Juives, n'avait pas pris part à la guerre et avait même combattu des bandes arabes qui voulaient utiliser comme base le village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 9 Avril, d'après le New-York Times, des bandes de terroristes ont attaqué ce village paisible, qui n'était pas un objectif militaire dans le combat, ont tué la plupart de ses habitants - 240 hommes, femmes et enfants - et ont maintenu quelques uns en vie pour les faire défiler comme captifs dans les rues de Jérusalem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majeure partie de la communauté juive a été horrifiée par cet acte,et l'Agence Juive a envoyé un télégramme d'excuses au Roi Abdullah de Trans-Jordanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les terroristes, loin d'avoir honte de leurs actes, étaient fiers de ce massacre, l'ont largement annoncé et ont invité tous les correspondants étrangers présents dans le pays à venir voir les tas de cadavres et les dégâts causés à Deir Yassin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'incident de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un mélange d'ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme d'autres partis fascistes, ils ont été utilisés pour casser les grèves et ont eux-même encouragé la destruction des syndicats libres. Dans leur Convention, ils ont proposé les syndicats de corporation sur le modèle fasciste italien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors des dernières années de violences sporadiques anti-Britanniques, l'IZL et le groupe Stern ont inauguré le règne de la terreur parmi la communauté juive de Palestine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des professeurs ont été battus pour s'être exprimés contre eux, des adultes ont été abattus pour ne pas avoir laissé leurs enfants les rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par des méthodes de gangsters, des tabassages, des bris de fenêtres et des vols largement répandus, les terroristes ont intimidé la population et ont exigé un lourd tribut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes du Parti de la Liberté n'ont pas pris part aux accomplissements constructifs en Palestine. Ils n'ont repris aucune terre, n'ont construit aucune colonie et ont seulement amoindri l'activité de la Défense Juive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leurs efforts dans l'immigration, très divulgués, étaient minutieux et consacrés principalement à faire venir des compatriotes fascistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contradictions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les contradictions entre les affirmations "en or" faites actuellement par Begin et son Parti et les rapports de leur performance passée en Palestine donnent l'impression d'un parti politique peu ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la marque indubitable d'un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes ainsi que les Britanniques) et les fausses déclarations sont des moyens, et dont un "Etat Leader" est l'objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la lumière des observations précédentes, il est impératif que la vérité au sujet de M. Begin et de son mouvement soit connue dans ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est encore plus tragique que la haute direction du Sionisme américain ait refusé de faire campagne contre les efforts de Begin, ou même d'exposer à ses propres éléments les dangers pour Israel que représente le soutien à Begin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soussignés prennent donc ces moyens pour présenter publiquement quelques faits frappants au sujet de Begin et de son parti et pour recommander à tous ceux qui sont concernés de ne pas soutenir cette dernière manifestation du fascisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ISIDORE ABRAMOWITZ,&lt;br /&gt;HANNAH ARENDT,&lt;br /&gt;ABRAHAM BRICK,&lt;br /&gt;RABBI JESSURUN CARDOZO,&lt;br /&gt;ALBERT EINSTEIN,&lt;br /&gt;HERMAN EISEN, M.D.,&lt;br /&gt;HAYIM FINEMAN,&lt;br /&gt;M. GALLEN, M.D.,&lt;br /&gt;H.H. HARRIS,&lt;br /&gt;ZELIG S. HARRIS,&lt;br /&gt;SIDNEY HOOK,&lt;br /&gt;FRED KARUSH,&lt;br /&gt;BRURIA KAUFMAN,&lt;br /&gt;IRMA L. LINDHEIM,&lt;br /&gt;NACHMAN MAJSEL,&lt;br /&gt;SEYMOUR MELMAN,&lt;br /&gt;MYER D.&lt;br /&gt;MENDELSON, M.D.,&lt;br /&gt;HARRY M. ORLINSKY,&lt;br /&gt;SAMUEL PITLICK,&lt;br /&gt;FRITZ ROHRLICH,&lt;br /&gt;LOUIS P. ROCKER,&lt;br /&gt;RUTH SAGER,&lt;br /&gt;ITZHAK SANKOWSKY,&lt;br /&gt;I.J. SHOENBERG,&lt;br /&gt;SAMUEL SHUMAN,&lt;br /&gt;M. ZNGER,&lt;br /&gt;IRMA WOLPE,&lt;br /&gt;STEFAN WOLPE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commentaires de Qumsiyeh :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Herut est le précurseur du parti israélien du Likud (conformément à l'idéologie de Vladimir Jabotinsky).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Begin (un terroriste recherché) est devenu plus tard le Premier Ministre d'Israel (Likud) et sous son gouvernement, des dizaines de milliers de civils libanais et palestiniens ont été tuées dans les années 80.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les successeurs de Menachem Begin au Likud (et en tant que premiers ministres israéliens) dont Netanyahu et Sharon sont responsables d'innombrables autres décès de civils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que les auteurs mentionnent les excuses de l'Agence Juive "envoyée au Roi Abdullah" qui n'est pas même Palestinien, des recherches postérieures démontrent la participation de la Hagannah et de l'Agence Juive dans le massacre de Deir Yassin ainsi que la participation de l'Agence Juive et du Fonds National Juif dans le nettoyage ethnique &lt;/span&gt;    &lt;http: org="" news="" id="3921&amp;amp;type=analyse&amp;amp;lesujet=Histoire"&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;02/03/2008, Qumsiyeh&lt;br /&gt;http://www.qumsiyeh.org/  &lt;br /&gt;Traduction : MG pour ISM http://ism-france.org/news/article.php?id=4278&amp;amp;type=analyse&amp;amp;lesujet=Racisme            &lt;/span&gt;&lt;/http:&gt;&lt;/http:&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-6041881097945029373?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/6041881097945029373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/les-dirigeants-israeliens-sont-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6041881097945029373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6041881097945029373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/les-dirigeants-israeliens-sont-des.html' title='Les dirigeants israéliens sont des fascistes Albert Einstein'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-2820778037513790815</id><published>2009-02-01T14:09:00.001-08:00</published><updated>2009-02-01T14:09:56.932-08:00</updated><title type='text'>Robert Fisk’s World: When did we stop caring about civilian deaths during wartime?</title><content type='html'>&lt;p class="tagline"&gt;&lt;!--proximic_content_on--&gt;The mere monitoring of bloody conflict assumes precedence over human suffering&lt;!--proximic_content_off--&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;             &lt;!--proximic_content_on--&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; I wonder if we are "normalising" war. It's not just that Israel has    yet again got away with the killing of hundreds of children in Gaza.  &lt;/p&gt; &lt;!--proximic_content_off--&gt;                      &lt;!--proximic_content_on--&gt;             &lt;p&gt; And after its own foreign minister said that Israel's army had been allowed to "go    wild" there, it seems to bear out my own contention that the Israeli "Defence    Force" is as much a rabble as all the other armies in the region. But    we seem to have lost the sense of immorality that should accompany conflict    and violence. The BBC's refusal to handle an advertisement for Palestinian    aid was highly instructive. It was the BBC's "impartiality" that    might be called into question. In other words, the protection of an    institution was more important than the lives of children. War was a    spectator sport whose careful monitoring – rather like a football match,    even though the Middle East is a bloody tragedy – assumed precedence over    human suffering. &lt;/p&gt; &lt;p&gt; I'm not sure where all this started. No one doubts that the Second World War    was a bloodbath of titanic proportions, but after that conflict we put in    place all kinds of laws to protect human beings. The International Red Cross    protocols, the United Nations – along with the all-powerful Security Council    and the much ridiculed General Assembly – and the European Union were    created to end large-scale conflict. And yes, I know there was Korea (under    a UN flag!) and then there was Vietnam, but after the US withdrawal from    Saigon, there was a sense that "we" didn't do wars any more.    Foreigners could commit atrocities en masse – Cambodia comes to mind – but    we superior Westerners were exempt. We didn't behave like that.    Low-intensity warfare in Northern Ireland, perhaps. And the Israeli-Arab    conflict would grind away. But there was a feeling that My Lai had been put    behind us. Civilians were once again sacred in the West. &lt;/p&gt; &lt;p&gt; I'm not sure when the change came. Was it Israel's disastrous invasion of    Lebanon in 1982 and the Sabra and Chatila massacre by Israel's allies of    1,700 Palestinian civilians? (Gaza just missed that record.) Israel claimed    (as usual) to be fighting "our" "war against terror" but    the Israeli army is not what it's cracked up to be and massacres (Qana comes    to mind in 1996 and the children of Marwahine in 2006) seem to come attached    to it. And of course, there's the little matter of the Iran-Iraq war between    1980 and 1988 which we enthusiastically supported with weapons to both    sides, and the Syrian slaughter of thousands of civilians at Hama and... &lt;/p&gt; &lt;p&gt; No, I rather think it was the 1991 Gulf War. Our television lads and lasses    played it for all it was worth – it was the first war that had "theme"    music to go with the pictures – and when US troops simply smothered alive    thousands of Iraqi troops in their trenches, we learned about it later and    didn't care much, and even when the Americans ignored Red Cross rules to    mark mass graves, they got away with it. There were women in some of these    graves – I saw British soldiers burying them. And I remember driving up to    Mutla ridge to show a Red Cross delegate where I had seen a mass grave dug    by the Americans, and he looked at the plastic poppy an American had    presumably left there and said: "Something has happened." &lt;/p&gt; &lt;p&gt; He meant that something had happened to international law, to the rules of    war. They had been flouted. Then came Kosovo – where our dear Lord Blair    first exercised his talents for warmaking – and another ream of slaughter.    Of course, Milosevic was the bad guy (even though most of the Kosovars were    still in their homes when the war began – their return home after their    brutal expulsion by the Serbs then became the war aim). But here again, we    broke some extra rules and got away with it. Remember the passenger train we    bombed on the Surdulica bridge – and the famous speeding up of the film by    Jamie Shea to show that the bomber had no time to hold his fire? (Actually,    the pilot came back for another bombing run on the train when it was already    burning, but that was excluded from the film.) Then the attack on the    Belgrade radio station. And the civilian roads. Then the attack on a large    country hospital. "Military target," said Jamie. And he was right.    There were soldiers hiding in the hospital along with the patients. The    soldiers all survived. The patients all died. &lt;/p&gt; &lt;p&gt; Then there was Afghanistan and all that "collateral damage" and    whole villages wiped out and then there was Iraq in 2003 and the tens of    thousands – or half a million or a million – Iraqi civilians killed. Once    more, at the very start, we were back to our old tricks, bombing bridges and    radio stations and at least one civilian estate in Baghdad where "we"    believed Saddam was hiding. We knew it was packed with civilians    (Christians, by chance) but the Americans called it a "high risk"    operation – meaning that they risked not hitting Saddam – and 22 civilians    were killed. I saw the last body, that of a baby, dug from the rubble. &lt;/p&gt; &lt;p&gt; And we don't seem to care. We fight in Iraq and now we're going back to fight    in Afghanistan again and all the human rights and protections appear to have    vanished once more. We will destroy villages and we will find that the    Afghans hate us and we will form more criminal militias – as we did in Iraq    – to fight for us. The Israelis organised a similar militia in their    occupation zone in southern Lebanon, run by a crackpot Lebanese army major.    But now their own troops "go wild". And the BBC is worried about    its "impartiality"? &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-2820778037513790815?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/2820778037513790815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/robert-fisks-world-when-did-we-stop.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2820778037513790815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2820778037513790815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/robert-fisks-world-when-did-we-stop.html' title='Robert Fisk’s World: When did we stop caring about civilian deaths during wartime?'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-770269162887119180</id><published>2009-02-01T13:49:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T14:03:44.843-08:00</updated><title type='text'>Moi, bouclier humain du Hamas</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img src="http://www.alterinfo.net/photo/1208258-1572691.jpg?v=1233492631" alt="Moi, bouclier humain du Hamas" title="Moi, bouclier humain du Hamas" /&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div class="photo top"&gt;&lt;div class="legende legende_1572691"&gt;             &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div class="photo left"&gt; &lt;div id="mod_211512_pub" class="mod_211512_pub"&gt;   &lt;div class="cel1"&gt;&lt;div class="fullmod"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;                   &lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Non, ce n'est pas le hamas qui utilise des civils comme boucliers humains. Ce sont en réalité les sionistes qui sont adeptes de cette pratique et l'exemple proposé ci-dessous vient encore documenter ce fait&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;a href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/boucliers-humains-piqre-de-rappel.html#links"&gt;&lt;em&gt;attesté&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;par&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;a href="http://mounadil.blogspot.com/2009/01/sur-lutilisation-des-civils-comme.html#links"&gt;&lt;em&gt;ailleurs&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;Ce témoignage d'un protagoniste involontaire des combats dans la bande de gaza est instructif. Il nous rappelle la disproportion de force entre d'une part des terroristes sionistes équipés entre autres d'artillerie et d'hélicoptères dotés de missiles et, d'autre part les résistants Palestiniens essentiellement équipés d'armes légères.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;Le témoin -bouclier humain qui rapporte la mort de trois militants du Hamas nous permet de constater l'ampleur des moyens mis en oeuvre pour éliminer trois jeunes combattants assiégés. Et la manière dont ils seront finalement tués, enterrés vivants dans une maison rasée par un bulldozer.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;Je ne sais pas si les Nazis utilisaient ce genre de méthodes. Je ne crois pas.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;Par témoin-bouclier humain interposé, The Independent veut nous faire comprendre que les militants du hams avaient eu tort de se retrancher dans un secteur civil. Oui, les militants du Hamas devraient faire la guerre comme au XIXème siècle, se mettre en ligne sur un champ découvert face aux gangsters sionistes et les canarder à coup d'artillerie, de F16 et de blindés (et vice-versa).&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;Le problème est que le Hamas n'a ni blindés, ni avions, ni artillerie. C'est-à-dire qu'il faudrait que les membres du Hamas se suicident (ce qui, du point de vue sioniste serait la moindre des choses car, selon eux, les militants du Hamas n'aiment que la mort alors que les sionistes aiment la vie).&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;em&gt;Et ce ne sont certainement pas les militants du Hamas qui sont en mesure de choisir le lieu des combats; ce lieu leur a été imposé, c'est la prison dans laquelle sont concentrés plus d'un million de Palestiniens.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;&lt;em&gt;s&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 102, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/my-terror-as-a-human-shield-the-story-of-majdi-abed-rabbo-1520420.html"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;Moi, bouclier humain terrorisé : l’histoire de Majdi Abed Rabbo&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;par &lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Donald McIntyre&lt;/span&gt; à Jabalya, Gaza &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Independent&lt;/span&gt; (UK)&lt;/span&gt; 30 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Alors que la bataille faisait rage dans Gaza, des soldats israéliens ont forcé Majdi Abed Rabbo à risquer sa vie en tant qu'intermédiaire dans leur chasse contre trois combattants de Hamas. Voici son histoire… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après une autre fusillade intense de 45 minutes, Majdi Abed Rabbo s’est vu ordonner une fois de plus de négocier un trajet dangereux à travers le toit déjà sérieusement endommagé de sa maison, passant par une béance dans le mur avant de descendre lentement vers le premier étage de la maison mitoyenne en ruines. Ne sachant pas si les hommes étaient morts ou vivants, il cria pour la deuxième fois ce jour là : « Je suis Majdi. N’ayez pas peur. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les trois hommes –munis de fusils Kalachnikov AK-47, en tenues camouflées et portant des bandeaux marqués de l’insigne des brigades Izzedine el Qassam – étaient toujours vivants, mais l’un d’entre eux, sévèrement blessé, persuada M. Abed Rabbo de serrer son bandage improvisé autour de son bras droit. Le plus jeune, 21 ans peut-être – se tenait à couvert derrière une pièce de maçonnerie effondrée d’où il pouvait voir les soldats Israéliens qui avaient envoyé le visiteur. M. Abed Rabbo leur dit avec nervosité : « Ils m’ont renvoyé pour que je puisse récupérer vos armes. Ils m’ont dit que vous étiez morts. » C’est le plus jeune qui lui a répondu d’un ton plein de défi : « Dis à l’officier, ‘viens ici si tu es un homme.’’&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;’&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: arial; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand les soldats sont arrivés vers 22h, M. Abed Rabbo, 40 ans, ne soupçonnait pas que pendant les prochaines 24 heures il ferait quatre voyages à rendre cardiaque, à faire la navette sur un terrain de plus en plus dangereux entre les forces israéliennes et trois militants du Hamas, assiégés mais déterminés, qui étaient devenus ses nouveaux et gênants voisins. Il se rappellera de tous les détails d’un épisode qui, dans son récit, s’approche de ce qu’il y a de plus mélodramatique dans le genre film de guerre, mais qui était bien trop réel pour un homme qui, à la fin, a perdu sa maison et a cru (à tort) avoir perdu son épouse et ses enfants. Il a aussi été aux premières loges pour assister aux derniers moments de la résistance des hommes des brigades Qassam devant les attaques incessants de l’infanterie israélienne et les tirs d’hélicoptère Apache.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aucun civil n’a été tué dans cet épisode, comme cela é été trop souvent le cas pendant l’opération « plomb durci. » Par contre, il offre un rare aperçu détaillé d’un véritable engagement entre l’armée israélienne et des combattants du Hamas. Et s’il contribue à conforter l’affirmation d’Israël selon laquelle le Hamas opère dans des zones civiles bâties, il donne également à comprendre que ses propres commandants étaient prêts a utiliser des civils comme boucliers humains pour protéger les troupes israéliennes.&lt;br /&gt;Bien sûr, c’est la version des événements par un homme. Mais comme les soldats l’ont découvert plus tard après vérification, M. Abed Rabbo est un ancien membre des services de renseignements contrôlés par le Fatah et qui reste salarié de l’Autorité Palestinienne à Ramallah. Il pense que les miliciens du Hamas n’avaient pas le droit de se trouver dans la maison d’à côté. Mais il objecte fermement à son utilisation par les militaires Israéliens. « J’aurais pu être tué, » dit-il.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les soldats étaient arrivés le 5 janvier, au deuxième jour de leur offensive terrestre, avec un Palestinien dont il connaissait seulement le patronyme, Daher. Après lui avoir dit d’enlever son pantalon et de remonter sa chemise afin de s’assurer qu’il n’était pas armé, les soldats lui dirent de faire sortir sa femme, Wijdan, 39 ans, et sa famille. Ensuite, avec M. Abed Rabbo, escorté sous la menace des armes par trois soldats, sa famille restant dans la cour, les soldats fouillèrent la maison de fond en comble. Le soldat arabophone assigné à M. Abed Rabbo lui posa alors des questions sur la maison mitoyenne. Il leur dit qu’il pensait qu’elle était vide. Alors, dit-il, un des soldats un gros marteau avec lequel ils dirent à M. Abed Rabbo de faire un trou dans le mur entre les deux toits qui donnent sur les logements du dessous.&lt;br /&gt;Un officier arriva et ordonna la fouille de la maison d’à côté. L’officier avança en premier, descendant les escaliers avec précaution en se tenant sur le côté avec son fusil M16 pointé vers le bas, suivi de M. Abed Rabbo et des soldats qui lui pointaient leurs fusils dans le dos. Tout à coup, l’officier s’est retourné et a commencé à crier un ordre à ses hommes. « Nous sommes remontés. Les soldats me tiraient et je suis tombé deux fois, » déclare M. Abed Rabbo. « Nous sommes revenus sur le toit de ma maison. » Ce qu’avait entrevu l’officier devint évident quand les soldats, désormais en alerte maximale et hors de la cour de la maison de M. Abed Rabbo, se sont soudain trouvés sous le feu. Il fut emmené de l’autre côté de la rue dans une mosquée déjà pleine de soldats où on le ligota et le fit asseoir. Après 15 minutes de silence, les militants du Hamas rouvrirent le feu. « Les soldats prirent position aux fenêtres de la mosquée et commencèrent à riposter. Je criais au soldat qui parlait l’arabe, ‘Ma femme et mes enfants son en danger.’ » M. Abed Rabbo dit qu’on lui a alors dit « tais toi » ou « je te tue. » « Je me suis effondré et me suis mis à pleurer, » ajoute-t-il. « Je sentais que ma famille était morte.»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il est resté détenu les deux jours suivants, parfois ligoté, restant avec l’unité israélienne pendant ses déplacements dans la zone, souvent au milieu d’intenses échanges de tirs. A un moment, on lui a dit d’ouvrir les portières de deux voitures devant une autre maison aux fins de contrôle, avant d’appeler les femmes qui vivaient dans la maison à descendre. Puis, dans l’après-midi, on lui ordonna d’aller dans le bâtiment endommagé où se trouvaient les combattants du Hamas. « Je leur ai dit que je n’irai pas. Ils me tueront peut-être. J’ai une femme. J’ai des enfants, » Mais, poursuit-il, l’officier israélien lui dit qu’il avait « tiré dix roquettes et qu’il les avait tués. » On lui ordonna alors, coups de pied et coups de crosse à l’appui, d’entrer dans la maison et de rapporter les armes. « Je suis entré chez moi et j’ai vu que ma famille n’était pas là. J’ai cherché s’il y avait des traces de sang mais il n’y avait rien. J’étais vidé. En descendant les escaliers, je lançais « Je suis Majdi » pour ne pas qu’ils me prennent pour un Israélien et me tirent dessus. »&lt;br /&gt;En approchant de la porte de l’appartement, il vit un milicien, son AK-47 pointé, montant la garde sur le seuil de la porte et deux autres derrière lui. Restant devant l’entrée, il leur dit que les Israéliens pensaient qu’ils avaient été tués. « Ils m’ont demandé où se trouvait l’armée et j’ai dit, « Ils sont partout ‘» ajoute-t-il. «Ils m’ont demandé de partir.»&lt;br /&gt;Les soldats, cachés derrière le mur d’une maison cent mètres plus loin, lui dirent de se déshabiller complètement pour montrer qu’il n’avait dissimulé aucune arme en quittant la maison. Plus tard, on lui demandera de faire un troisième voyage – le deuxième tout seul – vers le réduit des miliciens. M. Abed Rabbo dit que l’officier Israélien l’insultait et le frappait quand il lui faisait son compte rendu. Peu de temps après, un hélicoptère Apache tira trois missiles qui détruisirent la maison où se trouvaient les miliciens, endommageant sérieusement sa propre maison. La nuit était tombée quand il se remit en marche sous les ordres des soldats, mais M. Abed Rabbo les persuada que l’itinéraire par les décombres de son toit n’était pas praticable dans l’obscurité. « Je n’arrêtais pas de demander après ma famille et ils disaient tout le temps ‘ils sont OK, ils sont OK’. » C’était incroyable, mais les miliciens toujours vivants, ouvrirent à nouveau le feu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;M. Abed Rabbo fut alors emmené dans une autre maison où on lui ordonna de rester, mains liées, dans le froid et « inquiet pour ma famille, ma maison. » Les soldats Israéliens vinrent le récupérer vers 18h30, l’assurant qu’ils les avaient tués la nuit dernière » et lui disant d’aller voir. « Je leur ai dit, ‘Comment puis-je y aller ? Mon toit est détruit. C’est très dangereux,’’ leur expliquait-il. Mais n’ayant pas le choix, il parvint à atteindre les escaliers et à descendre prudemment, appelant comme il l’avait fait deux fois auparavant. « Je voyais que tout était détruit. Ils étaient tous blessés mais le pire était celui qui avait eu une hémorragie. Il levait un doigt en l’air et disait ‘Il n’est de Dieu que Dieu.’ L’un d’entre eux gisait sous les décombres mais était encore vivant. Celui qui était en meilleure condition disait qu’ils ne se rendraient en aucun cas, qu’ils deviendraient des martyrs. L’un m’a donné son nom et m’a demandé de transmettre un message à sa famille. »&lt;br /&gt;M. Abed Rabbo explique que les Israéliens ont commencé à tirer alors qu’il était encore sur place et il a fui la maison. « Je suis revenu vers les soldats. Je leur ai menti. J’ai dit, ‘ Ils ont dit que si je revenais ils me tueraient.’» &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les soldats israéliens utilisaient maintenant un mégaphone pour dire en arabe aux miliciens : « Vous avez des familles. Sortez et nous vous emmènerons à l’hôpital et nous vous soignerons. Le quartier est rempli de forces spéciales. Tous les dirigeants du Hamas se cachent sous terre. »&lt;br /&gt;Selon M. Abed Rabbo : « pendant qu’ils parlaient comme ça, les hommes du Hamas ont encore ouvert le feu, l’officier m’a poussé contre un mur et m’a dit, ‘Tu m’as menti. Il y a plus de trois hommes là dedans’.»&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les soldats ordonnèrent ensuite à deux autres habitants d’aller dans la maison avec des appareils photo et de la photographier ainsi que les combattants du Hamas. Après, l’armée envoya un chien à l’intérieur qui revint blessé et mourut peu après. Il fut alors dit aux miliciens : « Vous avez quinze minutes pour sortir sans vêtements et les mains en l’air. Si vous ne le faites pas, nous écroulerons la maison sur vous. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quinze minutes, dit M. Abed Rabbo, un bulldozer s’est avancé dans le secteur entre les maisons et la mosquée, détruisant une bonne partie de sa maison avant de démolir systématiquement celle où les miliciens se cachaient. C’était mardi après-midi.&lt;br /&gt;Avant d’être emmené, M. Abed Rabbo a pu parfaitement voir sa maison en ruines, la maison mitoyenne pulvérisée et les corps des trois miliciens du Hamas gisant dans les décombres.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-770269162887119180?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/770269162887119180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/moi-bouclier-humain-du-hamas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/770269162887119180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/770269162887119180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/moi-bouclier-humain-du-hamas.html' title='Moi, bouclier humain du Hamas'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-6362344899738679531</id><published>2009-02-01T13:48:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T13:49:43.272-08:00</updated><title type='text'>Les mensonges d’Israël</title><content type='html'>&lt;div class="contenu" id="principal"&gt;                      &lt;br /&gt;          &lt;b&gt;Henry Siegman &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;          &lt;/div&gt;         &lt;div style="line-height: 0em;"&gt; &lt;/div&gt;                   &lt;div class="div-align-just-fps"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;"Lorsque des Juifs prennent pour cibles et tuent des civils innocents pour faire avancer leur lutte nationale, ce sont des patriotes. Lorsque leurs adversaires le font, ce sont des terroristes."&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;                    &lt;div class="texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;Les gouvernements occidentaux et la plupart des medias occidentaux ont accepté un certain nombre d’affirmations avancées par Israël pour justifier l’offensive militaire contre Gaza : que le Hamas a constamment violé puis refusé de prolonger la trêve de six mois qu’Israël observait ; qu’Israël n’avait dès lors pas d’autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur des villes israéliennes ; que le Hamas est une organisation terroriste faisant partie d’un réseau mondial jihadiste ; et qu’Israël n’a pas seulement agi pour sa propre défense mais au nom d’une lutte internationale menée par les démocraties occidentales contre ce réseau.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Je n’ai pas connaissance qu’un quelconque des grands journaux américains, ou station de radio ou chaîne de télévision, ait, dans sa couverture de l’attaque contre Gaza, remis en question cette version des événements. Au lieu de quoi, la critique des actions d’Israël, s’il y en a eu (et il n’en est venu aucune de l’administration Bush), s’est centrée sur la question de savoir si le carnage opéré par l’armée israélienne était proportionné à la menace qu’elle cherchait à contrer, et si elle prenait des mesures adéquates afin d’éviter de faire des victimes civiles.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La pacification du Proche-Orient a été recouverte d’euphémismes trompeurs. Permettez-moi dès lors de déclarer sans détour que chacune de ces affirmations est un mensonge. C’est Israël, et non pas le Hamas, qui a violé la trêve : le Hamas s’était engagé à arrêter les tirs de roquettes sur Israël ; en échange, Israël devait relâcher l’étranglement de Gaza. En réalité, durant la trêve, il l’a resserré davantage. Ceci a été confirmée non seulement par tous les observateurs neutres et ONG présents sur place mais encore par le brigadier général de réserve Shmouel Zakai, un ancien commandant de la Division Gaza de l’armée israélienne. Dans une interview accordée à Haaretz le 22 décembre, il accusait le gouvernement israélien d’avoir commis une « erreur centrale » durant la tahdiyeh, la période de six mois de trêve relative, en « ne tirant pas avantage de l’accalmie pour améliorer la situation de misère économique des Palestiniens de la Bande de Gaza, mais au contraire l’aggravant nettement… Lorsque vous créez une tahdiyeh et que la pression économique sur la Bande de Gaza est maintenue », disait le général Zakai, « il est évident que le Hamas cherchera à obtenir une tahdiyeh améliorée et que leur chemin pour y arriver consiste à reprendre les tirs de Qassam… Vous ne pouvez pas juste flanquer des coups, laisser les Palestiniens de Gaza dans la détresse économique où ils sont, et espérer que le Hamas restera assis à ne rien faire. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La trêve, qui a débuté en juin de l’an dernier et qui devait être renouvelée en décembre, exigeait des deux parties de s’abstenir de toute action violente contre l’autre. Le Hamas devait cesser ses attaques à la roquette et prévenir le tir de roquettes par d’autres groupes comme le Jihad Islamique (même les services de renseignement israélien ont reconnu que cela avait été mis en œuvre avec une surprenante efficacité), et Israël devait mettre un terme à ses assassinats ciblés et à ses incursions militaires. Cet accord a été gravement violé le 4 novembre, lorsque l’armée israélienne est entrée à Gaza et y a tué six membres du Hamas. Le Hamas avait riposté en lançant des roquettes Qassam et des missiles Grad, tout en offrant néanmoins de prolonger la trêve, avec pour seule condition qu’Israël arrête le blocus. Israël a refusé. Israël aurait pu remplir son obligation de protéger ses citoyens en acceptant de relâcher le blocus, mais il n’a pas même essayé. On ne peut pas dire qu’Israël a lancé son attaque pour protéger ses citoyens contre les roquettes. Il l’a fait pour protéger son droit de poursuivre l’étranglement de la population de Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Tout le monde semble avoir oublié que le Hamas a déclaré une fin des attentats-suicides et des tirs de roquettes lorsqu’il a pris la décision de rejoindre le processus politique palestinien, et qu’il s’y est largement tenu pendant plus d’un an. Bush avait publiquement fait bon accueil à cette décision, la citant comme un exemple de succès de sa campagne en faveur de la démocratie au Proche-Orient. (Il n’avait aucun autre succès à relever) Lorsque le Hamas, d’une façon inattendue, a gagné les élections, Israël et les Etats-Unis ont cherché à déligitimer les résultats et embrassé Mahmoud Abbas, le dirigeant du Fatah, qui jusque là n’avait pas été pris au sérieux par les dirigeants israéliens qui le tenaient pour un « poulet plumé ». Ils ont armé et entraîné ses forces de sécurité afin de renverser le Hamas ; et lorsque le Hamas a – brutalement, certes – prévenu cette tentative violente de renverser les résultats des premières élections démocratiques honnêtes du Proche-Orient moderne, Israël et l’administration Bush ont imposé le blocus.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Israël cherche à contrer ces faits indiscutables par l’affirmation qu’en retirant les colonies israéliennes de Gaza en 2005, Ariel Sharon avait donné au Hamas l’occasion de se mettre en route vers la création d’un Etat, une occasion qu’il a refusé de saisir ; au lieu de quoi, il a transformé Gaza en aire de lancement pour des tirs de missiles visant la population civile d’Israël. L’accusation est fausse à double titre. D’abord, le Hamas, malgré tous ses défauts, a apporté à Gaza un niveau d’ordre et de respect de la loi inconnu ces dernières années, et il l’a fait sans les sommes d’argent énormes que les donateurs faisaient pleuvoir sur l’Autorité Palestinien sous la direction du Fatah. Il a éliminé les gangs violents et les seigneurs de la guerre qui terrorisaient Gaza sous le pouvoir du Fatah. Les musulmans non pratiquants, les chrétiens et autres minorités jouissent de davantage de liberté religieuse sous le pouvoir du Hamas qu’ils n’en auraient en Arabie Saoudite, par exemple, ou sous bien d’autres régimes arabes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’autre mensonge, plus grand, c’est que le retrait de Gaza voulu par Sharon aurait été conçu comme un prélude à d’autres retraits et à un accord de paix. Voici comment le principal conseiller de Sharon, Dov Weisglass, qui fut aussi son chef de négociation avec les Américains, décrivait le retrait de Gaza, dans une interview à Haaretz, en août 2004 :&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« Ce sur quoi je me suis effectivement mis d’accord avec les Américains, c’était qu’une partie des colonies [càd les principaux blocs de colonies de Cisjordanie] ne ferait l’objet d’aucune discussion, et que le reste ne ferait pas l’objet de discussion avant que les Palestiniens ne soient devenus des Finlandais… La signification [de l’accord avec les Etats-Unis], c’est le gel du processus politique. Et lorsque vous gelez ce processus, vous empêchez l’établissement d’un Etat palestinien et vous empêchez une discussion sur les réfugiés, les frontières et Jérusalem. En réalité, l’ensemble de cette proposition qu’on appelle l’Etat palestinien, avec tout ce que ça comporte, a été retiré de notre agenda, indéfiniment. Et tout ça, sous l’autorité et avec la permission du [Président Bush]… et la ratification des deux chambres du Congrès. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les Israéliens et les Américains pensent-ils que les Palestiniens ne lisent pas Les journaux israéliens ou que lorsqu’ils ont vu ce qui se passait en Cisjordanie, ils ne pouvaient pas se figurer ce que Sharon manigançait ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le gouvernement israélien aimerait que le monde croie que le Hamas a lancé ses roquettes Qassam parce que c’est ce que font des terroristes et que le Hamas est par essence un groupe terroriste. En réalité, le Hamas n’est pas plus une « organisation terroriste » (expression favorite d’Israël) que le mouvement sioniste durant sa lutte pour une patrie juive. A la fin des années 30 et 40, des groupes au sein du mouvement sioniste ont eu recours à des activités terroristes pour des raisons stratégiques. Selon Benny Morris, c’est l’Irgoun qui, le premier, a pris pour cible des civils. Il écrit dans Righteous Victims ["Victimes, Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste", éd. Complexe], qu’un regain du terrorisme arabe en 1937 a « déclenché une vague d’attaques à la bombe contre des foules arabes et des bus, introduisant ainsi une nouvelle dimension au conflit ». Il rapporte, sur base de documents, des atrocités commises par l’armée israélienne durant la guerre de 1948-49, reconnaissant dans une interview de 2004 publiée dans Haaretz, que des documents livrés par le Ministère israélien de la Défense montraient qu’ « il y a eu beaucoup plus de massacres commis par des Israéliens que je ne l’avais pensé au départ… Dans les mois d’avril-mai 1948, des unités de la Haganah ont reçu des ordres opérationnels disant explicitement qu’ils devaient déraciner les villageois, les expulser et détruire les villages eux-mêmes. » Dans un certain nombre de villages palestiniens et de villes palestiniennes, l’armée israélienne a procédé à des exécutions organisées de civils. Quand Haaretz lui a demandé s’il condamnait le nettoyage ethnique, Benny Morris avait répondu que non :&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« Il n’y aurait pas d’État juif sans le déracinement de ces 700.000 Palestiniens. C’est pour ça qu’il fallait les déraciner. Il n’y avait pas d’alternative à l’expulsion de cette population. Il était nécessaire de nettoyer l’arrière, de nettoyer les zones de frontière et de nettoyer les principaux axes routiers. Il était nécessaire de nettoyer les villages d’où ils tiraient sur nos convois et sur nos localités. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En d’autres termes, lorsque des Juifs prennent pour cibles et tuent des civils innocents pour faire avancer leur lutte nationale, ce sont des patriotes. Lorsque leurs adversaires le font, ce sont des terroristes.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il est trop facile de décrire le Hamas simplement comme une « organisation terroriste ». C’est un mouvement nationaliste religieux qui recourt au terrorisme, comme le mouvement sioniste l’a fait durant sa lutte pour un Etat, avec la croyance erronée que c’est le seul moyen de mettre fin à une occupation étouffante et d’amener un Etat palestinien. Alors que l’idéologie du Hamas appelle officiellement à l’établissement de cet Etat sur les ruines de l’Etat d’Israël, ceci ne détermine pas davantage la véritable politique du Hamas aujourd’hui que la même déclaration dans la charte de l’OLP ne déterminait les actions du Fatah.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Ce ne sont pas là les conclusions d’un apologiste du Hamas mais l’opinion de l’ancien chef du Mossad et conseiller à la sécurité nationale de Sharon, Ephraim Halevy. Le leadership du Hamas est passé par un changement « juste sous notre nez », écrivait récemment Halevy dans le Yediot Aharonot, en reconnaissant que « sa visée idéologique n’est pas atteignable et ne le sera pas dans un avenir prévisible ». Il est maintenant prêt et désireux de voir l’établissement d’un Etat palestinien à l’intérieur des frontières provisoires de 1967. Halevy relevait qu’alors que le Hamas n’a pas dit jusqu’à quel point ces frontières seraient « provisoires », « ils savent qu’à partir du moment où un Etat palestinien sera établi avec leur coopération, ils seront obligés de changer les règles du jeu : ils devront adopter un chemin pouvant les mener loin de leurs visées idéologiques de départ. » Dans un article plus ancien, Halevy signalait également l’absurdité qu’il y avait à relier le Hamas à al-Qaida.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;« Les membres du Hamas sont perçus par al-Qaïda comme des hérétiques du fait de leur souhait déclaré de participer, même indirectement, à des processus d’entendements ou d’accords quelconques avec Israël. La déclaration faite par [le chef du bureau politique du Hamas, Khaled] Meshal est en contradiction totale avec l’approche d’al-Qaïda, et fournit à Israël une opportunité, peut-être historique, d’en jouer pour le meilleur. »&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Pourquoi alors les dirigeants d’Israël sont-ils aussi déterminés à détruire le Hamas ? Parce qu’ils croient que son leadership, contrairement à celui du Fatah, ne peut être contraint à accepter un accord de paix établissant un « Etat » palestinien fait d’entités territoriales coupées les unes des autres et sur lesquelles Israël pourrait conserver un contrôle permanent. Le contrôle de la Cisjordanie a été l’objectif constant de l’armée, des services de renseignement et des élites politiques d’Israël depuis la fin de la guerre des Six Jours [&lt;a href="http://www.france-palestine.org/article11034.html#nb1" name="nh1" id="nh1" class="spip_note" title="[1] Voir mon article « The Great Middle East Peace Process Scam », dans la (...)"&gt;1&lt;/a&gt;] Ils croient que le Hamas ne permettrait pas une telle réduction en cantons du territoire palestinien, quelle que puisse être encore la durée de l’occupation. Il se peut qu’ils se trompent au sujet de Mahmoud Abbas et de ses cohortes à la retraite, mais ils ont entièrement raison au sujet du Hamas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Des observateurs du Proche-Orient se demandent si l’offensive d’Israël contre le Hamas réussira à détruire l’organisation ou à la chasser de Gaza. La question est hors de propos. Si Israël projette de garder le contrôle de toute entité palestinienne à venir, il ne trouvera jamais de partenaire palestinien, et même s’il parvient à démanteler le Hamas, le mouvement finira par être remplacé par une opposition palestinienne beaucoup plus radicale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Si Barack Obama choisit comme émissaire au Proche-Orient un vieux routier qui reste attaché à l’idée que des outsiders ne devraient pas présenter leurs propres propositions d’accord de paix juste et viable, moins encore de presser les parties à les accepter, mais au contraire les laisser régler leurs différends, il garantira une future résistance palestinienne bien plus extrême que le Hamas – et susceptible de s’allier à al-Qaïda. Pour les Etats-Unis, l’Europe et la plus grande partie du reste du monde, ce serait le pire résultat possible. Peut-être certains Israéliens, y compris le leadership des colons, croient-ils que cela servirait leurs objectifs, dans la mesure où cela fournirait au gouvernement un prétexte convaincant pour se cramponner à toute la Palestine. Mais c’est une illusion qui conduirait à la fin d’Israël comme Etat juif et démocratique [sic].&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Anthony Cordesman, un des analystes militaires du Proche-Orient les plus fiables, et ami d’Israël, soutenait, dans un rapport daté du 9 janvier pour le Center for Strategic and International Studies, que les avantages tactiques d’une poursuite de l’opération à Gaza étaient contrebalancés par le coût stratégique – et n’étaient probablement pas plus grands que les gains qu’Israël peut avoir obtenus au tout début de la guerre, dans les attaques sélectives sur des installations du Hamas. « Israël s’est-il embarqué dans une guerre en escalade continue sans objectif stratégique clair, ou au moins un objectif dont la réalisation fût crédible ? », demande-t-il. « Israël finira-t-il par conférer du pouvoir, en termes politiques, à un ennemi qu’il a défait sur le plan tactique ? Les actions d’Israël porteront-elles gravement atteinte à la position des Etats-Unis dans la région, à tout espoir de paix, aussi bien qu’aux régimes et aux voix arabes modérés dans le processus ? Pour le dire brutalement, et à ce jour, la réponse semble être oui. » Cordesman conclut en disant que « n’importe quel leader peut adopter une position ferme et déclarer que des gains tactiques constituent une victoire significative. Si c’est tout ce qu’Olmert, Livni et Barak ont pour réponse, alors ils se sont couverts de honte et ont fait tort à leur pays et à leurs amis. »&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;                                                   &lt;div class="notes"&gt;&lt;p class="spip_note"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.france-palestine.org/article11034.html#nh1" name="nb1" class="spip_note" title="Notes 1"&gt;1&lt;/a&gt;]  Voir mon article « The Great Middle East Peace Process Scam », dans la LRB du 16 août 2007 [en anglais]-&gt; (1) Voir mon article « The Great Middle East Peace Process Scam », dans la LRB du 16 août 2007 (en anglais)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;                            &lt;div class="ps"&gt;&lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Henry Siegman, directeur du US Middle East Project à New York, est professeur invite au SOAS de l’Université de Londres. Il a été le directeur national du American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;London Review of Books, 15 janvier 2009&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.lrb.co.uk/v31/n02/sieg01_.html" class="spip_out" target="_blank"&gt;www.lrb.co.uk/v31/n02/sieg01_.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Traduction de l’anglais : Michel Ghys)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-6362344899738679531?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/6362344899738679531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/les-mensonges-disrael.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6362344899738679531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6362344899738679531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/les-mensonges-disrael.html' title='Les mensonges d’Israël'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-7168699775277268348</id><published>2009-02-01T13:46:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T13:47:55.716-08:00</updated><title type='text'>David et Goliath ou le mythe historique inversé</title><content type='html'>&lt;div id="texte" class="nada"&gt;    &lt;div class="crayon article-texte-16841"&gt;   &lt;p&gt;Depuis l’origine de son entreprise de colonisation, il y a à peu près un siècle, le mouvement sioniste, et l’Etat d’Israël par la suite, s’est vu comme une minorité persécutée et faible, aspirant à se faire une place au soleil. Brandissant la Bible comme droit de propriété et portant en bandoulière le terrible capital de souffrance des pogroms et des massacres nazis, le projet sioniste a réussi au-delà de tout pronostic : il a fondé un « petit Etat juif » au cœur et aux dépens d’une population arabe infiniment supérieure en nombre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De nos jours, les historiens savent que, dès la guerre de 1948, le rapport des forces militaires penchait déjà en faveur du jeune Etat, bien au-delà de la représentation que s’en firent les premiers Israéliens. Lors des trois guerres suivantes : 1956, 1967 et 1973, la puissance des forces armées israéliennes s’était encore notablement accrue et, à l’aide d’armements fournis par la France puis par les Etats-Unis, elle s’imposa face aux forces arabes qui lui étaient opposées.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Toutefois, depuis la guerre de Kippour, en 1973, l’armée israélienne n’est manifestement plus confrontée à une menace militaire sérieuse ; et de même, depuis lors, l’existence d’Israël ne s’est plus trouvée en danger. Les pilotes de l’armée israélienne ont cessé, depuis longtemps, d’accomplir des missions de combat ; à l’instar de la majorité des soldats, ils effectuent essentiellement des tâches de police. Force est de reconnaître que les principales missions dévolues à l’armée d’Israël, dotée des armes américaines les plus sophistiquées (chasseurs-bombardiers, drones, fusées guidées, tanks, gilets pare balles…) consistent à réprimer la population des territoires occupés qui de temps à autre tente, de façon désespérée et violente, de se révolter contre son triste sort.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Tout Etat normal a le droit de défendre ses frontières et de répliquer lorsqu’il subit des bombardements de roquettes »,&lt;/i&gt; affirment les porte-parole d’Israël dans leurs vibrantes justifications de l’agression brutale contre Gaza. &lt;i&gt;« Certes »,&lt;/i&gt; pourrait répondre le premier contradicteur venu, &lt;i&gt;« mais tout Etat normal sait aussi où sont ses frontières ! ».&lt;/i&gt; Or, Israël ne satisfait pas à ce critère de logique politique de base. Depuis 1967, il n’a pas cessé d’implanter des colonies dans des territoires qui ne sont pas reconnus comme lui appartenant, tout en se gardant, par ailleurs, de les annexer juridiquement afin de ne pas devoir accorder l’égalité civique à leurs habitants.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Si, jusqu’en 2002, Israël a pu justifier l’occupation de ces territoires au motif que le monde arabe n’est pas disposé à reconnaître son existence, cette ligne de défense rhétorique est tombée lorsque la Ligue arabe, incluant l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP), a déclaré reconnaître Israël dans les frontières de 1967. L’Etat d’Israël n’a aucunement relevé ce défi diplomatique que tous ses dirigeants ont superbement ignoré. Il s’est retranché derrière une haute muraille de béton, tout en continuant de mordre dans les terres palestiniennes, d’élargir ses colonies et de maintenir son contrôle et sa présence militaires sur toute la Cisjordanie&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Nous sommes sortis de Gaza »,&lt;/i&gt; affirme Israël. &lt;i&gt;« Alors, pourquoi les Palestiniens continuent-ils de nous attaquer à partir de là ? ».&lt;/i&gt; En fait, le retrait israélien de Gaza n’a constitué ni un geste envers les Palestiniens ni un premier pas vers la paix. Bien au contraire ! Tout comme M. Ehoud Barak a effectué le retrait du Liban sans accord afin de se soustraire à toute discussion sur l’évacuation du plateau du Golan, M. Ariel Sharon est sorti de la bande de Gaza pour ne pas avoir à conclure avec les Palestiniens un accord de paix qui aurait également comporté l’évacuation complète de la Cisjordanie et la renonciation à la partie arabe de Jérusalem. En fin de compte, les habitants du sud d’Israël qui subissent les bombardements de roquettes paient le prix fort pour préserver l’intégralité et la tranquillité des colonies.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En vérité, Israël n’a jamais réellement quitté Gaza et n’a jamais accordé aux Palestiniens qui y résident ne serait-ce qu’un semblant de souveraineté. Dès l’origine, l’intention était de créer une vaste « réserve indienne » enclose, préfigurant l’instauration d’autres « réserves » similaires en Cisjordanie ; au cœur d’Eretz Israël. Si les Palestiniens disposaient au moins d’une authentique poignée de souveraineté sur une parcelle de territoire, ils ne se verraient pas accusés d’introduire en contrebande des armes dans une zone relevant officiellement de leur autorité ; ils le feraient en pleine légalité et Israël serait obligé de reconnaître la légitimité de leur Etat. En fait, Israël récuse toute notion d’égalité, même fictive, entre elle-même et les Palestiniens : elle leur dénie tout droit de se défendre. Le droit de se défendre doit demeurer un privilège israélien exclusif. C’est ainsi qu’Israël a catégoriquement rejeté la proposition faite par le Hamas d’une accalmie générale, incluant la Cisjordanie, où l’Etat hébreu continuait de pratiquer sans retenue les « assassinats ciblés » de Palestiniens armés. Il est donc reconnu et admis que le droit d’Israël « de se défendre » implique la neutralisation totale de toute force de résistance palestinienne.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce fut pour Israël une véritable aubaine de voir le Hamas remporter à Gaza les élections dont le caractère légal et régulier a été reconnu. Le refus de l’OLP d’accepter le verdict des urnes entraîna la scission du camp national palestinien et la création de deux zones d’influences distinctes. Gaza s’en trouva plus isolée, plus étranglée, plus violente et, surtout, plus ostracisée aux yeux du monde occidental. En Cisjordanie, où l’on souriait encore à Israël, des pourparlers de paix s’ouvrirent avec les Palestiniens « modérés ». L’humiliation et l’absence de contenu effectif des interminables discussions avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ne suscitèrent pas la moindre tendance au compromis et eurent pour seul effet de conforter le Hamas intransigeant. Tout Palestinien raisonnable est à nouveau porté à se dire qu’Israël n’a cessé de duper l’Autorité palestinienne, administrant la preuve que le seul langage qu’il entende est bien celui de la force.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument »&lt;/i&gt;, a déclaré, en son temps, Lord Acton. Israël dispose d’un pouvoir absolu comme vient de l’illustrer sa récente agression contre Gaza. Israël a également montré que, pour économiser la vie des « soldats juifs », elle est prête à sacrifier plusieurs centaines de civils « non juifs ». La majorité des victimes à Gaza ont été des femmes, des enfants, des vieillards. La plupart des combattants Palestiniens ont été tués dans les bombardements aériens, par des tirs d’hélicoptères ou d’artillerie effectués depuis les tanks ou les navires de guerre, bien avant l’entrée en lice des forces d’infanterie terrestres. Ce type d’affrontement n’a pas empêché les communicants israéliens de magnifier avec fierté la « victoire sans précédent ! ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Non loin des lieux mêmes où la mythologie biblique en avait fait le récit, le géant Goliath est revenu, équipé, cette fois-ci, d’une énorme panoplie militaire. Mais les rôles sont désormais inversés : Goliath est devenu « juif » et il est le « vainqueur ». Le petit David est maintenant un « musulman », réprouvé et piétiné lors d’affrontements interminables. Il faut bien, hélas, le reconnaître : c’est précisément cet énorme déséquilibre des forces entre Israël et les Palestiniens qui perpétue l’occupation de la Cisjordanie et rend la paix impossible.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le dernier massacre à Gaza, qui répondait, entre autres, à des objectifs électoraux, n’aura aucunement fait évoluer la situation dans le bon sens et, a fortiori, n’aura pas conforté le droit d’existence d’Israël au Moyen-Orient. Tant que les Israéliens ne voudront pas se souvenir que les tireurs de roquettes artisanales sur la ville d’Ashkélon sont aussi les fils et les petits-fils de ceux qui en furent expulsés vers Gaza en 1950, il n’y aura pas d’avancée dans la solution du conflit. Celle-ci implique, en effet, de mieux comprendre la profonde colère de ceux qui subissent l’occupation, depuis au moins quarante et un ans !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Peut-on au moins espérer que ce massacre obligera enfin les Etats-Unis et l’Europe à se départir de leur indifférence afin d’obliger les réfractaires à la paix, héritiers des victimes juives d’hier, à un compromis plus équitable avec les victimes de la tragédie palestinienne qui dure encore aujourd’hui ?&lt;/p&gt;       &lt;/div&gt;       &lt;h4 class="signature"&gt;Shlomo Sand:&lt;span style="font-size:85%;"&gt; historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008.&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Traduit de l’hébreu par Michel Bilis&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;publié en français par le Monde diplomatique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-7168699775277268348?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/7168699775277268348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/david-et-goliath-ou-le-mythe-historique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/7168699775277268348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/7168699775277268348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/02/david-et-goliath-ou-le-mythe-historique.html' title='David et Goliath ou le mythe historique inversé'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-7011394806278044405</id><published>2009-01-31T19:25:00.000-08:00</published><updated>2009-01-31T19:27:21.965-08:00</updated><title type='text'>Le patron est devenu fou</title><content type='html'>&lt;div class="contenu" id="principal"&gt;                       &lt;b&gt;Par Uri Avnery&lt;/b&gt; (ou Uri Avneri) (de son nom de naissance Helmut Ostermann) est un écrivain et journaliste israélien né le 10 septembre 1923 à Beckum (Westphalie, Allemagne). Surtout connu pour être un militant des droits des palestiniens et pacifiste convaincu, il appartient à une tendance de la gauche israélienne. &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;           &lt;/div&gt;         &lt;div style="line-height: 0em;"&gt; &lt;/div&gt;                   &lt;div class="div-align-just-fps"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:100%;"&gt;&lt;strong&gt;La puissance de feu fut aussi utilisée pour semer la terreur – tout bombarder, depuis un hôpital jusqu’à un énorme dépôt de nourriture de l’ONU, depuis un point d’observation de la presse jusqu’aux mosquées. Le prétexte classique était "On nous tire dessus de cet endroit".&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;                    &lt;div class="texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;169 ANS avant la guerre de Gaza, Heinrich Heine écrivit un poème prémonitoire de 12 lignes, sous le titre "A Edom". Le poète juif allemand parlait de l’Allemagne, ou peut-être de toutes les nations de l’Europe chrétienne. Voici ce qu’il écrivait (dans ma traduction brute) :&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;&lt;i class="spip"&gt;"Pendant mille ans et plus / nous avons eu un accord / Tu me permets de respirer / J’accepte ta fureur folle // Mais parfois, quand les jours s’assombrissent / il te vient d’étranges accès / allant jusqu’à teinter tes pattes du sang de mes veines // Aujourd’hui, notre amitié se raffermit / et devient plus étroite jour après jour / Depuis que la fureur est en moi / De plus en plus chaque jour, comme en toi."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le sionisme, qui a surgi 50 ans après la rédaction de ce poème, réalise pleinement cette prophétie. Nous, Israéliens sommes devenus une nation comme toutes les nations, et la mémoire de l’Holocauste nous fait, de temps en temps, devenir comme la pire d’entre elles. Nous sommes un petit nombre seulement à connaître ce poème, mais Israël dans son ensemble l’incarne véritablement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Dans cette guerre, hommes politiques et généraux ont cité à plusieurs reprises les mots suivants : "Le patron est devenu fou !" crié à l’origine par les vendeurs de légumes sur le marché, dans le sens de "Le patron est devenu fou et il vend les tomates à perte !" Mais, le temps passant, la plaisanterie s’est transformée en une doctrine meurtrière implacable qui apparaît souvent dans le discours public israélien. Pour faire reculer nos ennemis, nous devons nous comporter comme des fous, tout saccager, tuer et détruire sans merci.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Dans cette guerre, c’est devenu un dogme politique et militaire : ce n’est que si nous "les" tuons disproportionnellement – mille d’entre "eux" pour dix des "nôtres" – qu’ils comprendront qu’il vaut mieux ne pas se frotter à nous. Ce sera "marqué dans leur conscience" (phrase israélienne favorite ces temps-ci). Après quoi, ils réfléchiront à deux fois avant de lancer d’autres roquettes Qassam contre nous, même pour riposter à ce que nous ferons, quoi que nous fassions.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Il est impossible de comprendre la brutalité de cette guerre sans prendre en compte son arrière-plan historique : le sentiment d’être des victimes après tout ce qui a été fait aux Juifs à travers les âges, et la conviction qu’après l’Holocauste ceux-ci ont le droit de tout faire, absolument tout, pour se défendre, sans aucune restriction légale ou morale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;QUAND les tueries et les destructions à Gaza étaient à leur comble, quelque chose est arrivé dans la lointaine Amérique qui n’avait pas de rapport avec la guerre, mais qui avait beaucoup à voir avec elle. Le film israélien "Valse avec Bachir" se vit décerner un prix prestigieux. Les médias en parlèrent avec beaucoup de joie et de fierté, mais en prenant soin de ne pas mentionner le sujet du film. Cela en soi était un phénomène intéressant : saluer le succès d’un film en occultant son sujet.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le sujet de ce film remarquable est un des plus sombres chapitres de notre histoire : le massacre de Sabra et Chatila. Au cours de la première guerre du Liban, une milice chrétienne libanaise perpétra, sous les auspices de l’armée israélienne, un horrible massacre de centaines de réfugiés palestiniens sans défense qui étaient pris au piège dans leur camp, hommes, femmes , enfants et vieillards. Le film décrit cette atrocité avec un soin méticuleux, y compris le rôle que nous y avons joué.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Tout ceci ne fut même pas mentionné dans les informations sur le prix. A la cérémonie de remise du prix, le réalisateur du film ne s’est pas saisi de cette occasion pour protester contre les événements de Gaza. Il est difficile de dire combien de femmes et d’enfants furent tués pendant qu’avait lieu la cérémonie, mais il est clair que le massacre à Gaza est bien pire que celui de 1982, qui conduisit 400.000 Israéliens à quitter leurs maisons pour aller spontanément manifester à Tel-Aviv. Cette fois-ci on en compta 10.000.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La commission d’enquête officielle israélienne qui enquêta sur le massacre de Sabra et Chatila trouva que le gouvernement israélien avait "une responsabilité indirecte" dans cette atrocité. Plusieurs officiels et officiers de haut rang israéliens furent suspendus de leurs fonctions. L’un d’eux était le commandant de division, Amos Yaron. Pas un seul des autres accusés, du ministre de la Défense, Ariel Sharon, au chef d’état-major, Rafael Eitan, ne prononça un mot de regret, mais Yaron exprima du remord dans un discours à ses officiers et admit : "Notre sensibilité a été émoussée".&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;LA SENSIBILITÉ ÉMOUSSÉE est très évidente dans la guerre de Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La première guerre du Liban dura 18 ans et plus de 500 de nos soldats sont morts. Les planificateurs de la deuxième guerre du Liban décidèrent d’éviter une guerre aussi longue et aussi lourde en victimes israéliennes. Ils inventèrent le principe du "patron fou" : démolir l’ensemble des quartiers, dévaster les territoires, détruire les infrastructures. En 33 jours de guerre, quelque mille Libanais, la plupart des civils, furent tués – record déjà battu dans cette guerre en 17 jours. Cependant dans la seconde guerre du Liban, notre armée eut des victimes sur le terrain, et l’opinion publique qui, au début, soutenait la guerre avec le même enthousiasme que cette fois-ci, changea rapidement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le spectre de la seconde guerre du Liban flotte sur la guerre de Gaza. Tout le monde en Israël s’est juré d’en tirer les leçons. Et la principale leçon est : ne pas risquer la vie d’un seul soldat. Un guerre sans victime (de notre côté). La méthode consiste à utiliser l’écrasante puissance de feu de notre armée pour pulvériser tout ce qui se trouve sur son passage et tuer tous ceux qui bougent sur la zone. Tuer non seulement les combattants de l’autre bord, mais tout être humain qui pourrait devenir porteur d’intentions hostiles, même s’il est chauffeur d’ambulance, convoyeur d’aide alimentaire ou médecin qui sauve des vies. Détruire tout batiment duquel nos troupes pourraient éventuellement être visées – même si c’est une école remplie de réfugiés, de malades et de blessés. Bombarder et lancer des obus sur l’ensemble des quartiers d’habitation, batiments, mosquées, écoles, convois d’aide alimentaire, même les ruines sous lesquelles des blessés sont enterrés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les média ont consacré plusieurs heures à la chute d’un missile Qassam sur une maison à Ashkelon, dans laquelle trois résidents ont subi un choc psychologique, et ils n’ont pas dit grand chose sur les 40 femmes et enfants tués dans une école de l’ONU, de laquelle "nous avons été visés" – une assertion qui s’est vite avérée être un mensonge flagrant.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La puissance de feu fut aussi utilisée pour semer la terreur – tout bombarder, depuis un hôpital jusqu’à un énorme dépôt de nourriture de l’ONU, depuis un point d’observation de la presse jusqu’aux mosquées. Le prétexte classique était "On nous tire dessus de cet endroit".&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Tout ceci aurait été impossible si l’ensemble du pays n’avait pas été affecté d’une sensibilité émoussée. Les gens ne sont plus choqués par la vue d’un bébé mutilé, ou par des enfants laissés pendant des jours près du cadavre de leur mère parce que l’armée ne les laisse pas quitter les ruines de leur maison. Il semble que presque personne ne s’en préoccupe : ni les soldats, ni les pilotes, ni les gens des médias, ni les hommes politiques, ni les généraux. Une aliénation morale dont le principal et premier représentant est Ehoud Barak. Quoique...il puisse être encore éclipsé par Tzipi Livni, qui souriait en parlant des épouvantables événements.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Même Heinrich Heine n’aurait pas pu imaginer cela.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;LES DERNIERS JOURS furent dominés par "l’effet Obama".&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Nous sommes à bord d’un avion, et soudain une énorme montagne noire apparaît à travers les nuages. Dans le cockpit, c’est la panique. Comment éviter la collision ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les planificateurs de la guerre choisirent le moment avec soin : pendant les vacances, quand tout le monde était en vacances, et alors que le président Bush était encore là. Mais quoiqu’il en soit, ils oublièrent de prendre en considération une date fatidique : mardi prochain, Barack Obama entrera à la Maison Blanche&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Cette date jette maintenant une énorme ombre sur les événements. Le Barak israélien sait que si le Barack américain se mettait en colère, cela signifierait une catastrophe. Conclusion : les horreurs de Gaza doivent s’arrêter avant l’inauguration. C’est cette semaine qui a déterminé toutes les décisions politiques et militaires. Et non pas "le nombre de roquettes", ou "la victoire", ou "éradiquer le Hamas".&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;QUAND IL Y A un cessez-le-feu, la question est : Qui a gagné ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;En Israël, tout le discours est sur "l’image de la victoire" – pas la victoire elle-même, mais "l’image". Cela est essentiel pour convaincre les Israéliens que toute cette affaire en valait la peine. En ce moment, les milliers de gens des médias, jusqu’au tout dernier, ont été mobilisés pour donner une telle "image". L’autre côté, bien sûr, est décrit de façon toute différente.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Les dirigeants israéliens se glorifieront de deux "succès" : la fin des roquettes et la fermeture hermétique de la frontière de la bande de Gaza avec l’Egypte (la dénommée "route de Philadelphie"). Succès douteux : les tirs de Qassams auraient pu être évités sans une guerre meurtrière, si notre gouvernement avait été prêt à négocier avec le Hamas après sa victoire aux élections palestiniennes. Les tunnels sous la frontière égyptienne n’auraient pas été creusés en priorité si notre gouvernement n’avait pas imposé le blocus meurtrier à la bande de Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Mais le principal succès des planificateurs de la guerre réside dans la grande cruauté de leur plan : les atrocités auront, selon eux, un effet dissuasif pour longtemps.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;De l’autre côté, Hamas affirmera que sa survie face à la puissante machine de guerre israélienne, un tout petit David contre un géant Goliath, est en soi une énorme victoire. Selon la définition militaire classique, le gagnant dans une bataille est l’armée qui reste sur le champ de bataille quand c’est fini. Hamas demeure. Le régime Hamas dans la bande de Gaza reste debout, en dépit de tous les efforts pour l’éliminer. Cela est un succès significatif.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Hamas pointera aussi le fait que l’armée israélienne n’était pas désireuse d’entrer dans les villes palestiniennes dans lesquelles ses combattants étaient retranchés. En effet, l’armée a dit au gouvernement que la conquête de Gaza-ville pourrait coûter la vie de près de 200 soldats, et aucun homme politique n’était prêt à cela à la veille des élections.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Le fait même qu’une force de guerrilla de quelques milliers d’hommes légèrement armés tienne pendant de longues semaines contre une des plus puissantes armées du monde dotée d’une énorme puissance de feu, apparaîtra aux millions de Palestiniens et autres Arabes et musulmans, et pas seulement à eux, comme une totale victoire&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;A la fin, un accord sera conclu. Il comprendra les termes évidents . Aucun pays ne peut tolérer que ses habitants soient exposés à des tirs de roquettes venant de l’autre côté de la frontière, et aucune population ne peut tolérer un blocus étouffant. Donc (1) Hamas devra arrêter de lancer des missiles, (2) Israël devra ouvrir largement les points de passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur, et (3) l’entrée d’armes dans la bande de Gaza sera stoppé (autant que possible), comme l’a demandé Israël. Tout ceci aurait pu se faire sans la guerre, si notre gouvernement n’avait pas boycotté le Hamas.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;CEPENDANT, les pires résultats de cette guerre sont encore invisibles et ne se feront sentir que dans les années à venir : Israël a imprimé dans les consciences à travers le monde une terrible image de lui. Des milliards de personnes nous ont vus comme un monstre ruisselant de sang. Elles ne verront plus jamais Israël comme un Etat qui cherche la justice, le progrès et la paix. La Déclaration américaine d’indépendance parle du "respect dû à l’opinion de l’humanité". C’est un principe sage.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;L’impact sur les centaines de millions d’Arabes autour de nous sera encore pire : non seulement ils considéreront les combattants du Hamas comme les héros de la nation arabe, mais ils verront leurs propres régimes dans leur nudité : serviles, abjects, corrompus et traîtres.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;La défaite arabe de la guerre de 1948 entraîna dans son sillage la chute de la plupart des régimes arabes existants et l’ascension d’une nouvelle génération de dirigeants nationalistes, dont l’exemple est Gamal Abd-el-Nasser. La guerre de 2009 peut entraîner la chute de la promotion actuelle des régimes arabes et l’ascension d’une nouvelle génération de dirigeants – fondamentalistes islamiques qui haïssent Israël et tout l’occident.&lt;/p&gt;  &lt;p class="spip"&gt;Dans les prochaines années, il apparaîtra que cette guerre était pure folie. Le patron est vraiment devenu fou – dans le sens original du mot.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;                                                            &lt;div class="ps"&gt;Article écrit en hébreu et en anglais le 17 janvier 2009, publié le 18 sur le site de Gush Shalom - Traduit de l’anglais "The Boss Has Gone Mad": SWPHL&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-7011394806278044405?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/7011394806278044405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/le-patron-est-devenu-fou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/7011394806278044405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/7011394806278044405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/le-patron-est-devenu-fou.html' title='Le patron est devenu fou'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-1296440432486220723</id><published>2009-01-31T19:12:00.000-08:00</published><updated>2009-02-18T23:15:10.092-08:00</updated><title type='text'>Offensive israélienne contre Gaza : une mise en perspective</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;   &lt;br /&gt;   &lt;span lang="FR"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:10;"&gt;Offensive israélienne contre Gaza : une mise en perspective&lt;br /&gt;   &lt;span style="font-size:8;"&gt;6 janvier 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;div style="text-align: left;"&gt;     Par: &lt;em&gt; Julien Salingue,&lt;/em&gt; doctorant en science politique et enseignant à l'Université Paris 8, j'ai créé ce blog à l'occasion de ma présence dans les territoires palestiniens d'Avril à Juillet 2008 (10ème séjour depuis 2001). http://juliensalingue.over-blog.com/&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div style="text-align: center;"&gt;      &lt;span lang="FR"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;em&gt;L’offensive israélienne contre Gaza, loin d’être un « coup de sang » causé par un trop grand nombre de tirs de roquettes sur le Sud d’Israël, est une action d’ampleur, préparée de longue date, avec des objectifs politiques et militaires précis. Tout a été envisagé pour que cette opération ne se solde pas par un échec tel que celui de la guerre contre le Liban à l’été 2006. Cette offensive doit être comprise comme une nouvelle étape dans l’intense combat que livre l’Etat d’Israël depuis des décennies contre les droits nationaux du peuple palestinien. C’est ce que je me propose de faire ici, en tentant de mettre en perspective l’opération en cours et d’indiquer pourquoi elle est non seulement la tragique illustration des impasses du projet sioniste, mais aussi de celles de la construction du pseudo-appareil d’Etat nommé « Autorité Palestinienne ».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;Retour aux sources : le sionisme contre le partage&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Un rapide retour aux sources permet d’ordonner l’apparent chaos qui règne actuellement dans l’ancienne Palestine mandataire. L’instabilité permanente dans cette région résulte en effet, en dernière analyse, de l’indépassable contradiction entre le projet sioniste d’établir un Etat juif en Palestine et la présence sur cette terre d’un peuple autochtone refusant d’abandonner ses droits nationaux. De la grande révolte arabe de 1936, provoquée par l’accélération de la colonisation juive, à l’offensive en cours contre Gaza, en passant par la Grande Expulsion de 1947-49 et les prétendus Accords de Paix de 1993-94, c’est cette contradiction essentielle qui demeure le moteur du conflit.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Le projet des dirigeants sionistes n’a jamais été de partager la terre de Palestine. De David Ben Gourion, père fondateur de l’Etat d’Israël (« &lt;em&gt;L’acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu’un de renoncer à sa vision. Nous accepterons un Etat dans les frontières fixées aujourd’hui ; mais les frontières des aspirations sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;») à Ehud Olmert, actuel Premier Ministre     (« &lt;em&gt;Chaque colline de Samarie et chaque vallée de Judée est partie intégrante de notre patrie historique&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;(…). &lt;em&gt;Nous revendiquons avec fermeté le droit     historique du peuple d’Israël à l’entièreté de la terre d’Israël&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; »), la souveraineté israélienne sur l’ensemble de la Palestine du mandat britannique est demeurée     l’objectif principal.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;Pour y parvenir le mouvement sioniste a eu (et a encore) besoin du soutien des grandes puissances. Mais ce soutien a un prix : l’Etat d’Israël doit avoir, au moins en apparence, les attributs d’une démocratie. Une seconde contradiction a donc rapidement fait son apparition, qui a résulté de la nécessité de préserver simultanément le caractère juif et le caractère démocratique de l’Etat. La solution envisagée par les dirigeants du mouvement sioniste, puis de l’Etat d’Israël, a été de s’assurer que les citoyens de l’Etat soient dans leur très grande majorité, sinon dans leur totalité, des Juifs. Ils ont donc dû trouver, avant même l’indépendance d’Israël en 1948, une solution au « problème » palestinien, sachant que la Palestine n’était pas une&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;terre sans peuple&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; »&lt;/span&gt; &lt;span lang="EN-US"&gt;et que l’immigration ne pourrait suffire à     assurer la suprématie démographique juive.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;Du nettoyage ethnique à l’enfermement&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;Entre 1947 et 1949, environ 800 000 Palestiniens, soit 80% de ceux qui résidaient à l’intérieur du territoire sur lequel Israël proclame son indépendance, sont expulsés et deviennent des réfugiés. Ce ne sont pas des victimes « collatérales » de la guerre de 1948, mais les victimes d’un plan d’expulsion minutieusement établi, le Plan Daleth, dont l’objectif était simple : le plus de terre et le moins d’Arabes possible sous juridiction israélienne. L’Etat juif est né du nettoyage ethnique, au terme duquel moins d’1/3 de la population s’est attribué 78% de la superficie de la Palestine du Mandat.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;La guerre de 1967 est la seconde étape de la prise de contrôle de la Palestine par Israël. Israël conquiert, entre autres, la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Une victoire militaire plus rapide et plus facile qu’en 1947-1949, mais avec une différence notable : la majorité des Palestiniens ne sont pas partis. Le succès militaire crée donc une difficulté politique : Israël abrite désormais en son sein les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, qui s’ajoutent aux Palestiniens de 1948. La prétention de l’Etat d’Israël à être simultanément un Etat juif et démocratique est donc sérieusement menacée.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;C’est pour répondre à cette contradiction qu’un Général travailliste, Ygal Allon, présente au Premier Ministre Levi Eshkol, dès juillet 1967, une solution alternative à l’expulsion, qui compromettrait le soutien international dont jouit l’Etat d’Israël. La philosophie du « Plan Allon » est la suivante : renoncer à la souveraineté sur les zones palestiniennes les plus densément peuplées tout en conservant le contrôle exclusif sur la vallée du Jourdain, sur la rive occidentale de la Mer Morte et sur Jérusalem, dont les limites municipales doivent être considérablement étendues. Une entité palestinienne constituée de cantons isolés sera ainsi établie, avec des attributs de souveraineté limités.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;Même si le Plan Allon n’est pas officiellement adopté par Israël, c’est lui qui guidera dans les grandes lignes la politique de l’Etat sioniste à partir de l’année 1967. La disposition des colonies, le tracé des routes réservées aux colons, et la fragmentation de la Cisjordanie sont la mise en application concrète des vues d’Allon. Les Accords d’Oslo et la division de la Cisjordanie en Zones A, B et C, en sont directement inspirés. Même le Général Sharon, farouche partisan de l’expulsion des Palestiniens, finira par adopter, en le modifiant, le Plan Allon. C’est le sens du « retrait unilatéral » de Gaza en 2005 qui, loin d’être un « geste de paix », est le choix pragmatique d’abandonner et d'encercler une zone palestinienne trop densément peuplée. La décision de construire le Mur, si elle fut interprétée à juste titre comme la renonciation à l’annexion de l’ensemble de la Cisjordanie, n’est que l’ultime étape de la mise en pratique du Plan Allon et de la cantonisation de la Palestine &lt;a name="_ednref1" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn1"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;b&gt;Oslo et la quête d’un pouvoir autochtone soumis&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Loin  d’être un compromis historique, les Accords d’Oslo ne sont qu’une adaptation du projet sioniste aux réalités du terrain : l’Intifada de 1987 a exposé au grand jour la situation faite aux Palestiniens des territoires occupés, contribuant à délégitimer l’Etat d’Israël et menaçant de déstabiliser le Moyen-Orient. Le Nouvel Ordre Mondial que Bush père souhaite alors instituer passe nécessairement par une pacification (même provisoire) de la région et donc par un accord israélo-palestinien. Les Israéliens les plus pragmatiques acceptent de « négocier », en réalité d’imposer à une direction de l’OLP à bout de souffle et ruinée financièrement et politiquement des accords essentiellement économiques et sécuritaires : normalisation des relations économiques entre Israël et le monde arabe, sous-traitance des tâches de maintien de l’ordre dans les villes palestiniennes à la nouvelle Autorité Palestinienne (AP) &lt;a name="_ednref2" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn2"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Si l’AP, sous la direction de Yasser Arafat, tente de s’acquitter au mieux de sa tâche, la poursuite de la colonisation, de la répression, l’impasse des discussions sur Jérusalem et les réfugiés, auxquelles s’ajoutent les pratiques autoritaires, clientélistes, voire mafieuses de la direction palestinienne, vont conduire logiquement à une nouvelle révolte palestinienne en 2000. Arafat et ses proches tentent de contrôler le soulèvement, en sapant les structures auto-organisées et en encourageant la militarisation de la lutte pour ne pas perdre de terrain face au Hamas, afin de renforcer leur position face à Israël et d’obtenir un peu plus que les miettes que les Etats-Uniens et les Israéliens sont prêts à leur donner. C’est ce qui conduira Ariel Sharon à détruire les structures de l’AP et à isoler Arafat, tout en se déclarant, dès 2003, prêt à discuter avec d’autres dirigeants palestiniens hostiles à l’Intifada, comme Mahmoud Abbas.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Israël et les Etats-Unis imposent des réformes à l’AP afin de marginaliser les dirigeants palestiniens les plus liés à l’histoire de la lutte de libération, ainsi que des élections, en 2005 et en 2006, sensées faire émerger un nouveau leadership, encore plus enclin à courber l’échine. Avec le résultat que l’on connaît : une véritable Intifada électorale,&lt;/span&gt; &lt;span lang="EN-US"&gt;la victoire du Hamas, qui est apparu comme&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;l’autre voie », en alliant soutien matériel à la population (hôpitaux, écoles, aides financières directes…), critique virulente du Processus d’Oslo et poursuite de la résistance contre Israël. Ces élections, expression déformée du refus populaire de la collaboration et de la capitulation, contituent une défaite majeure pour tous ceux qui espéraient imposer aux Palestiniens un pouvoir autoritaire soumis aux intérêts israéliens &lt;a name="_ednref3" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn3"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;Du boycott au putsch&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;Dès les premières semaines qui suivent le vote, un boycott économique, politique et diplomatique se met en place, qui va considérablement renforcer l’isolement international des Palestiniens et aggraver leurs conditions de vie. Ce boycott est organisé conjointement par l’Union européenne, les Etats-Unis, Israël et la plupart des régimes arabes, et sera doublé à l’été 2006 d’une offensive israélienne contre la Bande de Gaza, place-forte du Hamas. Il s’agit d’isoler ce dernier et de le désigner comme responsable de la dégradation de la situation, afin d’encourager la population à se soulever contre lui. Mais la manœuvre échoue puisque la popularité du Hamas, loin de diminuer, a tendance à s’accroître.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;Israël et ses alliés passent donc au « Plan B » : renverser militairement le Hamas. Un plan est élaboré à Washington, par le Département d’Etat, la CIA, les services israéliens et la fraction pustchiste de l’AP, dirigée par le député Fatah Mohammad Dahlan, qui bénéficie du soutien du Président Abbas. Il s’agit, en armant et en formant plusieurs centaines d’hommes de Dahlan en Egypte et en Jordanie, en les introduisant progressivement dans la Bande de Gaza et en armant les milices de Dahlan déjà implantées sur place, de renverser militairement le Hamas et de rendre le pouvoir aux « amis » des Etats-Unis et d’Israël. En juin 2007, le Hamas, qui a pressenti la menace, décide de prendre les devants et inflige en à peine 48 heures une défaite aux putschistes qui sont contraints de fuir la Bande de Gaza &lt;a name="_ednref4" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn4"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;4&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;Les territoires palestiniens sont alors divisés politiquement : le Hamas assure son emprise sur la Bande de Gaza, assiégée et coupée du monde. Ce contrôle du territoire va s’accompagner de mesures répressives (arrestations, interdiction de journaux…) à l’égard des autres forces politiques et d’un refus de partager le pouvoir, y compris avec les organisations déterminées à poursuivre la résistance. En Cisjordanie, Abbas nomme Salam Fayyad, ancien haut fonctionnaire du FMI et de la Banque Mondiale, Premier Ministre : ils mènent, en échange du retour des aides internationales, une politique alliant normalisation des relations économiques et sécuritaires avec Israël, répression contre le Hamas, désarmement des combattants et purge au sein des appareils de sécurité &lt;a name="_ednref5" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn5"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;5&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Malgré le retour des aides internationales, Abbas et Fayyad ne sont pas en mesure d’imposer les « plans de paix » israéliens à l’ensemble de la population palestinienne, a fortiori à Gaza. Qui plus est, une date butoir approche, que nombre de commentateurs semblent avoir oubliée : le mandat présidentiel d’Abu Mazen prend fin le 9 janvier 2009, et selon les termes de la loi palestinienne, c’est le Président du Conseil Législatif Palestinien qui devient Président de l’AP en l’absence de nouvelles élections. Or le Président du CLP n’est autre qu’&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Abdel Aziz Duwaik, membre du Hamas, qui pourrait dès lors prétendre être le seul parti représentant légitimement le peuple palestinien.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;L’offensive contre Gaza&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Malgré la bonne volonté dont le Hamas a fait preuve durant la trêve (en ne tirant aucune roquette et en décourageant nombre d’actions militaires des autres organisations, y compris par des arrestations), Israël refuse que le mouvement acquière une trop grande capacité de nuisance, et a donc décidé de passer à l’offensive, avec un timing et des objectifs précis :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Le choix de la date n’est pas anodin : vacance de pouvoir aux Etats-Unis (qui laisse les mains libres à Israël pendant 3 semaines), période de congés pour nombre de journalistes occidentaux (qui ont quitté la Bande de Gaza et qui ne peuvent plus y retourner), campagne électorale en Israël (le duo Livni-Barak tente de prouver qu’il est au moins aussi « dur » que Netanyahu &lt;a name="_ednref6" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn6"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;6&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) et terme du mandat d’Abu Mazen. La fin du mois de décembre et le début du mois de     janvier étaient donc la fenêtre de tir idéale et logique pour Israël.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Mais personne ne peut penser sérieusement que l’Etat sioniste espère détruire politiquement et militairement le Hamas. Il s’agit plutôt de l’affaiblir, pour l’empêcher de contester le pouvoir à Abu Mazen au terme de son mandat et pour renégocier une « trêve » selon des termes fixés par Israël &lt;a name="_ednref7" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn7"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;7&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui pourraient inclure, hypothèse de plus en plus souvent évoquée, l’envoi d’une force internationale sous commandement égyptien chargée de « maintenir le calme » à Gaza, entendre « mettre le Hamas hors d’état de nuire ».&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;img src="http://idata.over-blog.com/1/92/70/62//Rocket.jpg" alt="Copyright Mahmoud Al-Hams" title="Copyright Mahmoud Al-Hams" class="GcheTexte" style="margin: 8px;" width="196" height="220" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Derrière les faux prétextes (les tirs de roquettes ont fait moins de 20 morts depuis septembre 2000), le but d’Israël est donc clair : à défaut de pouvoir se débarrasser du peuple palestinien, les dirigeants sionistes peuvent les tolérer dans des cantons isolés, à condition que ces cantons ne soient pas contrôlés par des forces hostiles à Israël. L’offensive actuelle est donc un sanglant « coup de pression » sur le Hamas et sur la population palestinienne : capitulez ou vous connaîtrez l’enfer.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;L’offensive contre Gaza se situe donc dans la continuité des politiques israéliennes depuis plus de 60 ans : il s’agit de démontrer au peuple palestinien et à leurs dirigeants que s’ils sont tolérés dans des réserves entourées de murs, ils ne peuvent espérer obtenir davantage. Il s’agit de rappeler que c’est Israël qui fixe les règles du jeu, qui choisit les dirigeants, qui assassine ou menace de mort ceux qui ne sont pas assez conciliants, qui arme et désarme les forces de sécurité selon son bon vouloir, qui ouvre et ferme les portes d’entrée des cantons.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;b&gt;Un retour aux contradictions fondamentales&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;La Bande de Gaza est très majoritairement peuplée de familles de réfugiés qui ont été expulsés de leur terre en 1947-49. Ce petit bout de terre, berceau de la Première Intifada, bastion de la résistance armée, est un miroir qui renvoie l’image de la véritable nature et les contradictions inhérentes au projet d’établissement d’un Etat juif en Palestine : l’expulsion, la répression et l’enfermement, consubstantielles à l’établissement et à la survie de l’Etat d’Israël ne peuvent faire disparaître un peuple et ses aspirations. Des opérations comme celle menée actuellement contre la Bande de Gaza sont l’expression de la nécessaire fuite en avant d’Israël face à ses contradictions : Israël est né de la négation des droits du peuple palestinien et ne peut dès lors survivre qu’en continuant de les nier, chaque jour davantage, jalonnant son avenir d’autant de bombes à retardement qui, tôt ou tard, exploseront &lt;a name="_ednref8" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn8"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;8&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;Depuis sa victoire électorale, une fraction significative de la direction du Hamas semblait prête à faire preuve de sa « bonne volonté » et de sa capacité à réussir là où l’AP avait échoué : contrôler les zones palestiniennes et faire respecter une trêve malgré la poursuite du siège et de la colonisation. Ceux qui se prenaient à rêver de diriger les futurs bantoustans palestiniens en sont pour leurs frais : Israël ne partagera pas le pouvoir avec un mouvement ou des individus qui ont la moindre velléité de poursuivre la lutte contre l’oppression coloniale. Les premières déclarations d’Abu Mazen sont à ce titre exemplaires : il a pointé les responsabilités du Hamas dans l’offensive israélienne à Gaza, à l’image du clan Hariri lors de la guerre au Liban en 2006, qui avait accusé le Hezbollah d’être responsable de la guerre israélienne. L’AP et le Fatah ont tenté d’encadrer et de canaliser les manifestations de solidarité avec Gaza organisées en Cisjordanie, n’hésitant pas à empêcher les manifestants de marcher en direction des positions de l’armée israélienne et multipliant les arrestations. Quitte à se délégitimer encore un peu plus &lt;a name="_ednref9" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_edn9"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;9&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;     &lt;span lang="FR"&gt;L’AP est une structure qui a été conçue, lors des Accords d’Oslo, pour neutraliser la résistance et la population palestiniennes, et pour donner l’illusion d’une autonomie et d’interlocuteurs légitimes pour « négocier ». La création de l’AP est une vaine tentative du mouvement sioniste de résoudre la contradiction entre l’existence de l’Etat juif et la présence des Palestiniens. Ceux qui ont cru, comme le Hamas, pouvoir transformer l’AP « de l’intérieur », savent désormais ce qu’il en est : le problème n’était pas tant celui d’individus peu scrupuleux et enclins à la collaboration que celui d’une pseudo-autonomie qui n’est que la poursuite de l’occupation par d’autres moyens. Nombre de voix lucides en Palestine s’élèvent aujourd’hui : l’heure est la reconstruction de la résistance (création de structures militantes unitaires à la base, d’un commandement unifié de la lutte, de syndicats indépendants de l’AP, de coopératives agricoles, de comités de village…) et non à la lutte stérile pour le contrôle d’un pseudo-appareil d’Etat prêt à signer un accord entérinant la cantonisation et voué à n’être qu’un sous-traitant des basses œuvres de l’armée israélienne, ou à être liquidé s’il ose revendiquer des droits pour les Palestiniens.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;        &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;     &lt;hr style="text-align: left;font-size:78%;" &gt;     &lt;div id="edn1"&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;a name="_edn1" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref1"&gt;Notes&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;a name="_edn1" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref1"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;a name="_edn1" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span lang="FR"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Plus de détails sur le processus de         cantonisation de la Palestine dans « La fin du mythe de l’Etat palestinien indépendant » sur &lt;a href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-19921618.html"&gt;http://juliensalingue.over-blog.com/article-19921618.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn2"&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn2" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref2"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Cf. « Retour sur… Les Accords         d’Oslo » sur &lt;a href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-18896867.html"&gt;http://juliensalingue.over-blog.com/article-18896867.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn3"&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn3" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref3"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;3&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Voir « Après les élections         palestiniennes et israéliennes » sur &lt;a href="http://juliensalingue.over-blog.com/pages/2006_avril_Apres_les_elections_palestiniennes_et_israeliennes_JS-430843.html"&gt;http://juliensalingue.over-blog.com/pages/2006_avril_Apres_les_elections_palestiniennes_et_israeliennes_JS-430843.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn4"&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn4" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref4"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;4&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Sur la tentative de putsch, cf.         « Comment les Etats-Unis ont organisé une tentative de putsch contre le Hamas » sur &lt;a href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-19456849.html"&gt;http://juliensalingue.over-blog.com/article-19456849.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn5"&gt;       &lt;p class="MsoEndnoteText"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn5" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref5"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;5&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;On pourra se reporter ici à « L’échec         programmé du plan silence contre nourriture : où va le gouvernement de Salam Fayyad ? » sur &lt;a href="http://juliensalingue.over-blog.com/article-20129960.html"&gt;http://juliensalingue.over-blog.com/article-20129960.html&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn6"&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn6" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref6"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;6&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Voir notamment&lt;/span&gt; &lt;span lang="EN-US"&gt;Jonathan Cook,&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Israeli electioneering with bombs&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; »,&lt;/span&gt; &lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;em&gt;Electronic         Intifada&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;, 30 décembre 2008, sur &lt;a href="http://electronicintifada.net/v2/article10074.shtml"&gt;http://electronicintifada.net/v2/article10074.shtml&lt;/a&gt; et Neve         Gordon,&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;«&lt;/span&gt; &lt;span lang="EN-US"&gt;What, Exactly, is Israel’s Mission ?&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;», &lt;em&gt;Couterpunch&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;, 29 décembre 2008, sur         &lt;a href="http://www.counterpunch.org/gordon12292008.html"&gt;http://www.counterpunch.org/gordon12292008.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn7"&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn7" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref7"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;7&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Voir notamment Barak Ravid,&lt;/span&gt;         &lt;span lang="FR"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Shin Bet Chief : Hamas has eased its demands for truce with Israel&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;», &lt;em&gt;Haaretz&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;, 4         janvier 2009, sur &lt;a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1052549.html"&gt;http://www.haaretz.com/hasen/spages/1052549.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;div id="edn8"&gt;       &lt;p class="MsoNormal"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn8" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref8"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;8&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Voir Oren Ben-Dor,         « &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The Self-Defense of Suicide&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;, &lt;em&gt;Counterpunch&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;, 1er janvier 2009, sur         &lt;a href="http://www.counterpunch.org/dor01012009.html"&gt;http://www.counterpunch.org/dor01012009.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;            &lt;p class="MsoNormal"&gt;         &lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="_edn9" href="http://juliensalingue.over-blog.com/#_ednref9"&gt;&lt;span class="MsoEndnoteReference"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;9&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span lang="FR"&gt;Voir&lt;/span&gt; &lt;span lang="EN-US"&gt;Tobias         Buck,&lt;/span&gt; &lt;span lang="FR"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Abbas risks becoming biggest political casualty&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;, &lt;em&gt;Financial         Times&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;, 30 décembre 2008, sur &lt;a href="http://www.ft.com/cms/s/0/ca86af50-d69e-11dd-9bf7-000077b07658.html"&gt;http://www.ft.com/cms/s/0/ca86af50-d69e-11dd-9bf7-000077b07658.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;       &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-1296440432486220723?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/1296440432486220723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/offensive-israelienne-contre-gaza-une.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1296440432486220723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1296440432486220723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/offensive-israelienne-contre-gaza-une.html' title='Offensive israélienne contre Gaza : une mise en perspective'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-1814884750886980430</id><published>2009-01-29T17:21:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T17:22:30.390-08:00</updated><title type='text'>L’heure de la décolonisation a sonné !</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 2"&gt; 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 &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size: 22pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;L’heure de la décolonisation a sonné !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Si , pour la population de Gaza, l’heure est à l’enterrement des morts, aux soins des blessés et à la reconstruction du minimum nécessaire à une vie humaine très sommaire dans ce qui est et reste aujourd’hui la plus grande prison du monde, le temps est aussi à porter un regard plus lointain sur l’avenir de la Palestine qui ne soit pas un nouvel épisode du charabia diplomatique et médiatique : cesser le feu, feuilles de route...dont l’unique fonction est de laisser se poursuivre la colonisation de toute la Palestine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Car il n’y a pas que les « colonies », ces villages de colons installés à coups de chars, de bulldozers et de subventions sur les terres palestiniennes, il y a un processus de colonisation de toute la Palestine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Lancé en Europe à la fin du 19° siècle, initié en 1917 et poursuivi sans relâche par l’entité sioniste depuis 1948, il s’agit de la dernière expression d’un colonialisme qui a vécu ses derniers moments ailleurs sur la planète dans la seconde moitié du XX° siècle. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Il s’agit bien d’une colonisation : invasion&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et occupation d’un territoire, traitement de ses habitants en êtres inférieurs.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Il s’agit bien d’une colonisation menée par des étrangers dont tous les travaux contemporains, à commencer par ceux des historiens israéliens, démontrent qu’ils ne constituent pas un « peuple » mais un groupe humain, dispersé sur tous les continents mais unifié autour d’une religion propre et des traditions culturelles qui l’accompagnent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Il s’agit bien d’une colonisation car il y a derrière ces colons un colonisateur d’un type particulier, organisé mondialement à partir de la métropole impérialiste (les USA) et de ses&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;annexes (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ce qui a, depuis plus&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;de 60 ans, obscurci le regard sur ce colonialisme c’est qu’il n’a pas été le choix d’un seul Etat national, mais le choix collectif de l’ONU.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Le 29 Novembre 1947 quand les membres de l’Assemblée Générale&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;adoptent la résolution 181, ils déchirent d’un seul geste la charte des Nations Unies, et les idéaux universalistes de 1945 sont abandonnés. La guerre froide vient de commencer et la création de deux Etats sur la terre de Palestine est prise sans donner le droit de s’exprimer à ses habitants, sans respecter leur droit à disposer d’eux-mêmes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Les Etats-Unis, qui en ont alors la force matérielle et politique, ont décidé de prendre en mains les destinées du monde et d’imposer à l’ONU leurs choix Le vote de l’Assemblée Générale n’est d’ailleurs pas un vote unanime (33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions, et la plupart des pays de ce qui n’est pas encore appelé le Tiers-monde votent contre ou s’abstiennent ) mais ils n’ont pas cessé depuis de les lui imposer ou de les ignorer quand elle leur résistait (invasion de l’Irak en 2003) &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;De ces deux Etats, prévus par la résolution 181, Etats inégaux puisqu’il est attribué d’emblée&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;à l’ «Etat juif » 60 % du territoire, un seul verra le jour, celui des colonisateurs et l’ONU, paralysée par les vetos US successifs, laissera l’autre à l’état de projet, d’Etat peau de chagrin, d’Etat mort-né.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ce qui se joue maintenant est la dernière partie de cette sanglante histoire coloniale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Avec le massacre de Gaza, l’opinion publique mondiale est en train de comprendre enfin que l’énorme et tragique bévue de l’ONU : appeler à la création de deux États, laisser un seul de ces deux Etats exister et le laisser empêcher, par tous moyens (illégalité, force, corruption..),&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;l’autre de naitre, doit être réparée.&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: red;"&gt; &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Ce dernier colonialisme disparaitra parce que s’effondre l’appareil idéologique qui l’a soutenu dans ces entreprises meurtrières : s’il y a une grande diversité de langues de cultures, de croyances s’il y a une diversité de groupes sanguins et de couleurs de cheveux, il n’y a qu’une seule espèce humaine et tous les êtres humains sont égaux en droits et lorsque l’ONU vota la résolution 181 annonçant un Etat juif et un Etat arabe elle enterrait d’un seul geste ses ambitions universalistes initiales, elle donnait naissance à une forme nouvelle et ultime de colonialisme qui, depuis cette date, déchire cette région du monde et ses habitants, et elle a fait de l’Etat colonisateur un Etat guerrier criminel et spoliateur sans avenir. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Or l’histoire du colonialisme l’a montré : la colonisation meurtrit et opprime le colonisé et elle pervertit le colonisateur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;Pour que le massacre de Gaza soit la dernière horreur de cette colonisation&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: red;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;- elle a, on le sait, été précédée de nombreuses autres&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; color: red;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;- &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;nous devons soutenir le peuple palestinien dans sa lutte héroïque pour aboutir à la création non pas d’un Bantoustan sous perfusion « humanitaire » mais d’un Etat viable, unique, assurant l’égalité de tous les droits à tous ceux qui aujourd’hui&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;habitent la terre de Palestine comme ceux qui veulent y revenir après en avoir été chassés&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;et qui sont prêts à y vivre ensemble, entre égaux. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Baskerville Old Face&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;(24 janvier 2008)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Arial Black&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Le 26 novembre 1938, Gandhi écrit&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;          « Toute ma sympathie est acquise aux Juifs. J'ai connu certains d'entre eux, d'une manière très intime, en Afrique du Sud, et certains d'entre eux sont devenus des amis pour la vie. Grâce à ces amis, j'ai pu mieux connaître la persécution à laquelle ils ont été soumis depuis la lointaine histoire. Ils ont été, en quelque sorte, les intouchables de la Chrétienté. La similarité entre le traitement que les Chrétiens leur ont infligé et celui que les Hindous infligent aux Intouchables est frappante. Un jugement de nature religieuse a été invoqué dans les deux cas pour justifier les traitements inhumains qui ont été infligés aux uns comme aux autres. A part les amitiés qu'il m'a été donné de nouer avec certains d'entre eux, ma sympathie pour les Juifs ressortit donc à des raisons de caractère universel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: justify; line-height: normal;"&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;          Mais ma sympathie ne me rend pas sourd aux exigences de la justice. L'appel à un foyer national pour les Juifs ne me séduit guère. La légitimité en est recherchée dans la Bible et dans la ténacité dont les Juifs ont depuis tout temps fait preuve dans la formulation de leur attachement à un retour en Palestine. Pourquoi ne pourraient-ils pas, comme les autres peuples sur Terre, faire de cette contrée leur pays où naître et où gagner sa vie ? La Palestine appartient aux Arabes de la manière dont l'Angleterre appartient aux Anglais ou la France aux Français. Il serait injuste et inhumain d'imposer une domination par les Juifs aux Arabes. Ce qui se passe en Palestine, de nos jours, ne saurait être justifié au nom d'un quelconque code moral de conduite. Les mandats n'ont pas d'autre justification que la dernière guerre mondiale (la Première, NdT). Ce serait à n'en pas douter un crime contre l'humanité de contraindre ces Arabes, si justement fiers, à ce que la Palestine soit restituée aux Juifs en tant que leur foyer national, que ce soit partiellement, ou en totalité. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center; line-height: normal;" align="center"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Arial Black&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;"&gt;En 1947, l’Inde votera contre la résolution 181.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-1814884750886980430?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/1814884750886980430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/lheure-de-la-decolonisation-sonne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1814884750886980430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/1814884750886980430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/lheure-de-la-decolonisation-sonne.html' title='L’heure de la décolonisation a sonné !'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-6548615556936549626</id><published>2009-01-29T16:40:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T16:41:11.193-08:00</updated><title type='text'>Gaza - Médias en guerre (5) : Les « Carnets de guerre » de BHL (Annexe)</title><content type='html'>&lt;div class="article-item"&gt;&lt;div class="surlignable"&gt;      &lt;abbr class="published" title="2008-12-01T10:44:00Z"&gt;Publié en 2009&lt;/abbr&gt; par  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur160.html"&gt;Olivier Poche&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;         &lt;/div&gt;            &lt;div class="surlignable"&gt;    &lt;div class="crayon article-chapo-3063 chapo"&gt;&lt;p&gt;En guise d’annexe à notre article précédent : &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html" class="spip_out"&gt;« &lt;i&gt;Carnets de guerre&lt;/i&gt;, le dernier tract de BHL »&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;BHL et le grand art du recyclage, ou comment les « &lt;i&gt;Carnets de guerre&lt;/i&gt; » - ce "témoignage"  publié par le &lt;i&gt;Journal du Dimanche&lt;/i&gt; -  recyclaient l’essentiel des chroniques parues dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, avant d’être répétés sur France 2.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div class="crayon article-texte-3063 texte entry-content"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Annexe : le grand art du recyclage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;BHL est un « bon client ». De ceux qui ont toujours quelque chose à… vendre. Aussi était-il indispensable, plutôt que d’accorder aux journalistes présents en Israël ou à Gaza la possibilité et le temps de proposer le résultat de leurs enquêtes et de leurs analyses, d’écouter le prêche du « romanquêteur » et d’interroger simultanément Bernard-Henri Lévy et Najat Vallaud-Belkacem (PS) au 13h15 de France 2 le dimanche 18 janvier 2008 ; de laisser le premier couper sans cesse la seconde pour marteler son interprétation des événements déjà diffusée à deux reprises dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt; et dans &lt;i&gt;le JDD&lt;/i&gt; ; de laisser sans réaction ses assertions les plus mensongères et, comme le dit benoîtement Laurent Delahousse, incapable d’organiser le débat, de les laisser s’ébattre sans lui.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Du bon usage du tourisme de propagande : légitimer par un court séjour dans les parages de la guerre, les leçons de géopolitique et de morale dispensées depuis Paris.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Existe-il des différences significatives entre « Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy », rédigé à l’écart des bombardements et les « Carnets de guerre » de Bernard-Henri Lévy rapporté de son séjour en dehors de Gaza ? Si l’on excepte les propos qu’il rapporte et les témoignages qu’il recueille, il n’en existe aucune : Bernard-Henri Lévy, aux abords de la guerre, s’est d’abord vu lui-même et a entendu ce qu’il croyait savoir depuis Paris.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Car avant de partir recueillir de la bouche de ses amis israéliens ce qu’il disent partout et à n’importe qui, avant de résumer les propos de quelques Palestiniens conformément à ce qu’il convient de savoir d’eux sans quitter Paris, BHL avait déjà infligé aux lecteurs du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt; (et à quelques curieux…) la leçon qu’il prétend tirer de son voyage et qui, en vérité, fournit la trame de sa construction.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les « informations décisives » sonnent toujours (au moins) deux fois.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Avant son voyage, BHL savait déjà que le blocus humanitaire était une fiction&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Et quant au fameux blocus intégral […] ce n’est, là non plus, factuellement pas exact&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; : les convois humanitaires n’ont jamais cessé de passer, jusqu’au début de l’offensive terrestre, au point de passage Kerem Shalom ; pour la seule journée du 2 janvier, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ce sont 90 camions &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;de vivres et de médicaments qui ont pu, selon le New York Times , entrer dans le territoire »&lt;/i&gt;. Ayant lu le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, donc « factuellement » déjà bien pourvu, BHL va cependant approfondir l’enquête et rapporter d’Israël une &lt;i&gt;« information exclusive »&lt;/i&gt; supplémentaire&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : &lt;i&gt;« au terminal de Keren Shalom, extrême sud de la bande de Gaza, […] &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une centaine de camions passent&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, comme chaque matin »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Avant de partir, BHL savait déjà que l’opération « Plomb durci » était parfaitement justifiée par la situation intolérable des habitants des villes israéliennes visées par les roquettes du Hamas : &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Aucun gouvernement au monde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, aucun autre pays […] &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ne tolérerait de voir des milliers d’obus tomber, pendant des années, sur ses villes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3063.html#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="A titre d’exemple d’énormité désespérante que la plus obtuse partialité peut (...)" id="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Mais rien ne vaut confirmation sur place, de la bouche de « Yovan » Diskin&lt;i&gt; : « "&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Il n’y a pas un Etat au monde qui tolérerait de voir des obus tomber ainsi, tous les jours, sur la tête de ses citoyens&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;". Puis, comme je lui réponds que je sais cela… »&lt;/i&gt;. Non seulement il le sait, mais il l’a écrit, presque dans les mêmes termes que son interlocuteur, avant même de l’entendre…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Avant de partir, BHL savait déjà que l’armée israélienne prenaient les civils sous sa protection : « les unités de Tsahal ont, pendant l’offensive aérienne, &lt;strong&gt;systématiquement téléphoné&lt;/strong&gt; (la presse anglo-saxonne parle de 100 000 appels) aux Gazaouis vivant aux abords d’une cible militaire pour les inviter à évacuer les lieux ». Et visionnant les exploits d’Asaf, BHL, dans une innocente incise, rappelle ce « fait » - au cas où la seule mention de « la presse anglo-saxonne » n’aurait pas convaincu tous ses lecteurs : &lt;i&gt;« incroyables films […] de ces missiles déjà lancés que le pilote, voyant […] que la jeep ciblée entre dans le garage d’un immeuble dont on n’a pas, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;comme c’est l’usage&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, alerté les occupants, détourne en pleine course et fait exploser dans un champ&lt;/i&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Avant de partir, BHL savait déjà que le Hamas était le principal, voire le seul responsable de l’existence de victimes civiles parmi les Palestiniens : &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;les dirigeants de Gaza […] exposent leurs populations&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; : vieille tactique du « bouclier humain » qui fait que le Hamas […] installe ses centres de commandement, ses stocks d’armes, ses bunkers, dans les sous-sols d’immeubles, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;. Et BHL de prendre l’avion pour recueillir de la bouche d’Ehoud Olmert quelques précisions sur le &lt;i&gt;« calcul d’un Hamas qui […] installe ses dépôts d’armes dans une &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;cour d’école, une salle d’hôpital, une mosquée »&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Avant de partir, BHL reconnaissait volontiers que les Israéliens « aveuglés » par leur bonne volonté, avaient pu laisser passer quelques « occasions » de faire le bien : &lt;i&gt;« Ils découvriront, ce jour-là, qu’Israël a commis bien des erreurs au fil des années (&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;occasions manquées, long déni de la revendication nationale palestinienne, unilatéralisme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;)&lt;/i&gt; ». Dans le salon d’Ehoud Barak, BHL  s’apprête à lui &lt;i&gt;« objecter qu’Israël n’en serait pas là sans la série&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; d’occasions manquées, de faux pas, d’aveuglements, &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;des gouvernements qui ont suivi&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &lt;/i&gt;quand le téléphone sonne, privant ainsi Barak, mais pas le lecteur, de cette « objection » qui fixe les termes dans lesquels la critique d’Israël est permise.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Et une fois sur place, BHL a beaucoup regardé la télévision :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je suis à Ramallah, donc. À Sderot et à Ramallah. », &lt;/i&gt;nous apprend BHL au détour d’une phrase de son second « Bloc-notes » du &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;, paru le 15 janvier sous le titre « Les douteux amis du peuple palestinien » et c’est depuis cette double destination, qu’il « témoigne » des manifestations qui se sont déroulées en France… telles qu’il les a vues à la télévision [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3063.html#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="« Le hasard fait que c’est de Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne, (...)" id="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;].  Et ce qu’il a vu ne lui laisse aucun doute sur les motivations des manifestants : &lt;i&gt;« Où étaient-ils, ces manifestants, quand il s’agissait de sauver, non les 888, mais les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;300.000 morts des massacres programmés du Darfour&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ? Pourquoi ne sont-ils jamais descendus dans la rue quand Poutine rasait Groznyï […] ? Pourquoi se sont-ils tus quand […] on extermina &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;200.000 Bosniaques&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, […] voici de nouveaux adeptes du vieux "&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;deux poids, deux mesures&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;" qui ne se soucient de la souffrance d’un musulman que lorsqu’ils se croient autorisés à l’imputer aux juifs. L’auteur de ces lignes a été au premier rang de la mobilisation en faveur des Darfouris, des Tchétchènes, des Bosniaques ».&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Mais pas des Palestiniens. Et au lieu de s’attarder sur cet apparent paradoxe, BHL répète en boucle son petit couplet. Dans le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt; d’abord, où il recopie son « témoignage exclusif » sur la télévision française : &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Le ton monte à Paris. Jean-Marie Le Pen déclare que Gaza est un camp de concentration. D’autres, du côté de la gauche radicale, tonnent qu’il n’y a pas eu, depuis longtemps, pire massacre de Musulmans que celui des Gazaouis. Et les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;300 000 Darfouris&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, camarades ? Et les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;200 000 Bosniaques&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ? Et ces &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;dizaines de milliers de Tchétchènes que Poutine alla "buter jusque dans les chiottes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;" et qui ne vous arrachèrent pas une larme ? ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais jamais deux sans trois. Sur France 2, quand Laurent Delahousse lui demande pourquoi ce conflit &lt;i&gt;« suscite autant de passion »&lt;/i&gt;, BHL redémarre aussitôt : &lt;i&gt;« Je me rappelle quand je me battais pour le sort des musulmans bosniaques, on était une poignée. […] C’était &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;300 000 morts&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, 200 000 morts, pardon. Le &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Darfour&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; on n’était pas très nombreux non plus. […] Les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Tchétchènes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, quand Poutine disait selon ses propres mots très élégants qu’il allait les buter jusqu’au dernier, « &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;jusque dans les chiottes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; », on entendait aucun de ceux qui aujourd’hui montent le ton […] Ce qui est étrange c’est le &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;deux poids deux mesures&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;. Et il en profite un peu plus tard pour marteler que le Hamas&lt;i&gt; « a installé ses lance-roquettes, des dépôts d’armes dans les endroits les plus sacrés &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;qui sont les mosquées, qui sont les écoles, qui sont les hôpitaux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ». &lt;/i&gt;Au cas où les téléspectateurs de France 2 ne liraient ni &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, ni le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt;, ni les communiqués de l’armée israélienne.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De cette même émission on retiendra enfin cette dernière facétie de BHL, qui, à force de répéter sans cesse les mêmes choses finit par y croire lui-même, et déclare fièrement : &lt;i&gt;« Les blessés, ça j’en apporte la preuve dans le &lt;/i&gt;Journal du Dimanche&lt;i&gt;, il y a un hôpital israélien, le plus grand hôpital où 70% des patients sont des palestiniens, 70% des patients, avant la guerre »&lt;/i&gt;. Pour mémoire, rappelons que la « preuve » tenait dans une phrase : &lt;i&gt;« Je passe sur le cas du Shiba Hospital de Tel Aviv dont le directeur adjoint, Raphi Walden, m’explique que 70% des patients sont des Palestiniens »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Infinie répétition – qui est, comme on sait, le secret d’une bonne pédagogie. Et aucune différence significative. Aucune ? Si… Une petite différence s’est glissée parmi tous ces copiés-collés. Alors que son périple ne lui fera découvrir, dans &lt;i&gt;le JDD&lt;/i&gt;, que des Palestiniens hurlants, ils deviennent, dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, étrangement modérés : « &lt;i&gt;Quel soulagement de voir des Palestiniens réels au lieu de ces Palestiniens imaginaires&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;qui pensent faire acte de résistance en s’attaquant, en France, à des synagogues ! &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les premiers, je le répète, s’obligent à la modération et, avec un admirable sang-froid, tentent de préserver les chances des cohabitations de demain&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ; les seconds sont enragés, plus radicaux que les plus radicaux et prêts à en découdre,&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;sur le pavé des villes d’Europe, jusqu’à la dernière goutte du sang du dernier Palestinien.&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; Les premiers font la part des choses ; ils savent que nul, dans cette affaire, n’est ni tout blanc ni tout noir ».&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; Mais la raison de cette différence n’est pas difficile à trouver : elle s’explique très simplement par la volonté de disqualifier les manifestants qui s’opposent à l’opération militaire en cours. Bernard-Henri et ses « faits » tournent en fonction du vent de la propagande…&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;                      &lt;/div&gt;           &lt;div class="notes surlignable"&gt;&lt;h4 class="pas_surlignable"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3063.html#nh1" id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] A titre d’exemple d’énormité désespérante que la plus obtuse partialité peut faire écrire à un « philosophe », on retiendra qu’il ajoutait : &lt;i&gt;« le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël - c’est, à la lettre&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, sa longue retenue&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3063.html#nh2" id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;« Le hasard fait que c’est de Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne, puis de Sderot, la ville israélienne qui vit, à la frontière de Gaza, sous le feu des roquettes Qassam, que je découvre les images de ces manifestations de soutien à la "cause palestinienne". »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-6548615556936549626?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/6548615556936549626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/gaza-medias-en-guerre-5-les-carnets-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6548615556936549626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/6548615556936549626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/gaza-medias-en-guerre-5-les-carnets-de.html' title='Gaza - Médias en guerre (5) : Les « Carnets de guerre » de BHL (Annexe)'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-8079812384004924956</id><published>2009-01-29T16:39:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T16:40:10.904-08:00</updated><title type='text'>Gaza – Médias en guerre (4) : « Carnets de guerre », le dernier tract de BHL</title><content type='html'>&lt;div class="article-item"&gt;      &lt;div class="surlignable"&gt;                                                     &lt;p class="auteur"&gt;&lt;abbr class="published" title="2009-01-28T10:11:26Z"&gt;Publié le 28 janvier 2009&lt;/abbr&gt; par  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur160.html"&gt;Olivier Poche&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;/div&gt;            &lt;div class="surlignable"&gt;    &lt;div class="crayon article-chapo-3062 chapo"&gt;&lt;p&gt;Dimanche 18 Janvier 2009, alors que prenait fin l’opération « Plomb durci » à Gaza, paraissait dans le &lt;i&gt;Journal du dimanche&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt;) un indispensable « témoignage exclusif » de l’inévitable BHL [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="L’article est surmonté de cette présentation : « Pour le JDD, l’écrivain (...)" id="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;]. « Exclusif » de tout autre point de vue sur le conflit que celui de son auteur, infatigable défenseur de la politique israélienne, et « témoignant » de la préférence accordée par le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt; au papier people et sournoisement partisan plutôt qu’à un véritable travail d’enquête ou à la « tribune libre » ayant l’honnêteté de se présenter comme telle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div class="crayon article-texte-3062 texte entry-content"&gt;&lt;p&gt;Toutes les prétendues « enquêtes » de BHL, hélas, se ressemblent (voir par exemple :&lt;a href="http://www.acrimed.org/article2418.html" class="spip_out"&gt;« Une “exclusivité” du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; : le tourisme de propagande de BHL en Israël&lt;/a&gt;). Narcissisme infatué, style ampoulé, partis-pris aussi outranciers que soigneusement dissimulés : le cocktail – imbuvable – est connu, mais trouve toujours preneur. Cette fois, ce n’est pas &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; – peut-être refroidi par les dernières fanfaronnades de BHL en Géorgie qui avaient suscité quelques remous, notamment grâce à la publication d’un article de Rue89 [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="« BHL n’a pas vu toutes ses &amp;quot;choses vues&amp;quot; en Géorgie »." id="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;] – mais le &lt;i&gt;Journal du Dimanche&lt;/i&gt; qui accueille l’écrivain-philosophe-romanquêteur. Le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt; qui, on s’en souvient, avait assuré la promotion du dernier BHL-Houellebecq [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb3" class="spip_note" rel="footnote" title="Voir ici même : « Le JDD d’Askolovitch présente : une coproduction (...)" id="nh3"&gt;3&lt;/a&gt;] ; un journal dont le rédacteur en chef n’est autre que Claude Askolovitch, qui s’était chargé sur RTL le 8 juillet, de dénoncer en dépit de tout bon sens &lt;i&gt;« un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas »&lt;/i&gt; et son auteur, Siné, provoquant ainsi le licenciement de ce dernier, sous les applaudissements de BHL [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb4" class="spip_note" rel="footnote" title="Dans une tribune publiée dans Le Monde du 22 juillet 2008 et intitulée « De (...)" id="nh4"&gt;4&lt;/a&gt;]. On est entre gens de bonne compagnie.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le problème posé par ces « témoignages » et autres « récits », répétons-le puisque BHL récidive, n’est pas le positionnement politique de leur auteur en lui-même, mais bien le statut de ces articles, aux allures de reportage, qui, tordant ou sélectionnant les « faits » à leur convenance, confondent allègrement subjectivité et partialité sans scrupules. Le terme de « témoignage » est à cet égard d’une précieuse ambiguïté : le terme peut connoter l’impartialité de celui qui a vu sans être impliqué. Mais comme le témoin ne peut rendre compte que de ce qu’il a vu, il suffit de ne voir que ce que l’on veut bien voir, tout en sachant d’avance ce que l’on va en dire, pour produire des éditoriaux camouflés en enquête de terrain – autrement dit, de la propagande à l’état pur.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Narcisse en Orient&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Trait saillant de ces indigestes épopées, elles mettent avant tout en scène BHL, qui rend compte des réflexions de BHL, retrouve des amis de BHL, et visite des gens importants qui « témoignent » d’abord de l’importance de BHL. Ainsi, on suit Bernard chez Ehoud Barak (&lt;i&gt;« Ehoud Barak chez lui. Je l’ai vu, hier, à Palmachim, entouré de ses généraux. Et je le retrouve, aujourd’hui, dans ce salon…&lt;/i&gt; &lt;i&gt; »&lt;/i&gt;), Shimon Pérès, (&lt;i&gt;« Amos Oz est effondré. Le grand écrivain […] que je retrouve, à Jérusalem, chez notre ami commun Shimon Pérès… »)&lt;/i&gt;, ou Ehoud Olmert, qui se confie aussitôt à lui ( &lt;i&gt;« d’une voix plus sourde, comme en confidence, il entreprend de me raconter la dernière visite d’Abou Mazen, il y a trois semaines, dans ce bureau, à la place même où je me trouve… »&lt;/i&gt;). Sur les 105 phrases de l’article (hors propos au discours direct des interlocuteurs), on ne compte pas moins de 62 marques de la première personne. Soit un taux moyen de narcissisme de 59%.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;« BHL-moi-je » n’est pas seulement le sujet grammatical des phrases qui valident sa présence et consacrent son importance, mais son propre metteur en scène : le metteur en scène indispensable d’un interviewer dont le « témoignage » tomberait sans cela de lui-même : quel intérêt à aller interroger les dirigeants israéliens sur place et de « témoigner » de leur discours, quand ceux-ci ont tous les moyens disponibles pour communiquer par eux-mêmes et ne s’en privent pas ? Il faut faire croire à la nature exceptionnelle des relations de BHL pour faire croire à la nature exceptionnelle des révélations qu’il rapporterait. Ainsi de sa visite à « Yovan Diskin », patron du Shin Bet, qui commence par ces mots : « &lt;i&gt;Il n’a, à ma connaissance, jamais parlé. En tout cas pas depuis le début de cette guerre. […] Il me reçoit, aux aurores, dans son bureau… »&lt;/i&gt;. Notons d’abord qu’il existe peut-être un « Yovan Diskin » n’ayant « jamais parlé », mais il n’est pas chef du Shin Bet. En revanche, il existe un &lt;strong&gt;Yuval&lt;/strong&gt; Diskin, chef du Shin Bet… dont un moteur de recherche permet de retrouver en quelques secondes un nombre appréciable de déclarations. Un exemple, en 2006, &lt;a href="http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/104746.htm#Le_directeur_du_Shin_Bet_analyse_la_situation_%C3%A0_Gaza" class="spip_out"&gt;ici&lt;/a&gt; ; un autre, le jour même de la rencontre « aux aurores » avec BHL, &lt;a href="http://monde-info.blogspot.com/2009/01/gaza-tsahal-progresse-en-profondeur.html" class="spip_out"&gt;ici&lt;/a&gt;. Mais peu importe. Le problème est que même recueillie pieusement dans leur salon, la communication du patron de l’Agence de Sécurité intérieure ou du chef du gouvernement d’Israël reste de la communication. Et que BHL la rapporte comme une révélation.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoin… de moralité ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Comment croire un instant que l’intimité qu’il revendique n’influe en rien sur la façon dont BHL présente ses interlocuteurs ou considère leurs arguments ? On apprend ainsi que « Yovan » Diskin &lt;i&gt;« est grand. Massif. Une allure militaire que démentent &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;un jean, des baskets et un T-shirt&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;, qu’Ehoud Olmert peut raconter &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;non sans drôlerie&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, le ballet des médiateurs trop pressés »&lt;/i&gt;, et qu’Ehoud Barak joue du piano : &lt;i&gt;« je le retrouve, aujourd’hui, dans ce salon, tout en longueur, qui semble construit autour des deux pianos &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;dont il joue en virtuose&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. » &lt;/i&gt;D’où le choix du « témoignage » : est-ce la faute de BHL s’il ne voit en Ehoud Barak qu’un &lt;i&gt;« ministre-pianiste », &lt;/i&gt;et non un des responsables d’une politique que d’autres qualifient de criminelle ? Liberté souveraine de la subjectivité mondaine.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les « rencontres » de BHL sont opportunes. Est-ce sa faute si « parcourant Israël », il tombe sur Asaf, &lt;i&gt;« patron d’un restaurant à New-York et, dans ses périodes de "réserve", pilote d’hélicoptère Cobra »&lt;/i&gt;, Asaf qui déclare fort heureusement  que &lt;i&gt;« rien ne justifie la mort d’un gosse »&lt;/i&gt; et qui ajoute ne pas tirer quand il aperçoit des civils ? Mais BHL, scrupuleux, ne se démonte pas : &lt;i&gt;« J’ai mis Asaf au défi de m’apporter la preuve de ce qu’il dit. Et c’est ainsi que je me retrouve ici, dans le Néguev, sur la base de Palmachim… ». &lt;/i&gt;Et BHL obtiendra « ainsi » la preuve, par l’image et le son, qu’Asaf dit la vérité, et la dit, du même coup, pour toute l’armée israélienne. Car BHL, rassuré de constater qu’il y a &lt;i&gt;« des Asaf dans Tsahal »&lt;/i&gt;, en conclut logiquement qu’Asaf n’est &lt;i&gt;« pas l’exception mais la règle »&lt;/i&gt;. Cette histoire édifiante est sous-titrée : « Asaf détourne son missile ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’un des objectifs manifestes du périple israélien de BHL est donc de « témoigner » de la moralité et de l’humanité d’une armée [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb5" class="spip_note" rel="footnote" title="Ainsi, embedded, il note « la lassitude, le dégoût profond de la guerre » des (...)" id="nh5"&gt;5&lt;/a&gt;] au moment où celle-ci est accusée de graves et répétées violations du droit humanitaire [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb6" class="spip_note" rel="footnote" title="Pour un aperçu de ces accusations portées notamment par le CICR, MSF et (...)" id="nh6"&gt;6&lt;/a&gt;]. Mais ces accusations sont passées sous silence, quand elles ne sont pas qualifiées purement et simplement de &lt;i&gt;« rumeurs »&lt;/i&gt;. Dans le salon d’Ehud Barak, il préfère l’écouter philosopher sur le &lt;i&gt;« dilemme moral auquel son armée est confrontée ». &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et ce témoin de moralité est évidemment d’une totale neutralité, lui qui, on l’apprend au détour d’une phrase, va &lt;i&gt;« à Sderot, par principe et solidarité, chaque fois que [il] arrive en Israël »&lt;/i&gt;.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Une « solidarité » bien sélective, et un « principe » – mais lequel ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des « faits »…&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Une autre technique éprouvée des publi-reportages de BHL consiste, en marge de ses passionnantes aventures, à présenter comme des faits – de préférence historiques – ses propres interprétations, avec un aplomb qui tient lieu de démonstration. Ainsi, avec « Yovan » Diskin : &lt;i&gt;« Ce que l’on ne peut pas ignorer c’est &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;ce fait&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; - ce contexte : Gaza qui, évacué, devient, non l’embryon de l’Etat palestinien tant espéré, mais &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;la base avancée d’une guerre totale contre l’Etat juif&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Si « avancée » que ladite « guerre totale » a déjà presque entièrement détruit Israël. Ou encore, au détour d’une conversation avec Ehud Barak : &lt;i&gt;« Je m’apprête à lui demander comment l’homme de Camp David,&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; la Colombe qui offrit à Arafat, il y a neuf ans, les clefs d’un Etat palestinien dont celui-ci ne voulut pas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, vit personnellement ce dilemme ».&lt;/i&gt; Cette présentation de l’échec du sommet de Camp David mériterait de figurer dans tous les manuels d’histoire, ayant l’avantage de formuler de façon concise la version israélienne des « faits ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et quand BHL ne voit presque rien, ce qu’il croit voir est encore un fait. Ayant pris soin de nous prévenir que &lt;i&gt;« le point de vue de l’"embedded" n’est jamais le bon point de vue »&lt;/i&gt;, et qu’il l’a &lt;i&gt;« évité toute [sa] vie »&lt;/i&gt;, notre baroudeur saute dans véhicule militaire israélien et « témoigne » :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Et puis, enfin, je peux me tromper mais &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le peu, très peu, que je vois&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; (buildings plongés dans l’obscurité mais debout, vergers à l’abandon, la rue Khalil al-Wazeer avec ses commerces fermés) indique la ville sonnée, transformée en souricière, terrorisée - mais &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;certainement pas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; rasée au sens où purent l’être Grozny ou certains quartiers de Sarajevo. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Peut-être serai-je démenti&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; quand la presse entrera enfin dans Gaza. Mais, pour l’heure, c’est, encore, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;un fait. &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; » &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Comprenons bien : &lt;i&gt;« dans l’obscurité »&lt;/i&gt;, BHL voit &lt;i&gt;« très peu »&lt;/i&gt; et peut &lt;i&gt;« se tromper »&lt;/i&gt;, mais il n’en est pas moins &lt;i&gt;« certain »&lt;/i&gt; que la ville dont il entrevoit les faubourgs n’est pas &lt;i&gt;« rasée »&lt;/i&gt; parce qu’il voit des buildings debout – comme il en restait sans doute dans Grozny et dans d’autres « quartiers » de Sarajevo. Voilà pour le &lt;i&gt;« fait »&lt;/i&gt;, dont il anticipe prudemment le &lt;i&gt;« démenti »&lt;/i&gt;. Une telle rigueur laisse sans voix.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;…Et des « rumeurs »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Quant aux informations mettant en cause l’armée israélienne, et qu’il conviendrait, comme les autres, de vérifier, elles ne portent plus sur des faits à peine entrevus, mais ne sont que des « rumeurs » sans consistance :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;i&gt;« &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Nous parlons, aussi, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;des armes terrifiantes qu’utiliserait Tsahal&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; (et dont l’effet serait d’"avaler" l’oxygène autour du point d’impact). &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La rumeur du jour&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, pourtant, cette histoire de maison où l’on aurait, dans la zone de Zeitoun, attiré cent personnes avant de tirer dans le tas lui semble si insensée qu’il ne sait, ni par quel bout la prendre, ni comment elle a pris corps. Tout a commencé, semble-t-il, par un &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;vague témoignage recueilli par une ONG&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. Puis quelques journalistes : "Qu’on laisse la presse entrer - comment, si nous ne sommes pas là, démentir les on-dit ?" Puis c’est le village médiatique planétaire qui s’est emballé : "Tsahal aurait... Tsahal pourrait... le docteur X confirme que Tsahal serait à l’origine de...". &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ah le poison de ces conditionnels&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; subtils et soi-disant prudents ! Dans deux jours, on ne parlera plus de la rumeur de Zeitoun. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ah le poison de ces assertions sans preuve et rapportées sans recul quand elles émanent des autorités israéliennes ! Et BHL, témoin borgne de la propagande de guerre, de pontifier : &lt;i&gt;« La désinformation, ou le mythe hébreu de Sisyphe »&lt;/i&gt;.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt; L’information, ou le mythe vénéneux de BHL.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Autre rumeur dont &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;j’ai pu, moi-même cette fois, vérifier le caractère infondé : celle du "blocus humanitaire"&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;. Au passage, BHL règle son compte à une autre rumeur. La « vérification » consiste simplement à tenir pour vraies des allégations d’origine inconnue et des déclarations de source non identifiée : &lt;i&gt;« Je passe sur l’affaire des ambulances touchées par erreur par Tsahal mais bloquées, à dessein, par le Ministère de la Santé du Hamas qui prend ses civils en otage et ne veut surtout pas les voir soigner à l’hôpital Soroka de Beer Sheba. »&lt;/i&gt; Comment BHL a-t-il pu s’assurer d’une « erreur » de Tsahal ou du « dessein » du Hamas ? Mystère… Reste la première « rumeur » : &lt;i&gt;« L’information décisive c’est ce mercredi, 14 janvier, que je la recueille - au terminal de Keren Shalom, extrême sud de la bande de Gaza, où une centaine de camions passent, comme chaque matin, sous l’œil vigilant des représentants des ONG. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mais les faits sont les faits. Et le fait est que&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ce sont plus de 20.000 tonnes qui sont entrées, depuis le début de l’opération, sous pavillon de l’Unicef ou du World Food Program... »&lt;/i&gt; D’où BHL tient-il ce « fait » ? Mystère… En revanche, il ne manque pas de le commenter à l’aide du propos que lui aurait adressé un lettré : &lt;i&gt;« Comme me le dit le colonel Jehuda Weintraub qui fut, dans une autre vie, l’auteur d’une thèse sur Chrétien de Troyes et qui rempile, à soixante ans, dans la "Coordination" de l’aide : &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;"La guerre est toujours horrible, criminelle, pleine de fureur ; pourquoi faut-il, à son atrocité, ajouter encore le mensonge ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;". » &lt;/i&gt;Une remarque pleine de bon sens. Pourquoi « ajouter le mensonge » quand on peut se contenter de demi-vérités, et d’une présentation biaisée et tronquée de prétendus « faits » ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Résumons : un « vague témoignage » contredisant la version et la vision des autorités israéliennes est une « rumeur ». Un « vague témoignage » de BHL suffit en revanche à établir des « faits ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoin… ou porte-parole ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Selon le chapeau du &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt;, BHL a rencontré &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; tous&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; les dirigeants israéliens »&lt;/i&gt;. Tous ? Non. Mais, à la lecture de son « témoignage », il semble qu’il ait essentiellement rencontré des Israéliens, pas tous « dirigeants », mais tous partisans de l’opération en cours [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb7" class="spip_note" rel="footnote" title="Le seul point de vue divergent est évoqué au détour d’une phrase (« On peut - (...)" id="nh7"&gt;7&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais soyons juste, BHL rencontre aussi des Palestiniens, ou des « Arabes israéliens » (comme il est « convenable » de les nommer quand ils vivent en Israël…). Trois rencontres (en une semaine…) dont chacune illustre la bienveillance et l’équité de notre écrivain voyageur.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- La première rencontre a lieu dans &lt;i&gt;« l’une de ces villes d’Arabes israéliens qui ont choisi, en 1948, de rester chez eux »&lt;/i&gt;, où BHL arrive au milieu d’une manifestation : &lt;i&gt;« 15.000 personnes qui protestent contre le "génocide" de Gaza »&lt;/i&gt;. Premier mot « arabe » rapporté par le « témoin ». Une conversation va même s’engager entre ce dernier et un de ces &lt;i&gt;« jeunes en cagoule qui hurlent&lt;/i&gt; [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nb8" class="spip_note" rel="footnote" title="Car les manifestants qui scandent des slogans n’ayant pas l’heur de plaire à (...)" id="nh8"&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;i&gt;, au cœur d’Israël donc, des appels à l’Intifada »&lt;/i&gt;, une conversation qui vaut d’être rapportée en intégralité :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« "Cet Israël que vous vomissez n’est-il pas votre Israël, demandé-je à l’un d’entre eux ? N’est-ce pas l’Etat dont vous êtes les citoyens, au même titre et avec les mêmes droits que ses autres citoyens ?" Le garçon me considère comme si j’étais un fou. Il me répond qu’Israël est un Etat raciste qui le traite comme un sous-homme, l’interdit d’Université et de night-clubs et n’a, en conséquence, aucune fidélité à attendre de lui. Sur quoi il rattrape ses camarades - m’abandonnant à ma perplexité : belle solidité d’une démocratie qui s’accommode, en temps de guerre, d’un citoyen sur cinq au bord de la sécession politique. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les propos du jeune hurleur ne méritent sans doute pas, à la différence des autres interlocuteurs (israéliens), d’être rapportés au discours direct. Mais peu importent au fond l’authenticité de la rencontre et la « fidélité » de BHL. On retiendra plutôt sa &lt;i&gt;« perplexité »&lt;/i&gt; en face d’une contradiction manifeste entre sa vision d’Israël (&lt;i&gt;« Etat dont vous êtes les citoyens, au même titre et avec les mêmes droits que ses autres citoyens »&lt;/i&gt;) et celle d’un Arabe israélien (&lt;i&gt;« Etat raciste qui le traite comme un sous-homme »&lt;/i&gt;). « Perplexité » qui pourrait déboucher sur un questionnement, une remise en cause, ou pourquoi pas une enquête « exclusive » ? C’est mal connaître BHL, qui en profite au contraire pour chanter à nouveau les louanges d’Israël (&lt;i&gt;« belle solidité d’une démocratie »&lt;/i&gt;), trop bonne de &lt;i&gt;« s’accommoder »&lt;/i&gt; de ces Arabes qui la critiquent !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- La seconde entrevue est d’abord une interview ratée, celle d’Abou Mazen, absent de Ramallah. BHL joue de malchance, Yasser Abdel Rabbo, dont il prend soin de rappeler qu’il a porté avec lui &lt;i&gt;« naguère, le plan de paix de Genève »&lt;/i&gt;, est absent lui aussi. Il se rabat donc sur &lt;i&gt;« Mustapha Barghouti, Président de la Palestinian Relief Society - ainsi que Mamdouh Aker, médecin, autorité morale et vétéran du dialogue israélo-palestinien »&lt;/i&gt;. Une place croissante est laissée aux Palestiniens puisqu’ils ne prononceront pas moins de quatre nouveaux mots, disséminés dans une conversation entièrement rapportée au discours indirect :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;i&gt;« Ni l’un ni l’autre ne croient au sérieux d’une offre de paix portée par un Premier Ministre sur le départ. L’un comme l’autre parlent avec sévérité d’un Abou Mazen coupable d’instaurer un "Etat policier". Et &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;je sens surtout comme ils prennent garde de ne surtout rien dire qui paraisse accabler un Hamas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; dont la rue palestinienne, ils le savent, est solidaire. Et pourtant... En y réfléchissant bien, en écoutant le premier me dire sa nostalgie du "plan saoudien" de coexistence des deux Etats, en voyant le second s’animer à la seule évocation de sa "Lettre à Itzak Rabin" publiée, en 1988, par le Jérusalem Post parce que les journaux arabes l’avaient refusée… »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Un résumé de quatre phrases qui rapporte moins des propos que leur interprétation par BHL, et qui, on en conviendra, n’ &lt;i&gt;« accable »&lt;/i&gt; pas trop Israël. Mais ce n’est pas terminé.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Dernière évocation des Palestiniens : &lt;i&gt;« Et pourtant […] en observant enfin, au retour, l’allure des jeunes gens et le visage dévoilé des jeunes filles qui font la queue, avec moi, pour entrer à Jérusalem, au check point de Kalandiya, je me surprends à y croire à nouveau. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ils sont là, bien sûr, les interlocuteurs d’Israël&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. Ils sont là, les partenaires de la paix future. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Certes, « ils sont là ». Mais BHL ne leur adressera pas la parole et ne la leur donnera pas. Tout un symbole – doublé d’une réalité statistique : sur l’ensemble du texte, le nombre de mots prononcés (au discours direct) par des Israéliens, tous favorables à la guerre, est de 442, soit &lt;strong&gt;17,6%. &lt;/strong&gt;Et l’on a vu dans quel contexte favorable ces discours étaient tenus. Le nombre des mots prononcés par des Palestiniens ou des Arabes israéliens est de 5 &lt;i&gt;(« génocide »&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;« plan saoudien »&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;« Etat policier »&lt;/i&gt;), soit &lt;strong&gt;0,20%. &lt;/strong&gt;Un « témoignage » équilibré.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un « témoignage » ? Non. Un tract de propagande, recyclé quelques jours plus tard sur France 2. Une version illustrée des commentaires parus quelques jours plus tôt dans &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;. Une nouvelle imposture.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Olivier Poche&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Lire la suite : &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3063.html" class="spip_out"&gt;&lt;strong&gt;Annexe : le grand art du recyclage&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;                      &lt;/div&gt;           &lt;div class="notes surlignable"&gt;&lt;h4 class="pas_surlignable"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh1" id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] L’article est surmonté de cette présentation : &lt;i&gt;« Pour le JDD, l’écrivain Bernard-Henri Lévy a parcouru Israël pendant huit jours au cœur de l’opération "Plomb durci", rencontrant tous les dirigeants de l’Etat hébreu. Un témoignage exclusif. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh2" id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;a href="http://www.rue89.com/2008/08/22/bhl-na-pas-vu-toutes-ses-choses-vues-en-georgie" class="spip_out"&gt;« BHL n’a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie »&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh3" id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote"&gt;3&lt;/a&gt;] Voir ici même :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.acrimed.org/article2968.html" class="spip_out"&gt;« Le &lt;i&gt;JDD&lt;/i&gt; d’Askolovitch présente : une coproduction BHL-Houellebecq »&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh4" id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote"&gt;4&lt;/a&gt;] Dans une tribune publiée dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 22 juillet 2008 et intitulée « De quoi Siné est-il le nom ? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh5" id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote"&gt;5&lt;/a&gt;] Ainsi, &lt;i&gt;embedded&lt;/i&gt;, il note &lt;i&gt;« la lassitude, le dégoût profond de la guerre »&lt;/i&gt; des réservistes qui l’accompagnent, ou souligne que tel colonel a écrit une thèse sur Chrétien de Troyes, dans une contre-propagande aussi subtile que le &lt;i&gt;« cliché qui veut réduire Tsahal à un ramassis de brutes s’acharnant sur les femmes et les vieillards »&lt;/i&gt; - cliché pris… par BHL.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh6" id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="footnote"&gt;6&lt;/a&gt;] Pour un aperçu de ces accusations portées notamment par le CICR, MSF et l’ONU, lire par exemple « A Gaza, l’attitude de Tsahal révolte les humanitaires », dans &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; du 10-11/01/09.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh7" id="nb7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="footnote"&gt;7&lt;/a&gt;] Le seul point de vue divergent est évoqué au détour d’une phrase (&lt;i&gt;« On peut - comme les pacifistes israéliens - se dire que la destruction des dits tunnels aurait suffi. On peut - c’est mon cas - estimer que, cette guerre ayant déjà eu pour effet de faire découvrir à la planète leur existence et de mettre donc les Egyptiens au pied du mur, Israël pourrait s’en tenir là et, dès aujourd’hui, 11 janvier, cesser le feu. »&lt;/i&gt;), dans un raccourci ambigu qui suggère que les « pacifistes israéliens » (que BHL n’a semble-t-il pas rencontrés) auraient soutenu la guerre…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3062.html?debut_mmrub=0#nh8" id="nb8" class="spip_note" title="Notes 8" rev="footnote"&gt;8&lt;/a&gt;] Car les manifestants qui scandent des slogans n’ayant pas l’heur de plaire à BHL&lt;i&gt; &lt;/i&gt;« hurlent », « braillent »&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;« comme le braillaient&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;les manifestants de ce week-end… »&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;, 8 janvier 2009), ou « vocifèrent »&lt;i&gt; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;« ces foules d’Européens hurlant, vociférant, déchaînés… &lt;/i&gt; », &lt;i&gt;Le&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Point&lt;/i&gt;, 15 janvier 2009).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-8079812384004924956?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/8079812384004924956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/gaza-medias-en-guerre-4-carnets-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/8079812384004924956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/8079812384004924956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/gaza-medias-en-guerre-4-carnets-de.html' title='Gaza – Médias en guerre (4) : « Carnets de guerre », le dernier tract de BHL'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-2846023250579814785</id><published>2009-01-29T16:37:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T16:39:16.328-08:00</updated><title type='text'>Gaza – Médias en guerre (3) : « Bavures » audiovisuelles</title><content type='html'>&lt;div class="article-item"&gt;      &lt;div class="surlignable"&gt;                                                     &lt;p class="auteur"&gt;&lt;abbr class="published" title="2009-01-19T00:20:05Z"&gt;Publié le 19 janvier 2009&lt;/abbr&gt; par  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur10.html"&gt;Henri Maler&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;,  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur160.html"&gt;Olivier Poche&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;/div&gt;            &lt;div class="surlignable"&gt;    &lt;div class="crayon article-chapo-3051 chapo"&gt;&lt;p&gt;Au moment où cet article paraît, la plupart des médias ont, depuis plusieurs jours, amorcé de légères inflexions dans le traitement de l’invasion israélienne de Gaza : critiques acerbes du blocus imposé aux journalistes interdits de séjour à Gaza par l’armée israélienne, constats moins édulcorés des crimes perpétrés par cette même armée, &lt;i&gt;etc&lt;/i&gt;. Et l’annonce, le 18 janvier, d’une trêve d’une semaine par le Hamas et d’un cessez-le-feu israélien contribuera à effacer les traces du traitement médiatique pendant les semaines qui ont précédé.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Raison supplémentaire de lutter contre l’amnésie par le rappel de quelques prouesses : la désinvolture des présentateurs et des interviewers, l’adoption, notamment par le vocabulaire employé, du point de vue israélien sur les raisons et les objectifs des bombardements et de l’invasion (ainsi que sur les résultats escomptés et les risques encourus). Echantillon…&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div class="crayon article-texte-3051 texte entry-content"&gt;&lt;p&gt;Ce relevé, présenté chronologiquement, de quelques « bavures » significatives, commises entre le 27 décembre et le 10 janvier, ne porte pas sur les commentaires qui se présentent comme tels (et presque tous favorables à la version israélienne) ; il n’est ni exhaustif, ni exclusif de reportages et d’analyses plus ou moins irréprochables que l’on a pu voir ou entendre par ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;27 décembre : « Plomb durci » contre « le Hamas »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nous l’avons relevé d’emblée (&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3042.html" class="spip_out"&gt;« Médias en guerre (1) : Sous couvert de neutralité »&lt;/a&gt;) les motifs qu’invoque le gouvernement israélien (des « représailles »), les objectifs qu’il affiche (en finir avec les tirs de roquettes) et la cible qu’il prétend fixer à l’armée (le Hamas) sont enregistrés comme des informations indiscutables.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;27 décembre 2008 à 20 h. Les titres du JT de TF1 nous apprennent qu’Israël&lt;i&gt; « &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;bombarde le Hamas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; à Gaza en représailles contre les tirs de roquettes ».&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Et comme il va de soi que les bombardements ne visent que le Hamas et n’atteignent que cette cible, TF1 peut affirmer, sans citer la moindre source : &lt;i&gt;« L’opération israélienne de ce matin a touché avant tout des infrastructures de sécurité et des dépôts d’armement des islamistes du Hamas ». &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il faudra attendre quelques jours, quand l’aviation israélienne aura bombardé délibérément trois écoles de l’ONU, pour que les affirmations deviennent moins péremptoires : &lt;i&gt;« Deux écoles touchées »&lt;/i&gt; [charmant euphémisme…] titrera France 2, &lt;i&gt;« une école de l’ONU bombardée »,&lt;/i&gt; précisera TF1 [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="Sur le site de la chaîne. A l’antenne, on est encore plus allusif : « (...)" id="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;] : des titres qui sont subitement mis à la voix passive et évitent de nommer  le responsable.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le même jour, à la même heure, sur France 2,  Marie Drucker reprend la même information : « &lt;i&gt;Israël affirme ce soir qu’il n’y avait d’autre solution que la voie militaire. Israël qui a lancé ce matin des raids aériens massifs &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;contre le Hamas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; à Gaza. ». &lt;/i&gt;Mais elle ajoute aussitôt : « &lt;i&gt; Objectif &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;affiché &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; :&lt;i&gt; en finir avec les tirs palestiniens de roquettes de ces dernières semaines &lt;/i&gt; », laissant entendre mais sans le dire qu’il pourrait y avoir d’autres objectifs. Encore un effort et l’information sera fournie avec le recul nécessaire !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Des « raids aériens massifs » qui, &lt;i&gt;selon l’armée israélienne&lt;/i&gt;, ne viseraient que le Hamas, cela ne va pas sans « risques ». Mais lesquels ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;29 décembre : David Pujadas interroge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 29 décembre, David Pujadas reçoit Avi Pazner. Auparavant, un sujet&lt;i&gt; &lt;/i&gt;revient sur l’histoire du Hamas et conclut : &lt;i&gt; « Les tirs de roquettes sur les villages israéliens poussent le ministre de la défense Ehoud Barak à bombarder Gaza ,&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; ce qui n’est pas sans risque politique ».&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; Le « risque », ou plutôt la certitude, de tuer un nombre conséquent de civils, n’a en effet pas dû peser bien lourd face au « risque politique » (de récupérer quelques points dans les sondages ?) : autant ne pas mentionner le premier de ces « risques ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;David Pujadas pose alors trois questions à Avi Pazner. Trois questions qui permettront à ce dernier de détailler pendant près de deux minutes sa vision, parfaitement neutre, des opérations militaires que le gouvernement dont il est le porte-parole mène depuis trois jours. La première porte sur l’avenir de l’opération « Plomb durci », ce qui permet de ne pas évoquer son passif, notamment en termes de victimes civiles :&lt;i&gt;  « Est-ce que l’armée israélienne va entrer dans Gaza, se prépare à entrer dans Gaza ? »&lt;/i&gt;. La deuxième s’appuie sur un rappel dont on se demande le rôle exact : &lt;i&gt;« Alors Monsieur Pazner, pensez-vous vraiment que la solution contre le Hamas &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;dont la plupart des pays du monde s’accordent à penser qu’il s’agit bien d’un mouvement terroriste&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, pensez-vous que cette solution est militaire et uniquement militaire ?&lt;/i&gt; ». Quant à la troisième, qui épouse le point de vue israélien (&lt;i&gt;« Mais Monsieur Pazner, est-ce qu’en augmentant la pression militaire sur le Hamas vous n’en faites pas encore plus un martyr, vous ne faites pas finalement son jeu ?&lt;/i&gt; »), elle évite soigneusement la question de la « pression militaire » qui pourrait « martyriser » la population civile de Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;29 décembre 2008 : Harry Roselmack comptabilise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 29 décembre, 16 minutes et 20 secondes après le début du journal, Harry Roselmack, se résout à « lancer » un premier « sujet » sur la situation à Gaza :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;« Les raids israéliens se sont poursuivis &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;sur des édifices du Hamas et contre les forces de sécurité du mouvement palestinien&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. Le dernier bilan fait état de 345 morts parmi lesquels &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une cinquantaine de civils&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; » &lt;/i&gt;Or le commentaire, dans le « sujet » qui suit, annonce : &lt;i&gt;« les bombardements auraient fait plus de 340 morts dont &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une soixantaine de civils&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt; ». S’il est vain d’exiger un bilan « exact » – qui serait le même sur toutes les chaînes – dans un contexte où les informations contradictoires se succèdent, un bilan qui de toute façon ne veut pas dire grand-chose, on peut en revanche s’attendre à ce que les titres correspondent au moins aux propos tenus dans les reportages qu’ils annoncent. On objectera peut-être qu’il n’y a « qu’ » une dizaine d’écart. Une dizaine de morts civils. C’est-à-dire autant que les victimes civiles israéliennes en huit ans de « harcèlement » par le Hamas à Sderot, comme le rappelait par exemple un reportage de la veille (et bien d’autres) : &lt;i&gt;« En huit ans, 700 roquettes se sont abattues sur la ville, faisant dix morts et 150 blessés &lt;/i&gt; ». En trois jours, combien d’obus sur Gaza ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;31 décembre : De même que… de même&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sur TF1, le 31 décembre 2008, à 20 heures, 22 minutes et 15 secondes après le début du journal, il est temps d’évoquer la situation à Gaza. Après quelques brèves informations et l’inévitable reportage à Sderot (voir notre &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3044.html" class="spip_out"&gt;article précédent&lt;/a&gt;), la transition « équilibrée » est toute trouvée : « &lt;i&gt;Les &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;frappes &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;israéliennes se poursuivent, pour le cinquième jour,&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; de même que &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;les tirs de roquettes palestiniens sur le sol de l’Etat Hébreu. Ce matin, une vingtaine d’engin ont explosé dans différentes localités israéliennes proches de la bande de Gaza. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1er janvier 2009 : Harry Roselmack interroge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 1er janvier 2009, le « 20 h » de TF1 diffuse une interview (enregistrée à l’ambassade d’Israël) de Tzipi Livni, ministre des Affaires Etrangères d’Israël, par Harry Roselmack, qui laisse libre court, pendant 2 minutes 40, à la&lt;i&gt; &lt;/i&gt;propagande attendue. Comment pourrait-il en être autrement quand la question la plus informée et la plus effrontée posée à une ministre directement responsable de la guerre que mène son gouvernement est la suivante : &lt;i&gt;« Est-ce que la position, l’argument, de certains évoquant la disproportion des moyens et des bilans dans cette crise… est-ce que ces arguments-là vous les entendez et est-ce que vous en tenez compte ? »&lt;/i&gt; Sauf erreur ou omission de notre part, aucune « voix » palestinienne ne bénéficiera d’une interview similaire sur TF1.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 janvier : Objectif affiché &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sur France 2, le 2 janvier, il est impossible d’évoquer les manifestations des Palestiniens à Jérusalem et dans les territoires occupés par Israël, sans le faire du point de vue du gouvernement israélien et des objectifs qu’il affiche : &lt;i&gt;« &lt;/i&gt; &lt;i&gt;Des milliers de Palestiniens sont descendus aujourd’hui pour soutenir les habitants de Gaza pris sous les bombes israéliennes. [...] Dans tout le territoire palestinien, les frères ennemis du Fatah et du Hamas ont même défilé côte à côte. C’est une conséquence de cette offensive d’Israël&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, en voulant assurer sa propre sécurité,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; le pays semble avoir ressoudé contre lui le peuple palestinien dans son ensemble. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 janvier : Un premier chef d’œuvre de Jean-Pierre Pernaut&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce jour-là, le journal est construit autour d’un fil conducteur : le froid et la neige, bien sûr . Mais ce qui est censé nous tenir en haleine, et ce qui fait périodiquement apparaître un sourire prometteur sur le visage de Jean-Pierre Pernaut, c’est le reportage sur Tahiti promis pour la fin du journal. Plus de 9 minutes après le début du journal, JPP rassure les téléspectateurs : il n’a pas fini de parler du froid. Et il leur promet de se réchauffer. Mais entre temps, entre le grand froid et le grand soleil, il faut bien parler d’autre chose :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jean-Pierre Pernaut : &lt;i&gt;« Voilà. On reparlera du froid et de la neige tout à l’heure et on ira aussi se réchauffer &lt;/i&gt;[un sourire s’esquisse en promettant les alléchantes images] &lt;i&gt;un petit peu comme tous les jours cette semaine à Tahiti. Venons-en maintenant à la situation toujours aussi préoccupante, très préoccupante, au Proche-Orient ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’examen de cette situation &lt;i&gt;« préoccupante » &lt;/i&gt;et même &lt;i&gt;« très préoccupante »&lt;/i&gt; ne préoccupe pas longtemps Jean-Pierre Pernaut qui lui consacre moins de temps qu’au seul reportage sur Bora Bora (qui s’inscrit dans une série de carnets de voyages), et deux fois de temps qu’aux reportages sur le froid et la neige en France qui occupent 14 minutes 24, soit 34 % du journal. Les effets de la météo et le tourisme à Bora Bora ne prennent &lt;strong&gt;que&lt;/strong&gt; 50% de la durée du JT, et si l’on ajoute un reportage d’une longueur inhabituelle sur… le patois bourdonnais, on atteint le chiffre de 24’20, soit 60% du JT. C’est, en effet, « préoccupant, très préoccupant »…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 janvier : « Bavure » ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 6 janvier sur TF1 à 20 h, Laurence Ferrari interroge Denis Brunetti : &lt;i&gt; « Est-ce qu’on peut dire que cette attaque qu’une école qui a fait 43 morts au moins parmi les civils palestiniens est&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; la première grosse bavure de l’armée israélienne ? »&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; Le délicat vocabulaire de la « bavure » est de retour… Il se répandra partout, notamment dans la presse écrite [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="Quelques exemples. Le 7 janvier, Ouest France relève « de nombreuses bavures (...)" id="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le même jour, France 2  est, elle aussi, saisie par le doute : &lt;i&gt;« Faut-il parler de bavure militaire ? Il est encore trop tôt pour le dire ». &lt;/i&gt;Mais il est déjà trop tard pour s’apercevoir que le terme de « bavure » est parfaitement déplacé, que la version israélienne soit confirmée ou non. Plus généralement, ce sont tous les mots de la guerre qui se sont répandus : nous les avions, à propos de l’ainsi nommé « conflit israélo-palestinien », déjà relevés dès 2002 (&lt;a href="http://www.acrimed.org/article664.html" class="spip_out"&gt;« Les mots et les images (1) : Des mots innocents ? »&lt;/a&gt;), puis en 2007 (&lt;a href="http://www.acrimed.org/article2635.html" class="spip_out"&gt;« 24 heures d’information ordinaire sur France Culture »&lt;/a&gt;),  comme nous l’avons fait pour de nombreuses guerres depuis 1999 [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nb3" class="spip_note" rel="footnote" title="Guerre du Kosovo : « Bavures à Libération » ; Guerre d’Afghanistan : « Guerre (...)" id="nh3"&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 janvier : Laurence Ferrari s’inquiète&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce même 6 janvier, sur TF1, il faut attendre 20h09  avant que Laurence Ferrari « s’inquiète » dans les termes suivants : &lt;i&gt;« Situation &lt;strong&gt;très inquiétante &lt;/strong&gt;qui ne cesse de s’aggraver à Gaza. La violence des combats frappe de plein fouet la population civile palestinienne&lt;strong&gt; prise au piège entre l’armée israélienne et les combattants du Hamas. &lt;/strong&gt;L’illustration la plus terrible en a été le bombardement d’une école aujourd’hui.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;43 personnes qui s’y étaient refugiées ont trouvé la mort. L’armée israélienne affirme avoir répliqué à des tirs de mortier. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;« Très inquiétant » : qu’en termes délicats, ces choses-là sont dites ! Si les mots ont un sens, il faut comprendre que la population civile palestinienne subit au même titre les combattants du Hamas et l’armée israélienne… qui l’enferme dans Gaza et bombarde ! Et les 43 victimes civiles seraient une « illustration ». Une « illustration » ! Et de quoi ? D’ un « piège » tendu avec le concours des « combattants » du Hamas, et non d’un bombardement de l’armée israélienne, dont la version est livrée sans recul.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 janvier : Laurence Ferrari perçoit une lueur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 7 janvier, à 20 h, 21 minutes après le début du journal, Laurence Ferrari est moins inquiète que la veille : &lt;i&gt;« A Gaza première &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;lueur d’espoir &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;aujourd’hui &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;avec la trêve de trois heures&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; qui a permis aux habitants de souffler un peu et de faire entrer de l’aide humanitaire. Autre signe encourageant, Israël se dit d’accord pour négocier un cessez-le-feu, proposé par Nicolas Sarkozy et le président égyptien Hosni Moubarak. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Une « lueur d’espoir » ? Mais pour qui ? Pour une population civile martyrisée qui a « bénéficié » à Gaza-ville (et pas sur toute l’étendue du territoire) non d’une « trêve », mais d’une suspension des bombardements, dont les associations humanitaires diront le jour même que sa durée est trop courte pour que l’aide parvienne effectivement à la population ? Un « signe encourageant » ? Comment dire cela alors que le gouvernement israélien s’est déclaré prêt à un cessez-le-feu, mais à des conditions qui le rendent impossible tant que l’opération « Plomb durci » ne sera pas achevée. Même pas une « lueur » puisque on apprend le jour même que l’invasion doit se poursuivre et même s’intensifier.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le commentaire, dans le reportage qui suit, est du même acabit : &lt;i&gt;« Les bombardements ont cessé pendant trois heures cet après-midi. Un répit durant lequel &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;la population de Gaza a pu souffler, sortir dans les rues, et surtout s’approvisionner&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; après quatre jours d’intenses opérations terrestres… L’armée israélienne a décidé de cesser ses opérations de 13h à 16 h chaque jour dorénavant, pour permettre aux convois humanitaires de circuler. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Geste de bonne volonté &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;après la journée d’hier particulièrement meurtrière :&lt;i&gt; la&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; frappe &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;contre une école aux couleurs des Nations-Unies a soulevé&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; une vague de protestation internationale, malgré l’explication israélienne &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;selon laquelle le site aurait servi de zone de tir au Hamas. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Une vague de protestation sans objet donc, puisque l’armée israélienne a « expliqué »…&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;et « explique » encore, par la voix d’un porte-parole que l’on entend à nouveau : &lt;i&gt;« le Hamas se protège derrière des enfants dont il se sert comme bouclier humain. C’est inacceptable. Chaque fois qu’il y a des morts ils en sont responsables&lt;/i&gt; ». Les déclarations de l’ONU contredisant la version israélienne du bombardement de l’école ne sont manifestement pas des « explications », puisque TF1 ne juge pas utile d’en faire état.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quant à la présentation des positions en présence sur l’éventualité d’un cessez-le feu, elle vaut son pesant d’ « équilibre » : « &lt;i&gt;Pendant l’enterrement des victimes de l’école de Jabaliya, un représentant du mouvement islamique &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;a refusé de soutenir pour l’instant l’initiative franco-égyptienne&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, un plan de cessez-le-feu &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;qui doit selon lui clairement exiger le retrait des troupes israéliennes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; au préalable. De son côté &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le gouvernement Olmert, lui, l’a accueilli avec intérêt, &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;suscitant &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;une lueur d’espoir &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;[image d’un soldat souriant sortant d’un char]&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;à condition que le Hamas cesse ses tirs et que Gaza soit démilitarisée &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; ».&lt;/i&gt; Les conditions mises par le Hamas équivalent à un « refus » ; les conditions mises par le gouvernement israélien n’altèrent pas « l’espoir » : information ou commentaire de parti-pris ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;7 janvier : Renaud Revel interroge…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Au cours de l’émission « J’ai mes sources » sur France Inter, le 7 janvier 2009, Renaud Revel interroge Olivier Rafowicz sur les conséquences de l’interdiction opposée par le gouvernement israélien à l’entrée de journalistes à Gaza. Des conséquences pour l’information ? Nenni. Pour les palestiniens ? Encore moins. Seulement sur l’avantage qui serait ainsi donné à la propagande du Hamas, au détriment de celle de l’Etat israélien :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Renaud Revel : - &lt;i&gt;« En interdisant les journalistes à pénétrer à Gaza, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;est-ce que vous ne prêtez pas le flanc à la propagande du Hamas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, dans la mesure où si on va sur Internet aujourd’hui, internet regorge d’images effectivement des combats qui ont lieu en ce moment ? Et qui sont données notamment par le Hamas ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Olivier Rafowicz : - « &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Vous avez raison&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; au niveau des images, des images qui sont propagées… Vous savez &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;on a ici affaire à une politique médiatique d’un groupe islamiste intégriste. »&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dans une émission qui, selon sa &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/jaimessources/pres.php" class="spip_out"&gt;présentation sur le site de France 2&lt;/a&gt;, prétend s’interroger sur le &lt;i&gt;« monde complexe »&lt;/i&gt; des médias – &lt;i&gt;« Les médias, tous les médias, rien que les médias »&lt;/i&gt; –, c’est ainsi qu’on interroge un porte-parole de l’armée israélienne, qui peut s’exprimer sans contradicteur et sans débat sur la « politique médiatique » du gouvernement qu’il représente.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 janvier : Un second chef d’œuvre de Jean-Pierre Pernaut&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 8 janvier, au 13h de TF1, après 17 minutes et huit sujets consacrés à la baisse des températures, Jean-Pierre Pernaut conclut, souriant devant les images d’une plage enneigée : « &lt;i&gt;Un bien bel hiver comme on en rêvait depuis longtemps. ». &lt;/i&gt;Et enchaîne aussitôt, en se départissant à grand-peine de son sourire &lt;strong&gt; &lt;i&gt; : &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Autre chose, plus sérieux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, le conflit israélo-palestinien […] »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Reprenons avec lui : &lt;i&gt;« Autre chose, plus sérieux, le conflit israélo-palestinien et un regain de tension après les espoirs de paix d’hier. » &lt;/i&gt;Les espoirs de paix ! Les bombardements se poursuivent, mais JPP découvre un simple « regain de tension ». Lequel ? La précision est donnée dès la phrase suivante : &lt;i&gt;« Pour la première fois dans cette crise &lt;/i&gt;[sic]&lt;i&gt;,  &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; depuis le Sud-Liban. Il y’a eu &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;5 blessés&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; légers&lt;/i&gt;. », informe l’hivernal Jean-Pierre Pernaut qui introduit ainsi un « sujet » qui propose des informations totalement différentes : &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Une personne&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; a été légèrement &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;blessée&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; à la jambe&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, mais beaucoup ont été seulement choqués. &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Selon les premiers éléments, ces roquettes anciennes ne proviendraient pas du Hezbollah&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;, mais d’un petit groupe palestinien installé au Liban. &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt; [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nb4" class="spip_note" rel="footnote" title="Et sur le site de TF1, ce « sujet » est résumé ainsi : « Des tirs de roquettes (...)" id="nh4"&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Au cours du même JT, les téléspectateurs auront encore quelques informations sur les « objectifs » de l’armée israélienne :&lt;i&gt; « Pour l’instant Israël maintient sa décision de suspendre ses opérations pendant 3 heures chaque après-midi, mais l’offensive générale elle continue &lt;strong&gt;avec pour objectif d’aller chercher les forces du Hamas partout où elles se trouvent. &lt;/strong&gt; »&lt;/i&gt; En revanche, aucune précision sur les effets de la suspension des opérations.  Aucun mot sur le bilan des victimes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 janvier : Ferrari hiérarchise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Au 20h de TF1, 18 minutes après le début d’un journal dont les titres ne disent pas un mot du conflit, Laurence Ferrari lance un « sujet » dans lequel on apprend que l’agence de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens (UNRWA) a &lt;i&gt;« suspendu ses activités après que &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;des obus eurent touché un de ses convois &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;. Le &lt;a href="http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=18149&amp;amp;Cr=gaza&amp;amp;Cr1=ban" class="spip_out"&gt;communiqué de l’ONU&lt;/a&gt; était nettement moins allusif, évoquant des &lt;i&gt;« tirs israéliens contre un convoi »&lt;/i&gt;, et expliquant que &lt;i&gt;« des travailleurs humanitaires ont été la cible de l’armée israélienne ».&lt;/i&gt; Ban Ki Moon a d’ailleurs « &lt;i&gt;condamn[é] l’attaque israélienne contre un convoi de l’ONU qui a fait au moins un mort &lt;/i&gt; », comme le précisera Ferrari après le reportage. Cette « attaque », la condamnation de celle-ci, et surtout la décision aux conséquences dramatiques qu’elle a entraînée n’en ont pas moins été traitées en deux phrases en tout et pour tout. Pourtant ce jour-là, les titres du journal annonçaient que François Fillon avait jugé « la situation inacceptable ». Mais il s’agissait des embouteillages marseillais. Le même avait, ce même jour, jugé &lt;i&gt;« la situation humanitaire à Gaza intolérable »&lt;/i&gt;. Mais on ne le saura que 17 minutes après le début du journal, dont une dizaine consacrée, inévitablement, au froid et à la neige…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;8  janvier : Les « frappes » d’Elkkabach&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Jean-Pierre Elkkabach, sur Europe 1, le 8 janvier 2009, interroge d’abord Jessica Pourraz, responsable de Médecins Sans Frontières à Gaza :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Jean-Pierre Elkkabach : - &lt;i&gt;« Mais, est-ce que les habitants de Gaza peuvent demander, ou pourraient demander, au Hamas d’arrêter les tirs de missiles qui ont provoqué les représailles d’Israël ? »&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;  &lt;/strong&gt;Question d’autant plus suggestive  de la prise de position hors de propos (mais tellement suggestive…)&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;d’Elkkabach qu’elle s’adresse à une organisation non gouvernementale !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Jessica Pourraz pourra cependant, durant quelques minutes, évoquer la situation humanitaire catastrophique à Gaza. Pour maintenir l’équilibre, après l’interview d’une responsable humanitaire qui refuse de répondre à toute question ayant une dimension politique (comme la précédente), Elkkabach s’entretient alors avec… Avi Pazner. Inutile de préciser que, comme sur TF1, aucune voix palestinienne n’aura, avant ou après, le privilège d’être interviewée dans cette émission. De cet entretien, on retiendra en particulier cet échange :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Jean-Pierre Elkkabach : - &lt;i&gt;« Est-ce que vous vous excusez ? Ou le gouvernement d’Israël présente des excuses pour ce qui s’est passé à l’école des Nations-Unies, Monsieur Pazner ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Avi Pazner : - &lt;i&gt;« Eh bien, je vais vous dire, Monsieur Elkabbach, ce qui s’est passé à cette école : le Hamas a placé une batterie de mortier &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;dans cette école&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;même&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;, qui tirait sur nos troupes. Nos troupes ont répondu &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;sans savoir qu’il y avait là-bas des civils&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. Nous regrettons… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Jean-Pierre Elkkabach : - &lt;i&gt;« D’habitude… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Avi Pazner : - &lt;i&gt;« Nous regrettons profondément la mort de civils innocents. Mais il faut bien comprendre que c’est le Hamas qui utilise ces civils comme boucliers humains. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;- Jean-Pierre Elkkabach : - &lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;D’habitude, Tsahal vise mieux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. […]. »&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce compliment, même sarcastique, est indécent. En tout cas, il vaut manifestement mieux que le démenti que Jean-Pierre Elkkabach, journaliste bien informé, aurait pu opposer aux mensonges éhontés d’Avi Pazner (voir &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3044.html" class="spip_out"&gt;notre article précédent&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 janvier : Frédéric Barreyre informe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 10 janvier 2009, sur France Inter, Frédéric Barreyre évoque la situation à Gaza : &lt;i&gt;« Cet après-midi, la trêve a été violée des deux côtés »&lt;/i&gt;. Comme s’il s’agissait d’une véritable « trêve » – qui supposerait un accord entre les deux parties en conflit… Comme si la décision unilatérale d’Israël de suspendre ses bombardements pendant trois heures n’avait pas concerné, du moins pendant plusieurs jours, la seule ville de Gaza (et non pas les quartiers périphériques), sans changement notable pour les populations civiles, comme le relevait déjà Médecins sans frontières… trois jours plus tôt [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nb5" class="spip_note" rel="footnote" title="Lire, sur le site de MSF : « Gaza : “la trêve des bombardements, ça n’a aucun (...)" id="nh5"&gt;5&lt;/a&gt;], et comme aucun des JT ne l’a précisé. En « cet après-midi », seul Israël a « violé » ses engagements, comme du reste il l’avait fait la veille, selon la même source : des engagements dont on serait au moins en droit d’attendre que nos zélés informateurs se demandent s’ils ne sont pas une composante de la propagande de guerre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il est vrai que depuis deux cessez-le-feu distincts ont été annoncés – l’un d’Israël, l’autre du Hamas. La guerre n’est pas finie pour autant…&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A suivre, hélas.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Henri Maler et Olivier Poche&lt;br /&gt;- Grâce à la documentation recueillie et aux transcriptions réalisées avec Denis, Jamel et Raul.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;   &lt;/div&gt;                      &lt;/div&gt;           &lt;div class="notes surlignable"&gt;&lt;h4 class="pas_surlignable"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nh1" id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] Sur le site de la chaîne. A l’antenne, on est encore plus allusif : &lt;i&gt;« Tragédie humanitaire »&lt;/i&gt;. Notons qu’il faut additionner les deux JT pour disposer d’une information exacte : trois écoles bombardées. On aimerait pouvoir en rire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nh2" id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;] Quelques exemples. Le 7 janvier, &lt;i&gt;Ouest France&lt;/i&gt; relève « de nombreuses bavures ». Le 9 janvier  &lt;i&gt;20 minutes.fr &lt;/i&gt;titre « Ces bavures qui commencent à saper l’offensive israélienne ». Et &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, pourtant prompt à dénoncer les « crimes de guerre » du Hamas, de gémir dans un éditorial daté du 8 janvier et titré&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;« Sinistre scénario » : &lt;i&gt;« C’est toujours le même sinistre enchaînement : il faut attendre l’inévitable “grosse bavure”, et l’émotion qu’elle provoque, pour que les solutions diplomatico-humanitaires commencent à être envisagées. »&lt;/i&gt; On est prié de mettre entre guillemets les « grosses bavures » de l’éditorialiste anonyme du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nh3" id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote"&gt;3&lt;/a&gt;] Guerre du Kosovo : &lt;a href="http://www.acrimed.org/article454.html" class="spip_out"&gt;« Bavures à &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; »&lt;/a&gt; ; Guerre d’Afghanistan : &lt;a href="http://www.acrimed.org/article2414.html%20et%20%5B%C2%AB%C2%A0Lexique%20de%20guerre%C2%A0%C2%BB-%3Ehttp://www.acrimed.org/article684.html" class="spip_out"&gt;« Guerre des mots, mots de la guerre »&lt;/a&gt; ; Invasion de l’Irak : &lt;a href="http://www.acrimed.org/article992.html" class="spip_out"&gt;« Les mots de la guerre contre l’Irak »&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nh4" id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote"&gt;4&lt;/a&gt;]  Et sur le site de TF1, ce « sujet » est résumé ainsi : &lt;i&gt;« Des tirs de roquettes du Liban sur le nord d’Israël fait planer jeudi le risque d’une escalade militaire à la frontière entre les deux pays. Le Hezbollah nie être à l’origine de ces tirs. »&lt;/i&gt; Un « regain » de précision !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3051.html?debut_mmrub=0#nh5" id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote"&gt;5&lt;/a&gt;] Lire, sur le site de MSF : &lt;a href="http://www.msf.fr/2009/01/08/1160/gaza-la-treve-des-bombardements-ca-na-aucun-sens/" class="spip_out"&gt;« Gaza : “la trêve des bombardements, ça n’a aucun sens” »&lt;/a&gt;. Extrait des déclarations de Jessica Pourraz, responsable MSF dans le territoire palestinien :  « &lt;strong&gt; &lt;i&gt;La trêve ne change rien&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. La trêve n’apporte rien de différent. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Elle n’a eu lieu que sur la ville de Gaza, pas dans les périphéries urbaines&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;. Les chars ont commencé à rentrer dans les zones urbaines périphériques de Gaza-ville qui sont des quartiers comme Beit Lahya, Beit Hanoun, Sijaya, Zeïtoun. Il y a de plus en plus de civils blessés, c’est là qu’il faut aller chercher les blessés. Il ne faut pas se leurrer, &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;la trêve n’aide en aucun cas le travail des humanitaires&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; et l’accès des gens aux hôpitaux. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4617363580850591967-2846023250579814785?l=gazadansmoncoeur.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/feeds/2846023250579814785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/gaza-medias-en-guerre-3-bavures.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2846023250579814785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4617363580850591967/posts/default/2846023250579814785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://gazadansmoncoeur.blogspot.com/2009/01/gaza-medias-en-guerre-3-bavures.html' title='Gaza – Médias en guerre (3) : « Bavures » audiovisuelles'/><author><name>FREE YOUR MIND AND THINK</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05701083570449139479</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_tb8pQHEjE4A/SayK_kwhI-I/AAAAAAAABM4/840gatWi6Gk/S220/che.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4617363580850591967.post-8033909653397429943</id><published>2009-01-29T16:36:00.000-08:00</published><updated>2009-01-29T16:37:52.217-08:00</updated><title type='text'>Gaza – Médias en guerre (2) : De sources bien informées ?</title><content type='html'>&lt;div class="article-item"&gt;      &lt;div class="surlignable"&gt;                                                     &lt;p class="auteur"&gt;&lt;abbr class="published" title="2009-01-12T07:55:14Z"&gt;Publié le 12 janvier 2009&lt;/abbr&gt; par  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur10.html"&gt;Henri Maler&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;,  &lt;span class="vcard author"&gt;&lt;a class="url fn spip_in" href="http://www.acrimed.org/auteur160.html"&gt;Olivier Poche&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;/div&gt;            &lt;div class="surlignable"&gt;    &lt;div class="crayon article-chapo-3044 chapo"&gt;&lt;p&gt;Dans un précédent article – &lt;a href="http://www.acrimed.org/article3042.html" class="spip_out"&gt;« Médias en guerre (1) : Sous couvert de neutralité »&lt;/a&gt; - nous avons effectué un premier relevé du champ de bataille de l’information, avant que les bombardements de l’armée israélienne sur Gaza ne soient soutenus par une invasion terrestre. Depuis, à grands renforts de reportages déséquilibrés et d’informations mal regardantes sur les sources, la plupart des médias ont confirmé qu’ils sont toujours, volontairement ou pas, des acteurs des guerres qu’ils prétendent observer...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;...Et dans le cas présent, trop souvent, des auxiliaires du plus puissant d’entre eux quand, dans (l’innocente ?) intention de respecter un impartial – et toujours virtuel – équilibre, ils maltraitent, effacent, voire renversent des déséquilibres bien réels. Peut-être que, comme le déclare un gradé israélien, « &lt;i&gt;pour mener une bonne guerre, il faut garder les journalistes à l’écart&lt;/i&gt; [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3044.html?debut_mmrub=0#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="Général de réserve Doron Almog, cité par Le Monde daté du 09/01/09." id="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;]. » Il paraît encore plus sûr de les garder dans son propre camp.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;    &lt;div class="crayon article-texte-3044 texte entry-content"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Où sont les caméras ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les principales chaînes de télévision françaises ne disposent d’aucun correspondant permanent à Gaza, à l’exception de Talal Abou Rahmeh, journaliste reporter d’images (JRI) palestinien qui travaille avec Charles Enderlin pour France 2, et de Radjaa Abou Dagga, correspondant de France 24 (qui intervient occasionnellement sur France 3). Jusqu’a ce jour, la quasi-totalité des envoyés spéciaux des chaînes françaises ne peut pas accéder à Gaza. Dans ces conditions, quels reportages et quelles enquêtes les télévisions peuvent-elles effectuer, si l’on excepte les reportages, balisés par l’armée israélienne, effectués dans les villages israéliens placées sous les tirs des roquettes du Hamas ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L’effet de cette exception est garanti. La prétendue recherche d’une information équilibrée se traduit par une présentation totalement asymétrique des risques encourus par les populations civiles : une présentation qui ne tient aucun compte (même si l’on tient à jour une macabre comptabilité) de la disproportion écrasante de l’ampleur des destructions et du nombre des blessés et des morts. Mais surtout ces enquêtes, presque totalement unilatérales en l’absence quasi-complète de témoignages directs des Palestiniens de Gaza, accréditent, qu’on le veuille ou non, la légitimité de la guerre israélienne.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un exemple, qui commence à se donner pour ce qu’il est, notamment sous l’effet de la « frustration » des journalistes coincés aux portes de Gaza : Sderot.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt; Le 8 janvier, un article du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; – &lt;a href="http://www.lemonde.fr/la-guerre-de-gaza/article/2009/01/08/la-presse-tenue-a-distance-rumine-sa-frustration_1139299_1137859.html" class="spip_out"&gt;« La presse, tenue à distance, rumine sa frustration »&lt;/a&gt; – décrit les conditions de travail des journalistes retenus à la frontière avec Gaza, et notamment à Sderot : &lt;i&gt;« Vidées de ses habitants qui se claquemurent dans leur maison, les rues de la ville ont été transformées en un "journalistland" géant. Les vieux routiers des conflits y traînent leur désœuvrement au milieu d’une nuée de porte-parole de l’armée et du gouvernement israélien à l’affabilité insistante. » &lt;/i&gt;Mais que nous importe, au fond, la « frustration » des journalistes, quand on mesure les conséquences de ce prétendu « désœuvrement » ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Entre le 27 décembre et le 4 janvier, les téléspectateurs de TF1 ont profité de la visite guidée de Sderot, à cinq reprises, (trois fois dans le 20 heures, deux fois dans le 13 heures), avant de s’apercevoir, si toutefois ils lisent &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, que cette fréquence ne relève pas tout à fait du pur hasard.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Premier reportage, le 28 décembre : notre vaillant reporter suit un charmant grand-père le guidant dans une visite qui semble assez rodée : la toute première maison touchée par les roquettes, des familles « terrorisées », puis le musée des roquettes – comme dans le « Gaza Border Tour » évoqué dans l’article du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3044.html?debut_mmrub=0#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="« Sur la porte d’entrée du centre social qui tient lieu de salle de presse, (...)" id="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;]. Comme l’annonçait le journaliste en ouvrant le sujet, l’attaque israélienne est pour les habitants qu’il rencontre &lt;i&gt;« un soulagement pour les 15000 habitants de Sderot »&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;« Après huit ans d’attaques, je suis soulagé. Merci Ehud Barak, notre ministre de la défense, il a enfin fait ce qu’il fallait faire. On attendait cela depuis longtemps. »&lt;/i&gt;. Une prise de position que ne viendra pas tempérer la prise de position des pacifistes qui, eux, ne sont malheureusement pas au programme du « Gaza Border Tour » (mais dont un article de Benjamin Barthe, paru dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 7 janvier décrit fort bien le désarroi, sous le titre : « Au kibboutz Saad, près de Sderot, la colère et le désespoir de l’association "Une autre voix" »).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Second reportage, le 31 décembre, le seul du jour consacré à la situation au Proche-Orient, intitulé « &lt;i&gt;vivre sous les tirs à Sderot&lt;/i&gt; ». Un reportage en toute liberté, sans doute grâce au « &lt;i&gt; jeune &lt;/i&gt;[et sympathique]&lt;i&gt; soldat qui nous accompagne&lt;/i&gt;… », et avec qui on vit une alerte en direct. Dialogue : &lt;i&gt;&lt;br /&gt;- « Ça peut être combien de fois par jour ? »&lt;br /&gt;- « Ça peut être très … 60 fois, 10 fois, 14 fois… C’est épuisant. »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;Puis c’est un couple avec « &lt;i&gt;Shirel, leur fille de cinq mois&lt;/i&gt; », qui vit dans la peur. « &lt;i&gt;La petite doit subir des examens médicaux, mais les tirs de Qassam les dissuade de toute sortie : “ Je ne veux pas que ma fille grandissent dans des conditions pareilles, qu’elle subisse la peur et l’anxiété” ». En attendant de pouvoir ressortir, ils ne consomment plus que du surgelé »&lt;/i&gt; (preuve par l’image). On termine avec un entrepreneur qui veut aller « &lt;i&gt;plus loin&lt;/i&gt; » dans l’offensive pour « &lt;i&gt;les mettre à genoux ».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Est-ce parce qu’il n’existe aucun autre sujet de reportage disponible en provenance de Gaza ? Est-ce parce qu’on ne se lasse pas de reproduire quasiment les mêmes ? Toujours est-il qu’un troisième reportage, le 4 janvier, sera consacré à un thème original : « &lt;i&gt;Vivre à Sderot, sous les tirs de roquettes&lt;/i&gt; ». Alertes, maison détruite… Et on termine sur un habitant qui s’interroge : « &lt;i&gt;Tout le monde dit dans le monde que ce que fait Israël à Gaza ce n’est pas bien, que l’armée israélienne n’a pas le droit. Pourquoi ne viennent-ils pas là, pour connaître ce que l’on ressent ?&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourtant, pendant plusieurs jours, seuls ou presque les Israéliens menacés par les roquettes du Hamas ont pu témoigner directement des souffrances qu’ils endurent (et qu’il n’est pas question de nier), alors que celles des Palestiniens restent presque totalement privés de mots recueillis par des journalistes. Il est possible que, contrairement au vœu exprimé par l’ habitant de Sderot, TF1, comme les autres, ne « vienne » pas là pour comprendre pourquoi l’armée israélienne « a le droit » de faire la guerre à Gaza. Mais comment ne pas voir que, &lt;i&gt;dans la « configuration » médiatique du conflit&lt;/i&gt;, la répétition de ces reportages sert au mieux les objectifs et la politique d’Israël, qui d’ailleurs les encourage et les facilite par tous les moyens.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dire cela, ce n’est en rien justifier la fin poursuivie et les moyens employés par le Hamas : c’est énoncer un simple fait. Un fait reconnu par certains journalistes comme ce journaliste de RTL qui selon l’article du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; déjà cité, déclare &lt;i&gt; : « Nous sommes des journalistes captifs. Pendant que les gamins du camp de Jabaliya [site d’un bombardement israélien qui a fait quarante morts, mardi 6 janvier] se font massacrer, les médias parlent de ceux de Sderot qui collectionnent les morceaux de Qassam. C’est tout bonus pour Israël. »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;D’où cette simple question : pourquoi accepter de tourner ces reportages tant que l’armée israélienne refuse de laisser les journalistes enquêter à Gaza ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Selon &lt;a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1517" class="spip_out"&gt;les comptages effectués par le site d’Arrêt sur images&lt;/a&gt; (lien payant), les 20h de TF1, France 2 et France 3, entre le 27 décembre et le 5 janvier, ont ainsi proposé 6 reportages intégralement consacrés aux civils israéliens, contre 2 aux civils palestiniens. Cette disproportion est encore plus prononcée, si l’on prend en considération les JT de 13h. Selon notre propre relevé, sur TF1, le rapport est de 5 contre 1, et même de 6 contre 1 en tenant compte d’un reportage de deux minutes consacré à la famille de Gilad Shalit [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3044.html?debut_mmrub=0#nb3" class="spip_note" rel="footnote" title="Soldat israélien détenu par le Hamas. Ce reportage n’a pas d’équivalent de (...)" id="nh3"&gt;3&lt;/a&gt;] diffusé au 20h du 2 janvier, par ailleurs seul reportage du jour consacré au "conflit" en cours. Sur l’ensemble de la période considérée, un seul reportage consacré aux civils palestiniens, diffusé uniquement au 20h, met en scène, sans le moindre propos politique, une famille relativement aisée de Gaza (comme nous l’apprend un reportage… de France 2 où le même couple franco-palestinien est interrogé [&lt;a href="http://www.acrimed.org/article3044.html?debut_mmrub=0#nb4" class="spip_note" rel="footnote" title="Le reportage précise que cette famille vit dans les « quartiers chics » et la (...)" id="nh4"&gt;4&lt;/a&gt;]) et peu représentative par conséquent de la situation vécue par la majorité des Gazaouis. Et si l’on ajoute France 2, on atteint en tout 10 reportages contre 2 – là encore, le 13h ayant jugé bon d’évoquer Sderot, mais pas Gaza.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Peut-être faut-il faire crédit, sous réserve d’examen de leur contenu, aux auteurs des reportages « du côté israélien » de ne pas contribuer délibérément à la propagande de guerre de l’Etat-major israélien : le déséquilibre global de l’information n’est pas de leur fait ou de leur seul fait. Peut-être faut-il, également, faire cr
